L'INGÉNIEUR-GÉOGRAPHE BERTRAND ET LE PLAN DE LYON DE 1785

 

On ne sait pas grand’chose de Bertrand, auteur du plan de Lyon et de ses faubourgs, donné à la bibliothèque municipale de Lyon en 1974 qui le conserve sous la cote Ms. 6887 (planche ; fig. 1-4). Pas même son prénom. Dans un premier temps, il est nécessaire de le différencier de deux autres Bertrand dont les activités respectives s’étendirent sur la même période ou presque. Le premier est Philippe Bertrand, un ingénieur des Ponts et Chaussées qui vécut de 1753 à 1811. Ce Bertrand, originaire de Sens, commença sa carrière d’abord en Franche-Comté. A partir de 1773, il fut chargé du projet de jonction du Rhône au Rhin. Sous la Révolution, il devint inspecteur général des Travaux publics pour plusieurs provinces de l’Est et du Sud-Est. Il est documenté par son dossier de demande de mise à la retraite(1).

Le second Bertrand qui apparaît dans cette seconde moitié du XVIIIe siècle est l’architecte de Besançon, Claude-Joseph Bertrand (1734-1797). Il est connu pour avoir édifié, entre autres, des hôtels particuliers à Besançon et l’église Saint-Pierre de cette ville(2).

Le Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art de la France : Lyonnais, Forez et Beaujolais d’Audin et Vial(3) est le seul ouvrage qui signale le Bertrand qui nous concerne, comme graveur et géographe à Lyon, auteur du plan de la ville en 1783.

Un maigre dossier sur le plan de Lyon conservé aux Archives nationales(4) et une lettre de Vergennes, transcrite au registre d’enregistrement de la correspondance consulaire des archives de Lyon(5), fournissent les premiers éléments qui permettent de retracer les débuts de l’activité de Bertrand à Lyon et d’avoir la certitude qu’il est bien l’auteur de ce plan de Lyon. Sa carrière se retrace en pointillé. On ne peut affirmer qu’il s’agisse d’un Lyonnais d’origine, monté, comme plusieurs autres de ses compatriotes à la fin du XVIIIe siècle, à Paris, ou d’un Parisien qui aurait au cours de sa carrière, travaillé quelque cinq ans ou plus, à Lyon. Mais la première hypothèse paraît la plus vraisemblable. Bertrand aurait commencé à travailler dans sa ville natale, ou serait originaire de la région lyonnaise, peut-être même, des faubourgs de Lyon auxquels il semble attacher une particulière importance, y faire une carrière que la Révolution aurait infléchie. Le fait qu’il ait, plus tard, travaillé sous Gaspard de Prony, natif de Chamelet, incite à penser qu’il y a là peut-être plus qu’une coïncidence...

Il apparaît en 1783, dans une réponse du consulat de Lyon à la demande du ministre Vergennes, priant le consulat de bien vouloir consentir à la demande écrite qu’un certain Bertrand lui avait faite, de participer financièrement pour une somme de 3000 livres, à la gravure d’un plan de la ville de Lyon et de ses faubourgs qu’il avait établi. Bertrand y est alors nommé ingénieur géographe. Le consulat(6) joua, semble-t-il, l’étonné, en déclarant non seulement n’avoir pas chargé l’ingénieur de ce travail, mais encore, ne connaître ni l’homme ni le projet. Et il refusait tout versement, toute avance, sûr, disait-il, que Bertrand ferait assez de profit de la vente de ses gravures pour en tirer " un bénéfice considérable ". La ville, alors, lui en achèterait plusieurs exemplaires. Le consulat tint, par lettre du 2 août, à informer l’intendant de l’administration des droits domaniaux, Gabriel Douet de La Boullaye, de la décision négative qu’il avait prise au sujet de la demande de Bertrand. Par le dossier des Archives nationales, nous apprenons ensuite que, non seulement le géographe a travaillé cinq ans à ce plan, mais qu’il est connu pour avoir travaillé auparavant à l’Hôpital général de la ville. En effet, il achève le 16 mars 1784, et signe, le :

" Plan de la terre de l’hémerode de l’hostel dieu(7) .

de la contenue de

maison, jardin,

Total

Bertrand Géometre a lyon

le 16 mars 1783 "

Échelle de 1/1330e.

