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Journal de Barthélémy Mermet, le  2 août 1914
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(dimanche 2 août 1914)

Les répercussions de la mobilisation commencent à se faire sentir. L’épicerie Allizond est fermée quand je descends chercher le lait du déjeuner. Elle n’ouvrira qu’un instant au retour du marché. Le patron et tous ses garçons, sauf un seul, sont partis ou vont partir pour l’armée.

Au dépôt du « bon lait » cours Vitton, on n’a reçu le lait qu’en grands bidons et non en flacons cachetés – faute de personnel. La gérante ne sait si le service pourra continuer, car les chevaux et voitures qui l’assurent vont être réquisitionnés.

Le sucre a augmenté de 0.15 par kilog. Les pommes de terre sont introuvables et certains marchands en demandent des prix fantastiques : 20 et 25 sous le kilog. Aussi 2 boutiques : l’une à Villeurbanne, l’autre cours Gambetta, sont pillées par la foule exaspérée.

 

Les textes sont retranscrits avec l'orthographe des documents originaux, les ratures ne sont pas mentionnées.
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