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Le fonds Guillaume Marie Delorme



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Aqueduc de l’Yzeron,
tourillons de Craponne
Lyon, Archives municipales,
39 Fi 127

Les dessins de l’aqueduc du Gier, appelé par G.M. Delorme aqueduc du Pilat, se composent de 119 feuilles filigranées de grand format (environ 55cm de hauteur par 82 cm de long) correspondant aux relevés des vestiges aériens de cet imposant ouvrage d’art. Réalisée à l’encre de chine et au lavis, chacune d’entre elles est porteuse d’une nomenclature et comporte un titre en partie haute,une élévation des ruines au milieu et un plan masse de l’édifice dans la partie inférieure. Un relevé est constitué d’une à plusieurs planches s’assemblant entre elles et dont le titre court d’une feuille à l’autre selon le même principe. Le relevé des vestiges du Plat de l’Air à Chaponost (Rhône) a ainsi nécessité l’emploi de 18 feuilles.

Les relevés des vestiges situés à Lyon, à Saint-Irénée, sont rehaussés d’un lavis d’encre brune qui forme avec le lavis gris une bichromie en gris et ocre.

C’est un ensemble presque complet dont l’intégralité a pu être vérifiée par comparaison avec une liste dressée par le directeur du musée de Lyon, François Artaud, vers 1818. Seuls manquent les relevés des très beaux vestiges du pont des Granges situés sur la commune de Saint-Maurice-sur-Dargoire (Rhône) et déjà portés lacunaires à l’époque d’Artaud.

Huit autres dessins, offrant des caractéristiques similaires de taille et de technique que les précédents représentent dans le département du Rhône les restes de l’aqueduc de la Brévenne à Ecully et Tassin-la-Demi-Lune (7 planches) et de l’aqueduc de l’Yzeron à Craponne (1 planche isolée).


L'acquisition


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Extrait du relevé des vestiges du Plat de l’Air à Chaponost Lyon, Archives municipales, 39 Fi 95-100


Les dessins de l’aqueduc du Gier, appelé par G.M. Delorme aqueduc du Pilat, se composent de 119 feuilles filigranées de grand format (environ 55cm de hauteur par 82 cm de long) correspondant aux relevés des vestiges aériens de cet imposant ouvrage d’art. Réalisée à l’encre de chine et au lavis, chacune d’entre elles est porteuse d’une nomenclature et comporte un titre en partie haute,une élévation des ruines au milieu et un plan masse de l’édifice dans la partie inférieure. Un relevé est constitué d’une à plusieurs planches s’assemblant entre elles et dont le titre court d’une feuille à l’autre selon le même principe. Le relevé des vestiges du Plat de l’Air à Chaponost (Rhône) a ainsi nécessité l’emploi de 18 feuilles. Les relevés des vestiges situés à Lyon, à Saint-Irénée, sont rehaussés d’un lavis d’encre brune qui forme avec le lavis gris une bichromie en gris et ocre.
C’est un ensemble presque complet dont l’intégralité a pu être vérifiée par comparaison avec une liste dressée par le directeur du musée de Lyon, François Artaud, vers 1818. Seuls manquent les relevés des très beaux vestiges du pont des Granges situés sur la commune de Saint-Maurice-sur-Dargoire (Rhône) et déjà portés lacunaires à l’époque d’Artaud.
Huit autres dessins, offrant des caractéristiques similaires de taille et de technique que les précédents représentent dans le département du Rhône les restes de l’aqueduc de la Brévenne à Ecully et Tassin-la-Demi-Lune (7 planches) et de l’aqueduc de l’Yzeron à Craponne (1 planche isolée).


L'architecte archéologue



Page de titre de l'ouvrage
publié par G.-M. Delorme
en 1760
Lyon, Archives municipales,
1 C 2056



Guillaume Marie Delorme (Lyon 1700- Lyon 1782) fut un architecte et ingénieur hydraulicien. Il donna en 1738, bien avant Perrache et Morand, un premier plan d’urbanisme destiné à l’extension et l’embellissement de sa ville. On lui doit dans le Rhône les jardins de l’archevêché d’Oullins à l’emplacement desquels s’élève aujourd’hui l’Ecole Saint-Thomas d’Aquin ainsi que la rectification et l’achèvement du canal de Givors. Guillaume Marie Delorme est surtout connu pour ses compétences en archéologie. Il publia en 1760 ses « Recherches sur les Aqueducs de Lyon, construits par les Romains », ouvrage qui fit référence dans le monde érudit jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ce travail fit l’objet de lectures en 1759 à l’Académie de Lyon dont il était devenu membre dès l’âge de 36 ans. Anne Claude Philippe de Turbières, comte de Caylus, archéologue reconnu et académicien honoraire à l’Académie des inscriptions et Belles Lettres de Paris, apprécia fort ce travail et sollicita Guillaume Marie Delorme pour effectuer le relevé complet des plans et élévations de ce qu’il avait observé des aqueducs lyonnais. Les dessins devaient prendre place dans un recueil gravé auquel travaillait le comte de Caylus. Celui-ci mourut en 1765 et avec ce commanditaire disparut également le projet de publication. Les procès-verbaux des séances de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon gardent toutefois les traces de l’avancement des travaux de Delorme en 1760 et 1761. Les dates inscrites sur certains filigranes attestent qu’il poursuivit les relevés au cours des années 1770.

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