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Les conditions
de l'application du plan
Lors
de la conception du plan, la commission chargée du projet
définissait ainsi l’utilité de mener à terme
un tel projet(41) : " Avec
un plan, toutes les contestations entre propriétaires intéressés
peuvent se régulariser ; avec un plan arrêté
et approuvé, une population intelligente et laborieuse sait
où elle doit porter son industrie et son travail. Le spéculateur
sait aussi lui-même où il peut, en partageant des terres
livrées seulement à la culture, les rendre propres
à la construction. De là, plus-value des terrains
et accroissement de la fortune publique. Un plan est utile, parce
que les constructeurs, les entrepreneurs, en venant s’établir
sur des terrains vierges ou même déjà destinés
à la construction, sont certains de leur alignement, sont
certains qu’en construisant sur un plan arrêté, ils
ne seront pas sujet, plus tard, à se trouver soit en avancement,
soit en reculement, et à voir ainsi leur propriété
frappée d’une non-valeur [(...) La commission a cherché]
à concilier l’oeuvre de l’art avec les intérêts
des contribuables. Elle a cherché à prévoir
les besoins de l’avenir, sans compromettre les besoins actuels ;
sa sagesse et sa prudence ne lui ont pas permis de jeter le trouble
dans la propriété, et de prêter la main à
la ruine des citoyens ". C’est pourtant ce que les propriétaires
vont reprocher, lors de la mise en place du plan Van Doren, à
la commune. Les objectifs de celle-ci sont louables, cependant elle
est tellement désireuse de les voir se réaliser rapidement
qu’elle commet plusieurs erreurs. Ce faisant, elle menace l’équilibre
institué jusqu’alors concernant les échanges et les
dons de terrains des propriétaires et elle compromet la réalisation
de ce troisième plan d’alignement et d'extension.
Un
climat de confiance pour ouvrir les voies du plan Scève
Avant la conception
du plan Van Doren, il existe un climat de confiance entre les propriétaires
et la municipalité, qui permet aux mécanismes d’ouverture
des rues, institués lors de la conception du plan Scève,
à partir de 1825, de fonctionner parfaitement. Christophe
Crépet, le voyer de la Guillotière,
le souligne à plusieurs reprises. À la suite de l’inondation
de 1840, une quinzaine d'années, après les premières
applications du plan Scève, il constate(42)
que " presque partout, les propriétaires s’empressent
de reconstruire, maisons et murs de clôtures, sur leurs anciennes
fondations et dans les localités où les besoins d’une
rectification d’alignement se fait principalement sentir ".
En l’absence d’un plan général d’alignement, il demande
alors au maire l’autorisation d’employer des plans de détail
exécutés par Antoine Scève. Ceux-ci, cependant,
" non revêtus de l’approbation de l’administration
supérieure ne peuvent en quelques sortes être mis à
exécution que sur le bon plaisir des propriétaires,
qui s’y conforment le plus souvent par convenance ".
Lors d’un rapport ultérieur(43),
il précise : " Pendant les premiers temps de
la confection du plan [Van Doren], je suivais soit les tracés
existants, soit ceux qui avaient été créés
par mon prédécesseur et sanctionnés pour ainsi
dire par le temps ; jusqu’à cette époque, 1843,
aucune réclamation particulière et même judiciaire
n’était venue troubler cet état. Pleins de confiance
dans les vues paternelles, non seulement de cette administration,
mais de la précédente, les administrés qui
demandaient des alignements, les exécutaient presque toujours,
même avec de grands sacrifices ".
