Logo pour impression Journal de campagne d’Auguste Verrière, 17 septembre 1914

Journal de campagne d'Auguste Verrière, 17 septembre 1914 - 1ii506

 

Jeudi 17

Bon réveil enfin on peut se laver les pieds et le reste qui en ont besoin. C’est presque un bain que je puis prendre. Le temps est toujours froid et pluvieux ; nous repartons à 9 heures et demi dans la direction de Gerbevilliers. Route horrible, très nombreux cadavres sur le chemin que nous parcourrons et parait-il ce n’est rien à côté de l’autre route qu’ont pris certaines autres formations. Nous nous arrêtons avant la ville pour prendre un repas froid, à quelques pas d’un tas de cadavres (un peloton de cavaliers en train de manger la soupe et qu’ont tous été tués par un obus ; sur le bord de la route, il y en a un qui est resté assis la figure dévorée par les corbeaux). Après notre déjeuner qui fut exquis (de Gaulejac et Savy s’arrosent les jambes de gelée de groseille et de beurre) nous partons et traversons la ville de Gerbevillier qui n’est plus qu’un amas de ruines.

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Les textes sont retranscrits avec l'orthographe des documents originaux, les ratures ne sont pas mentionnées.
Dernière modification : 03/07/2017 11:16