CARTOGRAPHIES ET MODALITÉS DE L'INONDATION DE 1856

 

L’inondation de 1856 à Lyon et dans la vallée du Rhône est restée justement mémorable. De fréquence sans doute cinq-centenaire, elle dut son importance à une pluviosité exceptionnelle du mois de cette année, au cours duquel il tomba plus de 300 mm d'eau (300 litres au m2). Les sols complètement saturés ne retinrent pas l'eau des averses de la fin du mois dans les bassins-versants de l'Ain et du haut Rhône. Le débit du fleuve le 31 mai et le 1er juin est difficile à calculer. L'ingénieur en chef de la navigation Kleitz l'estima à l'époque à 5400 m3/s tandis que le grand hydrologue du Rhône Maurice Pardé l'a ramené dans sa célèbre thèse sur le " régime du Rhône " à 4140, ce qui reste discuté. Pour l'époque moderne et contemporaine, c'est le débit probablement le plus fort enregistré ; néanmoins la hauteur des eaux dans la ville fut supérieure lors de la crue de 1928 à celle atteinte en 1856 parce qu'en 1928 il n'y eut que de faibles débordements générateurs de baisse de hauteur du flot et parce que le fleuve depuis 1860 avait un lit contenu par des quais insubmersibles dans le centre urbain.

La crue de 1856 qui causa des dégâts énormes dans le territoire de la rive gauche (fig. 1) en pleine période de construction entraîna la mort de dix-huit personnes dans la commune de la Guillotière et provoqua la visite sur place de l'empereur Napoléon III ; elle demeure une référence et fut à ce titre abondamment commentée. Toutefois il subsiste encore des incertitudes sur deux de ses aspects essentiels : l'étendue de la submersion et les formes de l'écoulement des eaux.

L'étendue de la submersion au plus fort de la crue : 31 mai-1er juin

Nous analyserons seulement trois documents relatifs à cette donnée essentielle.

La carte topographique du cours du Rhône entre le Parc (près de Seyssel) et le pont de Donzère

Cette carte a été levée et gravée à l'échelle du 1:10 000e par les soins de l'administration des Ponts et Chaussées, service spécial du Rhône de 1857 à 1866, en quelque sorte " à chaud ". Ce document est un chef d'oeuvre de dessin et de précision(1) ; il comporte l'indication sous forme d'un pointillé de la limite de l'inondation de 1856 : elle a été dressée surtout pour cela. Mais en la consultant, on a la désagréable surprise de constater qu'une seule feuille, celle qui représente le centre de l'agglomération, ne comporte pas cette indication. L'origine de cette fâcheuse lacune nous est inconnue ; il y a là un petit mystère. Les deux autres feuilles situées à l'amont et à l'aval du centre sont, quant à elles complètes, de telle sorte que l'on est renseigné sur Villeurbanne, sur le sud du 7e arrondissement actuel, Vénissieux et Feyzin. La prolongation de ces tracés sur la feuille centrale est un procédé trop aléatoire pour être utilisé.

La carte cotée 2S 69/a aux Archives municipales

Ce document (fig. 2) a pour fond de plan la carte bien connue intitulée Carte topographique de Lyon et de ses environs, à l'échelle du 1:40 000e, en hachures, de facture proche de la carte d'état-major au 1:80 000e, dressée à la demande de Gustave Bonnet, ingénieur en chef de la voirie de la ville de Lyon, par de Dignoscyo fils, gravée par Rembielinski. Se trouvent indiquées en surcharge, à la main, par une couleur bleue les zones de la submersion par le Rhône en 1856 et par la Saône en 1840.

Fig. 1. Dégâts provoqués par l’inondation du Rhône en 1856. Vue prise depuis le cours Bourbon près de la rue F. Rabelais, le 5 juin 1856. Cliché Louis Froissart. Photogr. négatif sur verre (Lyon, Archives municipales, 3 Ph 609).

On ignore qui est l’auteur de cette surcharge manuscrite et à notre connaissance le document est en unique exemplaire. La carte a certainement été faite pour G. Bonnet mais on ne sait dans quel but. L'ingénieur quitte son poste peu de temps après, à la chute de l'Empire.

Quoi qu'il en soit, c'est le seul document représentant l'inondation de 1856 dans le centre de la ville, le périmètre de l'inondation de 1840 est très surprenant mais ne concerne pas notre propos... Il amène aux constations suivantes :

- Il existe une concordance presque totale pour les zones amont et aval du centre entre la carte officielle des Ponts et Chaussées citée plus haut et celle cotée 2S 69/a.