La
rue des Martyrs et le début de la contestation des propriétaires
Cet état
de grâce semble se rompre en 1843, date à laquelle
Crépet est contraint, par le conseil municipal, de
donner les nouveaux alignements du plan Van Doren(44),
tandis que ce dernier est porté à la connaissance
du public. Pourtant, dès 1842, l’exemple de la rue des Martyrs
(actuelle rue de Créqui) permet de constater qu’une opposition
existe déjà de la part des propriétaires. A
cette date, les mandataires du sieur Suiphon écrivent au
maire une lettre violente(45), dans laquelle
ils reprochent au conseil municipal de donner des alignements à
titre officieux, et de refuser de payer des indemnités pour
le terrain des rues. Les termes du conflit peuvent être résumés
ainsi. Il s’agit de prolonger la rue des Martyrs, au sud, qui doit
traverser le clos Suiphon, situé entre le cours Lafayette
et la Grande Rue de la Guillotière. Le propriétaire
du clos envisage d’ouvrir une rue de 10 mètres de large,
alors que le conseil municipal, dans sa délibération
du 1er décembre 1842(46),
décide de la porter à 13,33 mètres. Dans cette
même délibération, il est aussi écrit
" que les alignements seraient seulement communiqués
à titre officieux aux parties intéressées,
afin que la commune ne paraisse prendre aucun engagement, même
indirectement, pour le terrain retranché [la différence
entre les deux largeurs] et ne puisse jamais être recherchée
sur la question d’indemnité ". Les auteurs de
la lettre réfutent cette décision par les arguments
suivants : la rue projetée n’appartient pas à
la Ville puisqu’elle n’en a pas acheté le terrain, elle est
donc privée et le maire n’a pas le droit d’en imposer le
tracé, l’alignement, ni la largeur, qui demeurent sous la
seule responsabilité du propriétaire. Lorsque la commune
désirera rendre cette voie publique, elle devra l’acheter,
soit à l’amiable, soit par expropriation forcée. À
leurs yeux, le conseil municipal a commis trois fautes. " [Il]
s’est écarté des règles du droit lorsqu’il
a voulu régler lui-même à 13,33 m la largeur
de cette rue. La commune ne peut pas contraindre le propriétaire
à changer ses projets de percement et de division. Le Conseil
s’est encore écarté des règles du droit, lorsqu’il
a voulu que le maire délivrât les alignements à
titre officieux. Le maire ne peut donner que des alignements
officiels sur les chemins appartenant à la voirie vicinale
ou urbaine. Il ne peut jamais donner des alignements à
titre officieux ; et surtout il n’a aucun pouvoir d’aucune
espèce sur une rue particulière, dépendant
des propriétés privées. Enfin le Conseil a
violé un des principes élémentaires de notre
droit public, principe consigné dans le code civil, dans
la charte constitutionnelle et dans les lois spéciales en
la matière, lorsqu’il a prescrit au maire des mesures et
des précautions pour opérer des retranchements
de terrain sans indemnité [...] Le Conseil municipal
n’a d’autre but que d’obtenir une rue de 13,33 m sans aucun frais.
Parviendra-t-il à ce but ? Non : car la loi ne
le veut pas "(47). Suit une proposition
de transaction où Suiphon donne la rue de 10 m et échange
la différence, pour atteindre 13,33 m, avec la rue de l’Arquebuse
située à l’ouest. Le contenu de
ce texte est sans doute à moduler puisqu’il constitue un
chantage(48) visant à l’obtention
d’un échange de terrain. Cependant, les pratiques mises en
oeuvre par la commune sont précisément décrites,
même si elles le sont de façon excessive. C'est donc
la mise en place officieuse du nouveau plan, qui remet en cause
l'équilibre atteint entre la commune et les propriétaires
avec le plan Scève.
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Fig.
4. Laurent Dignoscyo et Eugène Rembielinski, Plan
topographique de la ville de Lyon et de ses environs,
vue partielle, 1:10000e, 1847. Lyon, Archives municipales,
2 S 574 (cliché 5 Ph 35570). État de la rive
gauche après le début de l’application du plan
Van Doren et Terra, et avant l’atlas des Dignoscyo.
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L'intensification
de l'opposition des propriétaires à partir de 1843
À partir
de 1843 ces pratiques font l’objet de nombreuses oppositions de
la part des propriétaires. Ceux-ci focalisent leur attention
sur ce qui constitue la faille juridique la plus facilement contestable :
la mise en application d’un plan qui n’a été approuvé
ni par le conseil municipal, ni par une autre autorité. Un
brouillon de lettre(49), qui pourrait émaner
du préfet, demande au maire de rendre des comptes à
ce sujet. Ce rappel à l’ordre a été provoqué
par la réclamation d’un propriétaire qui désire
l’application rapide du nouveau plan et signale " quelques
intérêts dissidents ". " Des insinuations
contenues dans cette pièce [la réclamation],
il résulterait que le plan dont il s’agit, bien que le Conseil
municipal n’ait pas encore été appelé à
le sanctionner, recevrait néanmoins, de par l’administration
municipale, une application prématurée par la fixation
d’alignements et l’exécution de remblais subordonnés
aux tracés qu’il embrasse ". Il
est clair que la municipalité s’est elle-même placée
à la limite de la légalité. Le rapport du voyer
est encore plus explicite dans sa description des faits(50) :
" Quelques propriétaires réclament l’exécution
du plan, actuellement en voie de confection, c’est le plus petit
nombre, mais d’autres, par contre coup, s’y opposent formellement
ou réclament des dommages-intérêts en paiement
de terrains cédés. J’ai évité, pendant
plusieurs années, en dirigeant les alignements dans l’intérêt
de la commune, un état de choses qui vient aujourd’hui troubler
l’économie des finances communales. [...] Nul doute,
Monsieur le Maire, [...] qu’il ne surgisse de toutes parts,
soit des réclamations soit des assignations et créent
aussi des embarras extraordinaires à l’administration
[...] Je ne crains pas de vous dire, Monsieur le Maire, que je
ne puis tenir contre de semblables réclamations, portant
[...] sur ce que le plan n’étant point approuvé
par Ordonnance Royale, n’est point exécutoire ".
