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Jean de Lacroix-Laval (1826 – 1830)


Lyon, 18 mai 1782 – Orliènas, 27 juillet 1860


Issu d’une famille éprouvée par la répression du siège de Lyon (son père est guillotiné sur la place des Terreaux en 1793), Jean de Lacroix-Laval fait fortune comme négociant.

Adjoint du comte de Fargues depuis 1814, il est installé maire par Villèle le 31 janvier 1826.

Depuis 1823, une commission municipale réfléchit sur la mise en valeur de la presqu’île Perrache, au paysage rural et mal remblayé.
Lacroix-Laval propose alors un programme d’aménagement et de réalisations à entreprendre.

Jean de Lacroix-Laval
signature de Jean de Lacroix-Laval
Signature de J. de Lacroix-Laval 

Les décisions s’enchaînent rapidement : en 1826, le conseil municipal vote un projet de distribution et conclut un accord avec les frères Seguin. La mairie leur confie les terrains pour implanter une ligne du chemin de fer en échange desquels ils sont chargés d’industrialiser le quartier.
« Consacrer à des établissements industriels ou fabriques, […], tout le terrein de la presqu’île Perrache » : tel est son dessein. Et le temps presse car la ville de Lyon est concurrencée par les communes voisines, Vaise et La Guillotière. Perrache est un secteur répondant aux besoins des implantations industrielles : eau en abondance, bonne situation géographique.
Après des débuts difficiles (faillites d’entreprises, entrepôts vides), Perrache se remplit peu à peu de bâtisses bien identifiées d’odeurs et de bruits, en se spécialisant par îlots.

Il œuvre aussi pour le confort matériel des déplacements des Lyonnais en changeant le pavage des rues : il substitue les pavés plats aux pavés ronds.

Le 9 juin 1826, il inaugure l’école professionnelle de La Martinière, fondée par le leg de 50 000 roupies à la Ville de Lyon par le major Martin. Ce dernier souhaitait une « … école ouverte aux enfants du peuple avec un programme adapté aux nécessités de la profession de leurs choix ».

Comme son prédécesseur, il aime les fêtes et les fastes donnés en l’honneur de la monarchie.
Cependant, il peut se montrer un très mauvais hôte lorsque son invité n’est pas de sa tendance politique. Ainsi, lors de la venue de La Fayette à Lyon en septembre 1829, Lacroix-Laval prend toute une série de mesures pour interdire les rassemblements et autres manifestations de joie en l’honneur du vieux général.

En juillet 1830, Lacroix-Laval se rend à Paris pour féliciter le roi Charles X de la prise d’Alger. Il se rend vite compte de la gravité de la situation politique et du changement qui commence à s’opérer.
Il assiste ainsi aux Trois Glorieuses (27, 28 et 29 juillet 1830). Furieux, il retourne à Lyon.
A son arrivée, il constate le rejet par les Lyonnais de la branche aînée des Bourbons et la mise en place d’une municipalité provisoire. Il n’est désormais plus le maire de Lyon.

Lacroix-Laval se retire alors de la vie publique dans un château à Orliénas, où il meurt à l’âge de 78 ans.

Lyon lui rend hommage

Il n’y a pas de voie publique à Lyon portant son nom.

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