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Parcours de soldats - Rechercher un poilu

Comment suivre le parcours d’un soldat français ayant participé à la Première Guerre et comment retracer son histoire ?

1- le monument aux morts
(uniquement dans le cas d’un soldat mort au combat)

Le soldat mort au combat est presque toujours inscrit sur le monument aux morts de la commune. C’est souvent le point de départ de la recherche.

Il ne faut pas oublier que les archives communales conservent le dossier de construction du monument (appel d’offre, réponses des entreprises, plans, dessins…) ainsi que la liste des jeunes gens à inscrire sur le monument à laquelle sont jointes les autorisations données par les parents ou l’épouse du défunt.

Citons également une base de données réalisée par des généalogistes amateurs : Mémorial GenWeb

C'est une base de données composée de relevés de monuments aux morts. La recherche s’effectue par nom de famille.

2- le site internet du Ministère de la Défense « mémoire des hommes »
(uniquement dans le cas d’un soldat mort au combat)

www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Ce site internet recense les soldats « morts pour la France ». Il faut, pour accéder à la base de données, choisir l’onglet Première Guerre mondiale puis sélectionner la base des morts pour la France de la Première Guerre mondiale. Plus de 1,3 million de militaires décédés au cours de la Grande Guerre et ayant obtenu la mention "Mort pour la France" figurent sur cette base de données.

La mention "Mort pour la France" est une récompense morale visant à honorer le sacrifice des combattants morts en service commandé et des victimes civiles de la guerre. Elle est instituée par la loi française du 2 juillet 1915. C’est une opération relative à l'état civil puisque la mention est apposée sur l’acte de décès. Cela ouvre également des droits aux ayants-droits.

La recherche sur la base de données se fait à partir du nom et du prénom. On obtient alors une fiche signalétique nominative qui contient des informations d’état civil et militaires : nom, prénoms, grade, corps, numéro de matricule, classe, bureau de recrutement, date de décès avec le lieu et les circonstances, date et lieu de naissance, date de transcription de l’acte et lieu.

Les informations collectées lors de cette première étape sont très importantes. Il faut les conserver précieusement car elles renvoient sur d’autres sources.

Pour aller plus loin ce site vous permet également de consulter les journaux des unités engagées dans la Première Guerre mondiale et ainsi de suivre au jour le jour le parcours d’une unité.

A Lyon : La Société généalogique du Lyonnais et du Beaujolais, en collaboration avec les Archives municipales de Lyon, vous propose, pour les "morts pour la France" lyonnais, une recherche par nom de famille
>>> Découvrir

3- Les registres matricules (pour tous les soldats)

Ils sont conservés aux Archives départementales. Pour effectuer la recherche dans les registres matricules il est important de connaître le bureau de recrutement ainsi que la classe (les jeunes hommes étant recrutés à l’âge de 20 ans, leur classe correspond à leur année de naissance + 20). Avec ses premières informations, on accède au répertoire alphabétique puis à la fiche individuelle : le feuillet matricule. Il donne des renseignements sur l’état civil, une description physique, l’état des services, les campagnes, les blessures et les décorations. Cela permet de suivre l’individu depuis son incorporation jusqu’à sa mort ou sa démobilisation.

>>> Faire une recherche dans le Rhône

4- Le dossier de carrière d’un militaire
(uniquement dans le cas d’un militaire de carrière)

Il est conservé par le service historique de la défense (SHD) de Vincennes qui est le lieu de conservation des archives de l’armée. Il conserve, entre autre, les dossiers individuels des officiers des trois armées et de la gendarmerie nationale, depuis le 18ème siècle.

Si le soldat recherché est un militaire de carrière, c’est une source indispensable.

5- Les décorations : la base LEONORE
(uniquement dans le cas d’un soldat décoré de la légion d’honneur)

La base Léonore donne accès aux dossiers nominatifs des personnes nommées ou promues dans l'Ordre de la Légion d'honneur depuis 1802 et décédées avant 1977.


 
Ces premières recherches permettent de connaître le militaire. Pourtant, bien souvent, on aimerait en savoir davantage sur l’homme.

6- Le recensement de la population

Conservé aux Archives municipales ou aux Archives départementales, il s’agit des listes nominatives de la population établies tous les 5 ans. La recherche se fait par commune, puis par nom de rue, puis par numéro de rue.

Le recensement est une source complémentaire très intéressante car il donne une photographie du foyer à un moment donné.

Grace au registre matricule, on connait les adresses successives du soldat, on peut donc le retrouver dans les recensements quinquennaux et voir comment il vit. Est-il encore chez ses parents ? Quelle profession exerce t’il ? A-t-il des frères et sœurs ? Est-il marié ? A-t-il des enfants et quels âges ont-ils ?

Si l’adresse du soldat n’est pas connue il est possible de consulter les annuaires et indicateurs.

>>> Faire une recherche dans le Rhône

7- L’état-civil

Il s’agit des actes de naissance, de mariage, et de décès. Ils sont conservés dans les services d’archives municipaux et départementaux. Ils permettent d’en savoir encore un peu plus sur la personne notamment sur ses parents, ses beaux-parents et sur son épouse.

Lorsque le soldat que l’on recherche est « mort pour la France », on retrouvera dans l’état civil, la transcription de son acte de décès.

>>> Faire une recherche sur Lyon

8- Les archives funéraires

Conservés dans les services d’archives municipaux, les registres de convois funéraires permettent, lorsqu’on connaît la date de décès, de retrouver le lieu, la date et l’heure d’inhumation de la personne enterrée. Il est également possible de consulter les archives des concessions funéraires, elles permettent de retrouver la tombe du défunt.

>>> Faire une recherche sur Lyon

9- Les archives privées

Elles ne sont pas forcément conservées dans les services d’archives car elles restent encore souvent dans les familles. Il s’agit de correspondances, des photographies, de cartes postales ou encore de journaux intimes. Ces documents permettent de toucher la personne du doigt, de comprendre son état d’esprit, ses doutes, ses peurs, ses espoirs.