L’exposé est complété par l’exemple de trois
propriétaires qui réclament une indemnité et
par celui de deux autres qui reprochent au voyer de délivrer
des permissions n’ayant aucun caractère définitif.
" MM. Brirot et Bouchardy menacent l’administration, non
seulement de dommages et intérêts, mais même
votre voyer, pour avoir stipulé sur sa permission, par mesure
de prudence, que les constructions à élever sur les
rues des Martyrs et Duguesclin étaient aux risques et périls
des constructeurs, le plan de ville indiquant le prolongement des
rues de la Part-Dieu et de Chaponnay, sur les lieux même désignés
par MM. Fleury et Albert ". En somme, selon que les propriétaires
sont favorables ou non au plan, ils mettent en avant le droit du
maire de donner l’alignement ou au contraire la non approbation
du plan. Pour parer au plus pressé en attendant que les délibérations
sur le plan aient officiellement lieu, la commune retarde la délivrance
des permis. Ceci déclenche, à nouveau,
la réaction des propriétaires qui réclament
leurs alignements à la mairie par sommations d’huissier(51).
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Fig.
5. Dignoscyo père et fils, Plan du 3e
arrondissement [...], feuille n°7 montrant l’intersection
des avenues de Saxe et Lafayette, 1:500e, 1855-1857,
avec rajouts postérieurs. Lyon, Archives municipales,
1541 Wp 11 (cliché 5 Ph 35583).
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L'ouverture
des voies du plan Van Doren momentanément remise en cause
Cette
opposition des propriétaires au nouveau plan et aux pratiques
de la municipalité est grave, car elle remet en cause l’application
du plan Van Doren(52). En effet, si les
parties anciennes de la commune doivent faire l’objet de transactions
traditionnelles, la réalisation des voies nouvelles est fondée,
au contraire, sur le principe du don gratuit de terrain. " L’adoption
pure et simple du plan que nous vous présentons avec tous
ses tracés nouveaux entraînerait nécessairement
la commune dans une dépense de plusieurs millions ;
dépense qu’elle ne pourrait pas supporter avec ses propres
ressources et qui la jetterait dans un embarras inextricable, n’ayant
ni les moyens, ni le temps de se pourvoir contre des demandes incessantes
[...] [La commission a donc arrêté] que toutes rues
nouvelles, places, cours et quais ne seraient
acceptés et ouverts qu’à la condition expresse et
formelle que tous les propriétaires riverains en feraient
un abandon gratuit en faveur de la commune "(53).
Les propriétaires concernés sont donc convoqués
à la mairie et leur réponse est révélatrice
du climat de suspicion qui s’est installé. " Malheureusement,
les espérances de votre commission ont été
en partie trompées ; ce qu’elle pensait être agréable
aux propriétaires, comme donnant une plus-value à
leur terrain, n’a paru à leurs yeux, qu’une espèce
de spoliation, de telle sorte que la majorité n’a point voulu
faire de cession gratuite "(54).
Cependant, la commune reste sur ses positions et se contente d’indiquer
sur le plan, par des lignes pointillées les projets qui ne
seront réalisés qu’à la condition qu’il y ait
don, mais qu’elle ne sera pas contrainte de mettre
en oeuvre par ses propres moyens. Ceci explique, lors des délibérations
du conseil municipal au sujet du plan(55),
le nombre important des nouvelles voies prévues et l’ambition
quelque peu démesurée du nouveau plan d’alignement.
Collomb, l’un des conseillers municipaux, estime,
devant cet échec, que le plan a été rendu public
trop tôt, et que les propriétaires n’auraient pas opposé
une telle résistance s’ils avaient découvert les projets
au moment de la négociation(56).
Cette analyse
est pertinente bien qu’incomplète. Dans son obstination à
vouloir faire appliquer rapidement le nouveau plan, la municipalité
a commis des erreurs. Elle a négligé d’attendre l’approbation
du plan ; elle a été contrainte, pour en commencer
l’application, de le rendre public prématurément ;
enfin, elle a employé, pour cela, des procédés
à la limite de la légalité. L’opposition des
propriétaires a très certainement ralenti la réalisation
du projet, sans toutefois l’enrayer véritablement car elle
ne semble avoir été que temporaire. En effet, après
cette date, les donations de terrains continuent. Peut-être
faut-il alors considérer cet épisode comme un incident
qui a mis, un temps, cet équilibre en danger et qui donc,
en révèle les limites. Celui-ci va d'ailleurs être
appelé, très vite, à évoluer, du fait
du développement de l'haussmannisation au milieu du siècle
qui va entraîner de profondes mutation dans le droit urbain,
en particulier le développement de l'expropriation pour utilité
publique.
