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Les archives des écoles

 

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registre d'école

Les documents désignés sous cette appellation très générique sont essentiellement les registres tenus par les directeurs des établissements d’enseignement primaire public tant élémentaire que maternel. L’enseignement primaire supérieur dispensé par certaines écoles sous forme de cours « complémentaires », ancêtre des collèges actuels, y est représenté le cas échéant.

Ces archives viennent compléter les sources documentaires déjà conservées aux Archives municipales, concernant la construction et l'entretien des bâtiments scolaires ou la gestion des cantines. Elles permettent ainsi d'enrichir l'offre éducative des Archives qui ont conçu un outil pédagogique à destination des enseignants pour faire l'histoire des écoles lyonnaises dans leur collection  le kit : « l'école primaire publique à Lyon ». Celui-ci a conduit à un partenariat européen Lyon-Turin : « L’Ecole est notre Patrimoine / La scuola è il nostro Patrimonio ».

Le versement aux Archives municipales

En application de l’instruction DAF/DPACI/RES/2005/003 du 22 février 2005, le versement des registres des écoles élémentaires et maternelles doit être fait aux Archives départementales.
En effet, en ce qui concerne ces écoles, si tout ce qui relève de la gestion et de l’entretien des bâtiments, des cantines scolaires et de la comptabilité est du ressort de la commune, donc des Archives municipales, tout ce qui relève de l’enseignement proprement dit est du ressort du rectorat, donc des Archives départementales.

Néanmoins, afin de faciliter les recherches des particuliers et des universitaires, les Archives municipales ont sollicité et obtenu du directeur des archives départementales du Rhône l’autorisation de collecter et de conserver les registres matricules des écoles de Lyon, dont la valeur historique est bien souvent inconnue du personnel enseignant mais que de fréquents  travaux d’aménagement ou des fermetures d’écoles mettent en péril.

Le registre matricule des élèves

Rendu obligatoire par l’arrêté organique du 18 janvier 1887, le registre matricule  de tous les enfants reçus à l’école a une double utilité, administrative et historique.
Administrative car il constitue à la fois la mémoire de l’établissement et un outil de gestion des effectifs tant pour les directeurs d’école que pour l’autorité hiérarchique.
Historique car, du fait des informations qu’il contient et de sa remarquable continuité dans le temps, il a une valeur historique qui rend obligatoire son versement aux Archives  en vue d’une conservation définitive.
Le registre matricule comporte des informations comme le nom, l’adresse, la profession des parents, l’école d’origine de l’enfant s’il a changé d’école, la date de son certificat d’études. Le directeur peut également indiquer les aptitudes de l’élève, sa conduite, par quel moyen il continue son instruction s’il n’a pas eu son certificat d’études. Ces rubriques complémentaires sont cependant rarement remplies.
Les registres matricules les plus anciens, c’est-à-dire antérieurs à l’école gratuite, obligatoire et laïque, comportent également une partie relative au personnel enseignant où sont indiquées les informations suivantes : services antérieurs à l’entrée dans l’école, formation à l’Ecole normale ou non, récompenses obtenues et titres. Ils comportent également une partie récapitulative comptable permettant d’établir le traitement de l’instituteur.

Les documents complémentaires

Limitée au départ aux registres matricules des écoles de leur création à 1960, cette collecte a parfois dépassé les limites initialement définies sur deux plans :

  • nature des documents collectés : les collections de registres matricules se sont souvent révélées incomplètes, ce qui a amené à élargir la collecte aux registres d’inscription des élèves ; en cas d’absence des uns et des autres, quelques registres d’appel ont également été conservés.
    Par ailleurs étaient occasionnellement joints aux registres des documents de gestion du directeur complémentaires des registres ; la répartition des élèves par classe, la  liste des élèves ouvrant droit au bénéfice de l’allocation scolaire, les états des effectifs, les cahiers d’inventaire du matériel scolaire sont les documents qui reviennent le plus souvent. On trouvera également, çà et là, des documents de fonctionnement de l’équipe pédagogique comme les comptes rendus de conseils des maîtres.

  • fourchette chronologique retenue soit les registres de plus de 50 ans d’âge. Cette limite chronologique a parfois été dépassée pour diverses raisons : école supprimée, ensemble documentaire restreint qu’il était dangereux de dissocier, mauvais état de conservation…

Les écoles ayant versé des registres

Se référer au tableau ci-contre.
Le tableau  ne fait pas apparaître que certaines écoles ont conservé (et donc de ce fait versé)  pour des raisons qui nous sont inconnues les registres d’écoles qui les ont précédées ou avec lesquelles elles ont cohabité pendant une période. C’est le cas par exemple des écoles Place commandant Arnaud et Ferdinand Buisson dans le 4ème et le 5ème arrondissement : certains des registres versés par ces écoles sont très antérieurs à leur construction (années 1860-1870) et sont en réalité les registres d’écoles plus anciennes.
En ce qui concerne les écoles élémentaires, parfois seule l’une des deux séries parallèles (filles ou garçons) de registres nous est parvenue.

Communicabilité des registres

En application des prescriptions légales relatives à la protection de la vie privée, seuls les registres de plus de 50 ans sont directement communicables au public. Les registres plus récents ne peuvent être communiqués que sur dérogation.