Fermer

Lettre de Madame Jullien à M. Herriot, Maire de Lyon, 3 novembre 1916 - 1206wp7

 

Lyon, 3 novembre 1916

Monsieur le Président,

C’est une tante désespérée qui vient se jeter à vos pieds pour implorer de votre bonté la grâce de son neveu condamné à mort, depuis le 16 octobre, Marius Viala pour avoir abandonné son poste à 25 kilomètres de l’ennemi et de plus en désertion de 5 jours, et après avoir réfléchi à la faute qu’il venait de commettre s’est rendu à la gendarmerie.

Puissent les larmes de toute une famille toucher votre cœur généreux et clément, monsieur le Président.

J’ai remplacé sa mère et j’ai élevé son enfant qui est actuellement âgé de 5 ans, pour qui j’espérais le pauvre enfant le soutien de son père, dont il aura tant besoin, n’étant moi-même sa tante, plus très jeune, âgée de 51 ans, d’une santé délicate ainsi que mon mari qui est mobilisé, nous pouvons manquer au pauvre enfant.

Dans l’espérance monsieur le Président, que vous prendrez ma lettre en considération et en pitié pour son pauvre enfant.

J’ai l’honneur d’être avec le plus profond respect, monsieur le Président, votre très humble et très obéissante servante.

 

Les textes sont retranscrits avec l'orthographe des documents originaux, les ratures ne sont pas mentionnées.
retour_haut_de_page
haut