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introductionla fin de la guerrele traité de Lyon
 

La célébration du mariage de Henri IV



ALLEGORIE DU MARIAGE
Estampe du mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis à Lyon, d’après le tableau de Rubens, dessin par Nattier, [XVIIIe siècle].

16 Fi 324

Le processus de réconciliation entre la ville de Lyon et le roi atteint son apothéose avec la célébration de son mariage avec Marie de Médicis en la cathédrale Saint-Jean, le 17 décembre 1600.

Henri IV, alors âgé de 47 ans, qui a répudié sa femme Marguerite de Valois « la Reine Margot », épouse Marie de Médicis, âgée de 25 ans. Le mariage a lieu le 5 octobre 1600 à Florence par procuration, le roi est représenté par le duc de Bellegarde, grand écuyer de France. La nouvelle reine se met alors en route pour rejoindre son époux ; elle débarque à Marseille début novembre et entre à Lyon le 3 décembre 1600. Le roi, préoccupé par la situation de Savoie, ne rejoint son épouse que le 9 décembre et le mariage peut enfin être consommé. Le légat pontifical, le cardinal Aldobrandini, célèbre le 17 décembre une messe à la cathédrale Saint-Jean afin de solenniser le mariage. C’est l’occasion de bals, festins et de feux d’artifice.



Mention du mariage d’Henri IV et de Marie de Médicis, 17 décembre 1600, dans le registre des mariages et sépultures de la paroisse Sainte-Croix.

1 GG 389, fol. 30 v°

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Les préparatifs du mariage

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1. 17 octobre 1600> transcription
2. 16 novembre 1600 > transcription
3. 2 décembre 1600 > transcription

Sur ce que fut la première nuit d’Henri et de Marie, on possède les témoignages du grand aumônier Cheverny et de Jean Baptiste Agucchi, ambassadeur de Florence.

Comme il vint dans son cabinet pour s’habiller, où je me trouvais comme je ne manquois guère, il en rapporta tant de satisfaction qu’il ne se put tenir de publier les beautés rares et excellentes qu’il avoit trouvées en sa nouvelle épouse
Cheverny

Le roy dit que sa femme et luy étaient restés tous deux attrapés, lui de l’avoir trouvée plus belle est gracieuse qu’il ne se l’était persuadé et elle, lui semblait-il, de l’avoir trouvé plus jeune qu’elle ne le pensait et qu’elle pouvait le croire d’après sa barbe blanche
Agucchi

Dans les deux cas, on voit que les nouveaux époux ne s’embarrassaient pas de discrétion mais la source des témoins est la même : un gascon toujours prêt à se vanter de ses bonnes fortunes, fussent-elles conjugales !

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