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Le fonds de la famille De Cholier de Cibeins

De génération en génération, un condensé de 5 siècles d'histoire... 

 
Cibeins
Arbre généalogique des 32 quartiers paternels et maternels de Laurent Gabriel Léonor de Cholier (1825-1897) - 257ii 
 

En mai 2013, la famille de Cholier de Cibeins a fait don à la Ville de Lyon, pour être conservé aux Archives municipales, d’un fonds d’archives d’une grande importance pour le patrimoine lyonnais et régional.
Son volume est de 8 mètres linéaires.

Un patrimoine familial transmis de génération en génération

Ce fonds a été conservé soigneusement et examiné attentivement par la famille de façon récurrente ainsi que l’attestent de nombreuses notes et chemises annotées a posteriori , en particulier par Laurent Gabriel Léonor de Cibeins (1825-1897) qui a constitué de nombreux dossiers généalogiques portant tant sur la branche Cholier que sur celle des familles alliées.

Un fonds déjà connu des chartistes et historiens

Dans l’élan d’érudition impulsé par le positivisme de la seconde moitié du XIXe siècle qui contribua à une floraison d’études historiques, des chartistes et des historiens locaux y ont eu accès ou s’y sont référés, en même temps qu’ils recherchaient dans les archives publiques les documents concernant la famille Cholier.

Ce sont notamment :

- Marie-Claude Guigue (1832-1899), archiviste des départements de l’Ain et du Rhône, auteur d’une notice monographique sur la famille Cholier de Cibeins extraite de l’ Histoire de la souveraineté de Dombes de Samuel Guichenon, enrichie et publiée par Guigue en 1874 ;
- son fils Georges Guigue (1861-1926), archiviste de la ville de Lyon puis du département du Rhône ;
- le magistrat Johannes-Erhardt Valentin-Smith (1796-1891), fils adoptif de Valentin du Plantier, dernier lieutenant général du baillage-présidial en Bresse. Ses origines et son érudition en ont fait l’interlocuteur des chartistes et des grandes familles qui dressaient leur généalogie. Il était l’ami de Marie-Claude Guigue.

Très récemment, sur la partie la plus ancienne du fonds constituée principalement des documents d’Ancien Régime, MM. Mourier et Jocteur Montrozier, également chartistes, ont établi des inventaires qui sont aujourd’hui des outils précieux pour la compréhension du fonds.

La dimension historique du fonds

Le fonds de la famille de Cholier de Cibeins est remarquable par l’amplitude de la période qu’il recouvre : pas moins de cinq siècles ! La pièce la plus ancienne répertoriée est datée de 1480 et les documents les plus récents sont à quelques exceptions près de la fin du XIXe siècle.

Au cours de cette longue période, des charges et fonctions importantes se sont transmises de père en fils. Pour la Ville de Lyon ces charges sont attachées au Consulat, à la Sénéchaussée et présidial de Lyon et à la Cour des monnaies de Lyon. Elles s’étendent aussi au Parlement de Dombes et au Conseil privé du prince de Dombes. Divers membres de la famille ont aussi embrassé une carrière militaire ou l’état ecclésiastique.

La succession des générations fait apparaître la diversité et la richesse des alliances. Les épouses sont très fréquemment des filles d’officiers ou de hauts personnages issus d’une noblesse ancienne (maisons de Damas, d’Estampes, Planelli de la Vallette), attachée à Lyon (famille de Villars) ou aux provinces du Dauphiné (famille Baronnat) ou bien encore à la principauté de Dombes (famille Amyot).

La partie moderne du fonds est riche quant à elle d’une abondante correspondance familiale échangée principalement par les enfants d’ Adolphe Gilbert Thérèse de Cholier, comte de Cibeins (1784-1852) : Hector Christian né en 1819 à Paris, Pierre Marie Camille décédé en mars 1880, Laurent Gabriel Léonor (1825-1897) et Christine Suzanne, dame de compagnie de la comtesse de Chambord.

Enfin, le fonds entretient un rapport particulier avec le territoire lyonnais au travers du domaine de Cibeins (commune de Mizérieux), acquis par la Ville de Lyon en 1918, pour le transformer en école d’agriculture à destination des enfants pauvres et parfois orphelins, à l’initiative du maire Edouard Herriot.

A l’origine ce domaine était une maison forte érigée en fief en 1707 en considération des services rendus par la famille Cholier, puis en comté en 1721 pour Pierre Cholier (1664-1738) et sa descendance. Le domaine acquis par la Ville correspond au château, à ses dépendances et à ses terres qui couvrent environ 185 ha.


 

Accès au fonds

Les Archives municipales dressent actuellement un état de la partie moderne de ces archives et conditionnent les dossiers et les pièces de l’ensemble du fonds. A l’issue de ce travail, le fonds pourra être communiqué au public..

Dernière modification : 09/05/2016 12:03