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Lyon n’est plus une « ville frontière »

Du traité de Paris au traité de Lyon

Lettre du roi Henri IV, adressée aux élus lyonnais, leur demandant de fournir des armes pour renforcer son armée dans la guerre contre le Duc de Savoie, Charles-Emmanuel, 10 septembre 1600.

> transcription


Adresse
A noz tres chers et bien amez les
prevost et eschevins
de notre ville de Lyon

Charles Emmanuel de Savoie entendait récupérer un bien français en Italie, le marquisat de Saluces, dont le sort n’avait pas été réglé par la paix de Vervins qui mettait fin le 2 mai 1598 à la guerre avec l’Espagne de Philippe II, beau-père du duc de Savoie. Saluces est alors soumis pour un an à l’arbitrage du pape, qui décide finalement de ne pas trancher.
Les diplomates ont défini deux options : soit le duc rend à la France cette terre piémontaise devenue territoire français depuis sa conquête par Henri II en 1548, soit il la conserve mais dédommage le roi de France avec les possessions savoyardes de la rive droite du Rhône : la Bresse, le Bugey et le pays de Gex.

Le duc se rend à Paris pour tenter de négocier ses intérêts. Il n’obtient que le traité de Paris (27 janvier 1600), soit un délai de trois mois pour choisir une des deux solutions.
Les 3 mois passés, Henri IV perd patience et entreprend de mettre sur pied une expédition militaire. Il arrive à Lyon le 9 juillet. Il a une armée importante de 30 000 hommes. Après une guerre éclair durant l’été, le château de Montmélian au dessus de Chambéry capitule le 16 novembre.
Les désirs du roi de France sont entérinés au traité de Lyon le 17 janvier 1601 : éloigner la frontière savoyarde de Lyon et rapprocher la frontière française de la ville de Genève, république amie. La Bresse, le Bugey et le pays de Gex deviennent ainsi français. Le duc de Savoie conserve Saluces. Lyon n'est plus une ville frontière.
 
La lettre est contresignée conformément aux règles de la chancellerie par le secrétaire d’Etat Nicolas de Neufville de Villeroy, chargé des affaires étrangères depuis 1594.
En 1600, la ville de Lyon est alors administrée par un prévôt des marchands et 4 échevins et ce, depuis l'édit de Chauny du 15 décembre 1595.

Le duc se rend à Paris pour tenter de négocier ses intérêts. Il n’obtient que le traité de Paris (27 janvier 1600), soit un délai de trois mois pour choisir une des deux solutions.
Les 3 mois passés, Henri IV perd patience et entreprend de mettre sur pied une expédition militaire. Il arrive à Lyon le 9 juillet. Il a une armée importante de 30 000 hommes. Après une guerre éclair durant l’été, le château de Montmélian au dessus de Chambéry capitule le 16 novembre.
Les désirs du roi de France sont entérinés au traité de Lyon le 17 janvier 1601 : éloigner la frontière savoyarde de Lyon et rapprocher la frontière française de la ville de Genève, république amie. La Bresse, le Bugey et le pays de Gex deviennent ainsi français. Le duc de Savoie conserve Saluces. Lyon n'est plus une ville frontière.
 
La lettre est contresignée conformément aux règles de la chancellerie par le secrétaire d’Etat Nicolas de Neufville de Villeroy, chargé des affaires étrangères depuis 1594.
En 1600, la ville de Lyon est alors administrée par un prévôt des marchands et 4 échevins et ce, depuis l'édit de Chauny du 15 décembre 1595.

 

Cette lettre a été achetée en vente publique à l'Hôtel Drouot le 27 mars 2007.

Bibliographie

Le Traité de Lyon 1601. Denise TURREL, paru dans Cahiers d'histoire, 2001-2, n° spécial  consacré à la paix de Lyon http://ch.revues.org/document227.html

Le voyage de Henri IV en Savoie pendant le siège de Montmélian à l'été 1600  http://www.diaam.com/ab/henri4_histoire/projection4.html

Dernière modification : 14/12/2012 10:56