Décors d’opéras et d’opérettes à Lyon au 19e siècle
Du 1er mars au 2 juillet 2011
Au 19e siècle, Lyon n’échappe pas à la fascination pour l’opéra, cet art lyrique qui unit dans une même œuvre plusieurs expressions artistiques : un texte, une partition musicale vocale et orchestrale et des éléments scéniques. Le décor constitue une partie importante de l’exécution d’une pièce. Comme le chant et la musique, il accompagne et traduit les états d’âme des artistes et participe au ravissement du spectateur.
Si certains décors sont entrés dans l’histoire du théâtre, beaucoup, à cause du caractère éphémère de cet art, ont péri dans les incendies qui ont dévasté la plupart des théâtres au cours du 19e siècle ou ont été repris par les décorateurs et par les directeurs à la fin de leur mandat. C’est grâce à Louis Bardey, peintre décorateur, que Lyon dispose actuellement d’une collection d’une richesse inestimable d’esquisses et de maquettes de décors de théâtre lyrique, réalisées pour des œuvres données au Grand Théâtre et aux Célestins. Cette collection a été léguée au Musée des tissus et des arts décoratifs par son épouse, l’artiste Jeanne Bardey et sa fille Henriette puis, après un passage au Centre de documentation théâtrale de l’Université Lyon 2, elle a été déposée aux Archives de Lyon.
La scénographie de l'exposition, fruit d’une collaboration avec l’équipe technique de l’Opéra de Lyon, est inspirée d’une des maquettes en volume des Huguenots de Meyerbeer. Le public est invité à conquérir l’espace scénique, généralement réservé aux artistes, pour y découvrir, outre les décors spectaculaires, des costumes, des accessoires, des photographies et des affiches provenant des fonds des Archives de Lyon mais aussi de l’Académie des Sciences Belles-Lettres et Arts, de la Bibliothèque municipale, de l’Opéra, du Musée des tissus et des arts décoratifs, du musée Gadagne et de collections privées. Tout est mis en musique pour découvrir le goût du 19e siècle à Lyon.
Exposition en lien avec la célébration nationale du 150ème anniversaire de la mort d’Eugène Scribe.