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Janvier - Février 1916

DU FRONT A L’ARRIÈRE : LA DÉSOBÉISSANCE 

L’armée française, comme toutes les armées engagées dans le conflit, a connu des actes de désobéissance de ses soldats.
Ceux-ci se manifestent dès 1914 et se traduisent le plus souvent par le refus de monter au front, par des mutilations volontaires ou par des désertions (à l’intérieur ou au front). Jusqu’en 1917, ces actes sont individuels. Eclate alors une crise de discipline plus globale face aux décisions prises par l’état major, jugées injustes et inefficaces par les soldats.
Toutes les désobéissances sont sévèrement punies. En 2014, le ministère de la Défense a dénombré 953 soldats fusillés entre 1914 et 1918, dont 639 pour désobéissance volontaire.

Les témoignages des personnes à l’arrière, nourris par le discours officiel, décrivent les déserteurs comme des « tire au flanc » ou de « mauvais soldats », voire des traîtres.
En réalité, bien souvent, les lettres des soldats eux-mêmes ou de leurs proches laissent voir des hommes ayant déjà fait leur devoir au feu, mais épuisés physiquement et psychologiquement et incapables de faire face à la violence de la guerre.

 

 
Carnet de B. Mermet
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Carnet de JB. Mermet, 17 janvier 1916 - 253ii87
Journal de Verrière
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Journal de Verrière, 5 août 1914 - 1ii506

 
 
Lettre de Madame Jullien
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Lettre de Madame Jullien à M. Herriot, Maire de Lyon, 3 novembre 1916 - 1206wp7
Lettre de Henri Drompt
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Lettre de Henri Drompt à M. Herriot, Maire de Lyon, 13 novembre 1918 - 1206wp9

 
 
 


 

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