Ce plan manuscrit de 28 x 27 cm, tracé à la plume et encre brune et passé au lavis, est conservé aux archives des Hospices civils, plan n° 345, tiroir 8.

Bertrand affirmait encore avoir dressé le plan de la ville et de ses faubourgs en grand, et en détenir seul l’original. Il désirait en effectuer la réduction pour la gravure. En 1785, il réitéra sa demande auprès du ministre et obtint le soutien de Claude-Antoine de Lessart (alors maître des requêtes et qui deviendra contrôleur des Finances en 1790, sous le gouvernement de Necker) lequel écrivit de nouveau en sa faveur, le 26 juillet, au consulat de Lyon. Comme l’ingénieur géographe se voyait consentir du contrôleur général une aide financière de 400 livres, à prendre sur le Trésor royal, pour achever son projet, le consulat était fermement prié d’en faire autant(8).

Mais Bertrand n’obtint pas plus et, en tout cas, pas assez pour opérer la réduction de son plan pour la gravure. Il le conserva par devers lui, en unique exemplaire.

Fig. 1. Cartouche en haut, à droite.

Nouveau Plan géométral de la ville de Lyon

Bibliothèque municipale de Lyon, Ms. 6887.

Dim.: 207 x 271 cm.

Échelle : env. 1 : 3700e (300 toises = 12 cm)

Papier marouflé sur toile. Plume et lavis, bleu pour les établissements religieux, violet pour les fossés, remparts etc., vert pour les bois, prés, îles, gris pour les terres, jaune pour les paroisses hors de la banlieue.

Origine : don de particulier.

Restauré en 1974 à la Bibliothèque nationale.

Cartouches explicatifs des numéros de renvoi pour les paroisses des faubourgs de Lyon.

Cartouche principal :

Nouveau plan

geometral

de la ville fauxbourg [lacune qu’il faut restituer sans doute ainsi : et Ban]lieue de

Lyon

ou

et [s en interligne] representé les sinuosites des rues les places

quais, rivieres, et ponts, Les emplacements des Abbayes, prieurés, communau

tés d’hommes et de Filles, Les Fossés, Remparts, et Fortifications de la Ville, et

Le Contenu Le projet perrache, dans toute Son Etendue, Celui des Broteaux

Appartenant a l’hopital Général, du grand hotel dieu de Lyon,

Les chateaux et maisons

et leur numéro

Qui Sont dans L’etendue de la Banlieue Le N [nom ? nombre ? partie effacée] des paroisses, quartiers ou ter

ritoires, des endroits ou elles sont Situées et le Nombre explique en partie et en totalité

Les Nouvelles Routes qu’ils [sic] y ont été ouvertes Les embellissements qui y ont été exé

cutés, et L’etendue ou se percoivent Les droits du Roy, et les octrois Municipaux

Bertrand

autre cartouche :

Explication des lettres de renvoy

pour les emplacements des abbayes prieure

Communauté d’hommes et de filles et le Cont[enu]

[nomenclature de 26 couvents lyonnais, indiqués par les lettres de A à Z, avec en regard la superficie de leur domaine en pieds]

Total pour le tout, neuf Millions, deux cent quatre vingt dix neuf Mille un pieds

 

Survint la Révolution. On le retrouve à Paris, habitant d’abord au 3, rue des Vieux Augustins, en l’an VII, puis " rue Jaqque " (rue Saint-Jacques). Il était alors parvenu à trouver du travail dans les nouveaux bureaux créés par le gouvernement révolutionnaire. Il est en effet attaché au service du Cadastre à ses débuts, créé au sein de la Commission des travaux publics.

La nouvelle organisation des Bâtiments de l’État qui fut mise en place en l’an II(9), prit la forme d’une Commission des travaux publics, qui dura de 1793 à 1794 (elle fut remplacée par un Conseil des bâtiments civils à partir de 1795). Elle établit un service des plans appelé l’agence des Cartes et plans. Elle-même incluait, formant sa quatrième division, un bureau du Cadastre divisé en section géométrique et section graphique. L’Assemblée constituante ayant établi le principe d’une contribution foncière unique en remplacement des anciens impôts, l’idée d’un système régulier de répartition de l’impôt avait entraîné la nécessité d’établir un cadastre. La section géométrique devint, sous la Convention, le bureau du Cadastre. La loi du 10 prairial an V le fit dépendre du ministre de l’Intérieur et le rattacha à la 5e division de ce ministère.