Anne-Sophie
Clémençon
Centre
nationale de la recheche scientifique
Lyon,
ESA 5049
Légende
des illustrations
Fig. 1. Laurent
Dignoscyo, Plan général des propriétés
appartenant aux Hospices Civils de Lyon situées sur [...]
la rive gauche du Rhône, 1:5000e, 1839. Lyon,
Archives municipales, 2 S 102/a (cliché 4 Ph 269). C’est
un état précis de la rive gauche juste avant la mise
en application, dès 1843, du plan Van Doren et Terra.
Fig. 2. Christophe
Crépet, Plan topographique de la Guillotière,
1:5000e, 1845. Lyon, Archives municipales, 2 S 14/a (cliché
4 Ph 513).
Fig. 3. [Van
Doren et Terra], [Plan de la Guillotière], feuille
n°19 montrant l’intersection des avenues de Saxe et Lafayette, 1:500e,
[1846]. Lyon, Archives municipales, 1541 Wp 284 (cliché 5
Ph 35584). L’assemblage des 58 planches, qui aurait permis de découvrir,
entre autres, l’aspect du 3e plan d’extension de la Guillotière,
n’a pu être réalisé pour cette exposition.
Fig. 4. Laurent
Dignoscyo et Eugène Rembielinski, Plan topographique de
la ville de Lyon et de ses environs, vue partielle, 1:10000e,
1847. Lyon, Archives municipales, 2 S 574 (cliché 5 Ph 35570).
État de la rive gauche après le début de l’application
du plan Van Doren et Terra, et avant l’atlas des Dignoscyo.
Fig. 5. Dignoscyo
père et fils, Plan du 3e arrondissement
[...], feuille n°7 montrant l’intersection des avenues de Saxe et
Lafayette, 1:500e, 1855-1857, avec rajouts postérieurs.
Lyon, Archives municipales, 1541 Wp 11 (cliché 5 Ph 35583).
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Annexe
3
Assemblage
du plan de Lyon de L. B. Coillet au 1:900e. Existe dans l'inventaire
fait à la fin octobre 1818 par Gaud, ingénieur
du Cadastre. Ce plan au 1:900e n'est pas une réduction
du plan au 1:300e ; il a été tracé directement
sur le terrain à partir des données prises.
Chacune des 15 feuilles correspond exactement à 9 feuilles
du plan au 1:300e. ces feuilles (format 0,65 m x 1,00 m) sont
cotées 2 S 502/1 à 2 S 502/12, 2 S 967, 2 S
968, 2 S 969). Reprod. 5 ph 35754.
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41-
Commission
du plan de ville, rapport [...], vers 1844, loc. cit.
42-
Lettre
de Ch. Crépet au maire, 24 novembre 1840 (Lyon, Archives
municipales, 4 Wp 75).
43- Rapport de
Ch. Crépet, 7 février 1844, reproduit dans la délibération
municipale, 12 février 1844 (Ibid., 4 Wp 6).
44-Ibid.
45-
Lettre des mandataires
du sieur Suiphon au maire, 1842 (Ibid., 4 Wp 80).
46- Ibid.,
4 Wp 6.
47- Lettre
des mandataires au sieur Suiphon, 1842, loc. cit.
48- Ou
bien la commune accepte la proposition de Suiphon, à savoir
et pour résumer : l'échange entre la rue de 13,33
m et celle de l'Arquebuse, ou bien le propriétaire conserve
sa rue, qui reste privée et ne l'ouvre que sur une largeur
de 10 m.
49- Lettre
au maire de la Guillotière, 5 février 1844 (Lyon,
Archives municipales, 4 Wp 75). La citation ci-après a été
rayée sur l'original, mais demeure lisible.
50-
Rapport de Ch. Crépet au maire de la Guillotière,
7 février 1844, reproduit dans la délibération
du conseil municipal de la Guillotière du 12 février
1844 (Ibid., 4 Wp 6).
51-
Délibération
du conseil municipal de la Guillotière, 5 août 1844
(Ibid.).
52-
Commission du
plan de ville, rapport [...], vers 1844, loc. cit.
53-
Ibid.
54-
Ibid.
55-
Délibérations
du conseil municipal de la Guillotière, 27 décembre
1844, et 10, 12, 14, 15, 21, 24 février 1845 (Lyon, Archives
municipales, 4 Wp 7).
56-
Délibération du conseil municipal de la Guillotière,
5 août 1844 (Ibid., 4 Wp 6).
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