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Claude-Marius Vaïsse (1853 – 1864)



Le « Hausmann lyonnais »


Celui que les historiens nomment le « Hausmann lyonnais » entre dans l’administration en 1830, comme secrétaire général de la préfecture des Bouches-du-Rhône. De 1837 à 1851, il est fonctionnaire civil en Algérie, puis sous-préfet et préfet.
En 1851, Louis Napoléon lui confie le ministère de l’Intérieur. Il est ensuite élu député à l’Assemblée législative, puis sénateur.

Claude-Marius Vaïsse

Par décret, le 4 mars 1853, ce fidèle et ferme soutien de l'Empire devient conseiller d’Etat chargé de l’administration du Rhône, à Lyon.
Préfet, il est aussi dans les faits maire de la ville, bien que le titre ait été supprimé peu avant. Arthur Kleinclausz note à son propos que « Sa puissance est sans limite ».

Autant soucieux d'hygiène, de circulation urbaine que de sécurité publique, il va entièrement remodeler le tissu urbain existant, détruisant autant le patrimoine qu'il l'édifie, avec l'aide de différents architectes : René Dardel, Tony Desjardins, Gustave Bonnet.
Le maréchal de Castellane, gouverneur militaire de Lyon, approuve cette vaste opération.

Le centre de Lyon se transforme rapidement : la rue Impériale (actuelle rue de la République), la rue de l'Impératrice (actuelle Edouard Herriot) sont percées. Pour la première, l’opération nécessite la démolition de 289 maisons et le déplacement d’environ 12 000 personnes.
Le boulevard de la Croix-Rousse est ouvert sur les restes des anciens remparts.

De nombreux bâtiments surgissent de terre : le palais du Commerce est construit, ainsi que les halles des Cordeliers. L’hôpital de la Croix-Rousse ouvre ses portes. Les gares de Vaise et de Perrache entrent en activité.

Mais il ne délaisse pas pour autant la rive gauche. Il fait aménager aux Brotteaux le parc de la Tête d’Or, par l’architecte paysagiste Buhler, après avoir racheté ce domaine aux Hospices Civils de Lyon.

En 11 ans, il fait connaître à Lyon des transformations urbaines analogues à celles de Paris.
Il décède en fonction en 1864.


Lyon lui rend hommage :

Rue Vaïsse (6e arrondissement)
Tenant : place de l’Helvétie
Aboutissant : avenue maréchal Foch
Attribué par délibération du conseil municipal le 25 mars 1957
Antérieurement : rue d’Helvétie

Avenue Vaïsse (6e arrondissement)
Attribué par délibération du conseil municipal le 28 avril 1865
Actuellement : avenue de Grande Bretagne (depuis 1947)

Pont Vaïsse
Pont sur le Rhône, construit en 1856
Attribué par délibération du conseil municipal le 21 décembre 1931
Détruit en 1952

Monument à Claude-Marius Vaïsse
Emplacement : parc de la Tête d’Or, sur le Belvédère, près du vélodrome
Installé après 1920




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