Fig. 2. Cartouche en bas, à droite.

Explication

pour faire la difference des couleurs

La Couleur Bleu sont les emplacements des Abbayes

Prieurés Communautes d’hommes et de Filles Les Eglises

Paroissialles Et autres

La Couleur Violette Sont les Fossés Remparts et Fortifica

tions de la Ville, et autres emplacements, appartenants au

Roy, et a la Ville de Lyon,

La Couleur Rouge Sont Les Maisons de la Ville et Faux

bourg, les Chateaux et maisons [ce dernier mot en interligne] qu’ils Sont dans toute Letandue de [ce dernier mot en interligne] la

Banlieue,

La Verte Sont Les prés Bois, isles, et ilot,

La Couleur grise Sont Les terres

La Couleur jaune Sont les paroisses Maisons et autres objets

qu’ils Se trouvent en dehors de la Barlieue [sic]

autre cartouche

recapitulation pour

le nombre des maisons et leur numero

qu’ils sont dans l’etendue de la banlieue

Pour les [?] de St just St Irenée et le Fauxbourg de quarantaine ... 519 M

Pour la paroisse de Vaise ... 207 M

Pour le Fauxbourg de Cuire, et La Croix Rousse, et La paroisse de Caluire ... 521 M

Pour la paroisse de la guillotiere ... 517 M

Total 1704 M

Le bureau du Cadastre fut placé sous la direction de l’ingénieur des Ponts et Chaussées Gaspard Riche de Prony. Il fut établi à ses débuts dans la Maison de la Révolution, ci-devant palais Bourbon. Il était en effet étroitement lié à la Commission des travaux publics qui y fut logée par un arrêté du Comité de salut public du 3 germinal an II (23 mars 1794), ainsi qu’à l’École des travaux publics créée par la Convention le 21 ventôse an II (1er mars 1794) qui devint peu après École polytechnique (Prony y fut appelé à en être professeur de mathématiques). L’École se vit attribuer l’hôtel de Lassay, contigu au palais Bourbon. Parmi les membres du bureau du Cadastre, on retrouve ce Bertrand, auteur du plan de Lyon. Plusieurs états nominatifs des employés de la Commission le couchent sur leurs listes, dans ses fonctions, et donnent le montant de ses appointements, à partir de germinal an II, puis en l’an III et en l’an IV(10). Il fait partie de la quatrième division, troisième section du Cadastre, partie physique et économique avec cinq autres employés dans cette partie. Il avait comme collègues, entre autres, le célèbre architecte Jean-Jacques Lequeu qui faisait partie des dessinateurs de première classe. Ses appointements annuels se montent alors à 2500 F. Une liste du personnel, peut-être incomplète, fait alors état de soixante-quinze personnes attachées à l’agence des Cartes et plans. Le bureau du Cadastre était chargé : - de la confection des grandes tables trigonométriques et logarithmiques ordonnées par arrêté du Comité de salut public du 22 floréal an II et des calculs de la connaissance du temps ; - des travaux préparatoires à la levée de la carte générale trigonométrique du département de la Seine ; - de l’évaluation de la superficie du territoire français ; - des tables de la population ; - des calculs en vue de la répartition des contributions foncières et immobilières(11). Ce fut ce à quoi travailla Bertrand, car il n’apparaît pas parmi les ingénieurs géographes envoyés en mission, soit en Angleterre, pour la mesure du méridien de Greenwich, soit dans le département du Mont-Blanc pour des relevés cartographiques, ni ne fut l’un des membres du personnel qui firent partie de l’expédition d’Égypte.

Le bureau du Cadastre fut réorganisé le 1er messidor an VI. Sous le Directoire, le Bureau connut une drastique réduction de son effectif et des traitements des employés, à l’époque où le numéraire remplaça les assignats. C’est grâce à plusieurs pétitions des employés, alors au nombre de vingt-cinq, appuyées par le directeur Prony, que nous retrouvons Bertrand et ses collègues, et la suite de l’histoire du plan de Lyon. Une première pétition, du 26 pluviôse an VI, au ministre de l’Intérieur portait sur le paiement - oublié ! - des traitements de vendémiaire. Les employés, pour soutenir leur demande, s’unirent aux professeurs et élèves de la toute nouvelle École des géographes, dont ils se sentaient proches et solidaires. L’année suivante, les salaires du personnel furent réduits d’un quart : nouvelle pétition au ministre de l’Intérieur. Bertrand signe le 3 frimaire avec vingt-quatre autres collègues, se déclarant " artistes et employés " du bureau du Cadastre, dans un manifeste faisant connaître exactement leur travail, et réclamant une indemnité de 6000 F(12).

