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Les 30 glorieuses

 
 
 

1945, L’Action des communaux devient la Tribune des Municipaux

L’Action des Communaux cesse de paraître pendant l’Occupation. Il réapparait en septembre 1945 sous le titre de La Tribune des Municipaux de Lyon , journal des syndiqués CGT.

A nouveau, va surgir à la CGT un affrontement entre la tendance réformiste de Léon Jouhaux et la tendance révolutionnaire de Benoit Frachon.

La Tribune des Municipaux se fait l’écho des répercussions de cette crise à la Ville de Lyon entre Joseph Chapas, tenant de la ligne révolutionnaire, et Faucon, celle de la ligne réformiste.

 

 Décembre 1947, la scission n’aura que peu d’impact à la CGT de la Ville de Lyon qui conserve son journal.

A la mi-décembre 1947, cinq secrétaires confédéraux dont Jouhaux quittent la CGT. La scission s’est faite à tous les niveaux, national, départemental et bien sûr au niveau local (Ville de Lyon).

 

 Février 1948, les scissionnistes créent Force Ouvrière, (FO)

A la Ville de Lyon, après la scission, l’ancien, Jublain, et le nouveau, Chapas, mènent une lutte commune pour éviter le départ des syndiqués de la CGT et conserver la Tribune des Municipaux CGT de la Ville de Lyon .

Malgré les deux scissions (1922 et 1947) le journal a toujours conservé sur sa Une le sigle de la Confédération Générale du Travail.

 

 De 1947 à 1957 : la ligne éditoriale de la Tribune des Municipaux se durcit.

Pierre Jublain, marqué par la scission de 1947 et vivement attaqué par les scissionnistes, décède brutalement et tragiquement en février 1948.

Joseph Chapas, nouveau responsable de la rédaction de la Tribune des Municipaux , va durcir la teneur des écrits, tout en recherchant l’unité d’action.

Lors des grèves d’août 1953 (grève unitaire CGT, CFTC, FO) contre les décrets Laniel, le ton va encore monter entre la direction du syndicat et la mairie de Lyon. Cette grève très suivie au niveau national conduit le gouvernement à retirer ses décrets.

Un an plus tard, éclate la guerre d’Algérie, la Tribune des municipaux s’exprime alors régulièrement contre la guerre et pour la paix jusqu’à la signature des accords d’Evian.

 

 1964, création de la CFDT, issue d’une scission de la CFTC.

Malgré ce nouveau syndicat, la CGT reste majoritaire à la Ville de Lyon.

 
Catastrophe de feyzin
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 1966, la catastrophe de Feyzin.

La catastrophe de Feyzin du 4 janvier 1966, provoque 18 morts dont la plupart des victimes sont des employés municipaux, les sapeurs pompiers.

La Une de la Tribune des Municipaux, considérée comme la plus tragique depuis celle de 1914-1918, publie la photographie des huit victimes adhérentes de la CGT et lance une campagne de solidarité pour venir en aide à leur famille. Les sommes récoltées figurent dans le journal syndical.

 

 Mai 1968, la Tribune des Municipaux couvre tous les événements.

1968 est une année riche en événements sociopolitiques, La Tribune des Municipaux cible trois fronts principaux :
1/ Début du transfert des personnels et des services à la toute nouvelle Communauté urbaine.
2/ Lutte des égoutiers pour la « parité » avec les égoutiers parisiens.
3/ Le mois de mai à la Ville de Lyon est très particulier. Si les bâtiments principaux sont occupés, c’est plus sur demande du Maire, pour les protéger, que par initiative des salariés.

Par contre les artistes de l’Opéra de Lyon et surtout le théâtre des Célestins, avec Eddy Ross, vont se distinguer en allant donner des spectacles dans les usines occupées, ainsi qu’au centre de tri postal de Lyon Gare (où sont installées les Archives de Lyon !), ce qui ouvrira un an plus tard la voie à « l’Opéra populaire ».

 
Dernière modification : 04/09/2015 14:50