Cependant Bertrand n’avait pas oublié ses projets de gravure du plan de Lyon.

Fig. 3. Cartouche en bas, à gauche.

Explication

des maisons les plus utiles au public et l’androit

ou elles sont situées

[liste]

La Ville , Fauxbourg, et Banlieue de Lion, quatorze Millions six cent vingt

quatre mille toises quarrées, et environ six lieues de circonference

Faisant 526,464 000, pieds en quarré qu’ils font 47.751. Bicherées Lionnoise, sont egales

a 1[trois chiffres effacés]889. perches de 18 pieds de long Faisant 16,248, arpents et 7

Les 23 brumaire (13 novembre 1798) et 27 thermidor an VII (2 août 1799), il présenta un vaste projet au ministre de l’Intérieur, François de Neufchâteau(13). Il lui soumettait son plan, avec un rappel de l’activité qu’il avait déployée durant cinq ans pour son établissement. Il en formulait ensuite une réactualisation, selon les nouvelles donnes de l’administration révolutionnaire. Le plan, selon lui, pouvait trouver son utilité auprès de l’administration financière, en facilitant l’assiette de l’impôt direct et territorial. Il le disait également utile à la Chambre des Domaines et au service de la voirie, aux propriétaires terriens, et même aux étrangers venus visiter la ville.

Il reliait ce plan au célèbre plan de Tindo, qu’il datait des années 1400 environ. Il passait par-dessus les plans de Séraucourt et de Soufflot(14), qui, selon lui, avaient l’inconvénient de s’arrêter aux limites de la ville, et insistait sur l’unité que formaient la ville et ses faubourgs dans une prémonition des futurs arrondissements qu’elle inclurait plus tard.

Il déclarait conserver en unique exemplaire entre ses mains, l’original du plan en grand. On peut supposer, vu les dimensions du plan actuel, qu’il s’agit bien de l’original même de Bertrand. Le 11 pluviôse an VIII, il s’adressa à Cretet, membre du Conseil d’État. Il présentait de nouveau son travail de cinq années à établir un " nouveau plan géométral " de Lyon et de sa banlieue.

Il désirait, et c’est là le motif de sa requête, d’abord le mettre au net et y apporter les modifications requises pour sa mise à jour, l’achèvement du plan remontant à 1785. Il demandait donc au ministre un local spacieux dans les bâtiments de son ministère pour travailler à sa réactualisation, conformément aux apports de l’administration nouvelle, et à son adaptation à toute nouveauté, par ajouts de papillons. A Cretet, il formulait son ancienne demande en proposant de le réduire pour le faire graver. Il projetait en effet de le ramener à l’échelle du plan de Paris de l’abbé de La Grive(15). Il lui demandait donc encore une fois que lui soit accordé un local dans les bâtiments administratifs du Cadastre, dépendants de Cretet.

Ce dernier transmit l’affaire au chef de la troisième division de son ministère, Le Camus, un Lyonnais qui avait été fondateur et membre de la Commission des travaux publics avec Jean Rondelet, architecte du Panthéon après Soufflot. Le plan passa, probablement au gré des changements de régime politique, dans d’autres bureaux d’où, par prudence, Bertrand jugea bon de le retirer et de le conserver par devers lui.

Le directeur Prony fit un rapport favorable le 22 fructidor an VIII à Cretet, appuyant les demandes de son subordonné, c’est-à-dire d’un local dans l’une des salles du bureau du Cadastre, et d’augmentation de ses appointements, les seuls qui fussent restés, parmi ses employés, à 1700 F, et qu’il proposait de porter à 1800 F par an, comme ceux des autres géographes(16).

Le célèbre ingénieur Gauthey, alors inspecteur général des Ponts et Chaussées, fit de même par courrier du 10 messidor.

Le 4 brumaire an IX, Cretet approuvait les propositions de Prony et autorisait Bertrand à travailler à la réduction de son plan de la commune de Lyon, en y faisant les additions qu’il se proposait d’y porter, dans une des salles de son administration. Il portait aussi ses appointements au chiffre fixé par Prony. Le travail personnel de Bertrand ne devait pas, cependant, préjudicier à son travail ordinaire.

Le bureau du Cadastre fut supprimé en nivôse an X. On perd désormais la trace de Bertrand. Il n’apparaît pas que son plan ait été gravé, bien que les principales difficultés aient été résolues. Peut-être ne connut-il pas la loi du 15 septembre 1807 qui, tout en portant sur le budget de l’État, fondait l’origine du cadastre parcellaire français.

Marie-Noëlle Baudouin-Matuszek

Ingénieur de recherche au Centre national de la recherche scientifique


1-Paris, Archives nationales, F14/2169-2.
2-Voir René TOURNIER, L'architecte Claude-Joseph-A. Bertrand, 1734-1797, extrait du Bulletin de l'académie de Besançon, Besançon, 1944, 22 p. La bibliothèque de Besançon conserve plusieurs de ses dessins ou plans.
3-Marius AUDIN et Eugène VIAL, Paris, 1918-1919, 2 vol.
4-Paris, Archives nationales, F14/2146, dossier Plan de Lyon.
5-Lyon, Archives municipales, AA 135, fol. 19.
6-Le prévôt était alors Antoine Fay, baron de Sathonay.
7-Le domaine de l'Émeraude aux Brotteaux appartenait à l'Hôtel-Dieu. Je remercie M. G. Bruyère, bibliothécaire aux archives municipales de Lyon, de son aide et de m'avoir communiqué les renseignements concernant ce plan.
8-La lettre de Bertrand ne se retrouve pas dans le dossier " Lettres et placets au ministre " correspondant à l'année (Paris, Archives nationales, O1 592). La lettre de De Lessart est conservée dans l'article F14/2146.
9-Par décret du 21 ventôse an II. Un tableau des divisions de la Commission et de la répartition des attributions est donné dans l'article C 355, aux Archives nationales.
10-Paris, Archives nationales, F1b I/44, en l'an II de germinal à fructidor, puis de vendémiaire an II à thermidor an III ; dans un autre état du personnel des ans III et IV. Les parties de la section du Cadastre sont, sous un ingénieur en chef, les géomètres employés à la partie analytique et à la préparation des calculs des tables (six employés), les employés au détail du calcul des tables (six personnes), les dessinateurs de la première classe (dix, dont Lequeu), les dessinateurs de la seconde classe (six), la partie physique et économique (cinq).
11-On peut se former une bonne idée du travail accompli par le Bureau en parcourant les dossiers conservés dans l'article F20/283 des Archives nationales. D'autre part, l'établissement du système métrique par Prony (et son bureau) forme matière à dix-sept volumes conservés à la bibliothèque de l'Observatoire de Paris (cote E 2-1 à 21). Faute de fonds, ces manuscrits ne purent être imprimés (voir cependant J.-B. DELAMBRE et MÉCHAIN, Base du système métrique décimal, Paris, 1806-1810, 3 vol. in-4°), ce qui incline à penser que ce fut aussi le sort des espoirs de Bertrand pour la gravure de son plan.
12-Paris, Archives nationales, F17/1393, dossier Lyon.
13-Mémoire " Au citoyen ministre de l'intérieur " (Paris, Archives nationales, 56 AJ 31). Mentions marginales : " Envoyé au citoyen Camus, 3e Division, Bâtiments civils, 6 Fructidor, n° 24 ; Bureau des Beaux Arts, 2 Fructidor, n° 1752 ". Neufchâteau fut ministre à peine une année, de juillet 1797 à mai 1798.
14-On ne connaît pas de plan général de Lyon attribué à Soufflot. Bertrand fait peut-être allusion au plan dit de Joubert (du nom du graveur et marchand d'estampes), édité en 1767, et dont l'une des vignettes montre la façade de l'Hôtel-Dieu, du Dessein du Sieur Soufflot Architecte du Roy.
15-Le père lazariste Jean de La Grive ou Lagrive établit plusieurs plans de Paris et de ses faubourgs qui furent édités de nombreuses fois à partir de 1729. Il devint par la suite géographe de la ville de Paris.
16-Paris, Archives nationales, F14/2146 contient les lettres de Prony, de Gauthey, et la réponse du ministre Cretet.

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