- Quelques points paraissent prêter à discussion. En particulier le dessin dans les secteurs de Saint-Louis et de la Madeleine ne semble pas tout à fait exact. L'église apparaît dans la zone inondable alors que sa position légèrement plus élevée, matérialisée aujourd'hui par une volée de marches d'escaliers, l'a toujours mise à l'abri des inondations. Le tableau exposé actuellement dans l'entrée de l'église est une représentation dramatisée qui n'a pas de valeur documentaire. En revanche, le contournement de l'actuel fort Montluc par les eaux est exact car la marque de la crue est toujours visible sur le mur oriental du " château-fort " central de l'ouvrage.

- La plaine de la rive gauche n'a pas été entièrement recouverte par les eaux. Deux zones à l'amont ont échappé à la crue : le village de Vaulx-en-Velin installé sur une " levée " naturelle et le secteur de Château-Gaillard à Villeurbanne (ce dernier fait est sans explication plausible actuellement). Déjà sur les documents antérieurs, particulièrement le plan 1 S 98 des Archives municipales établi en 1830 (fig. 3), une partie du village de Vaulx était exclue des périmètres inondables. Les établissements les plus anciens connaissaient donc depuis longtemps les lieux assez sûrs pour être utilisés. Il apparaît aussi que les axes constitués par les rues nouvelles sont hors d'eau : c'est le cas de la place et du cours Morand, jusqu'à la place Kléber, et naturellement du cours des Brosses (Gambetta) jusqu'à la place du Pont, la gare de la Guillotière à peine édifiée, enfin de la digue du quai de Serbie (d'Albret). Ces zones non inondées eurent deux effets. D'une part elles servirent de bases pour les sauveteurs en barques qui sillonnèrent la rive gauche lors des secours. D'autre part elles furent des obstacles à l'écoulement des eaux et déterminèrent des courants venant du nord-est.

- Dans la Presqu'île le mélange ou la juxtaposition des périmètres inondés en 1840 et en 1856 ne rend pas les choses claires et assurées. Cependant on constate le même phénomène en plus accentué. La submersion aurait été nettement plus faible qu'en 1840, période à laquelle la Saône était nettement plus haute qu'en 1856, 8 m 89 au lieu de 6 m 78 et submergeait à peu près totalement l'entre deux fleuves. Ainsi, le sud de la Presqu'île, pourtant plus à l'aval n'est que peu touché par les eaux : la place Carnot, le cours de Verdun actuels, une assez grande partie du quartier Perrache sont hors d'eau. La place Bellecour n'est que partiellement recouverte par les eaux dans sa partie sud-est en même temps que la rue de la Charité. La rue Bellecordière est sous les eaux. Plus au nord l'avancée des eaux est plus importante ; elle suit la rue de la Bourse et la rue du Garet, la rue Grôlée et toutes les rues transversales secondaires. La rue Impériale (de la République) est hors d'eau comme celle de l'Hôtel de ville.

Cette différenciation dans laquelle l'inondation suit certains axes et n'en emprunte pas d'autres est significative des travaux d’exhaussement du sol poursuivis depuis Perrache dans le bout de la Presqu'île puis pendant les percées nouvelles qui se poursuivent depuis 1830 : rues Paul Chenavard, Victor Hugo, tracés du Second Empire. Cet exhaussement très clair, rue Paul Chenavard à la hauteur de l'église Saint-Pierre dont le porche est enterré aujourd'hui de plus de 1 m 50, est le responsable de la lente et progressive mise hors d'eau de la Presqu'île.

- En ce qui concerne la Saône on ne peut malheureusement rien déduire de la carte puisqu'elle a pour objet, d'après la légende, l'inondation de 1840 avec des indications en contradiction avec les faits connus dans la Presqu'île.Cette carte est en fait une sorte de résumé, une réduction d’un autre document beaucoup plus détaillé contenu dans un gros registre relié coté 925 Wp 287 (dossier 6, pièce 3) (fig. 2 bis). Pour des raisons évidentes de conservation, ce registre, issu du fonds du service municipal de la Voirie, n’est normalement accessible que dans sa version microfilmée. Il nous a été donné l’occasion de consulter le document original et l’examen de deux cartes en grande partie manuscrites nous a permis de préciser, dans une première analyse, nos connaissances.

La première de ces cartes a été levée dès le mois de juin 1856 par Laurent Dignoscyo au 1:5e et donne une cartographie exacte, maison par maison, des dégâts occasionnés par la crue dans le quartier de la Guillotière en distinguant l’étendue de ces dégâts par des couleurs différentes : écoulement total, renversement de la façade etc., et par type de construction.

La seconde, sans auteur, mais signée Gustave Bonnet, et datée du 26 août 1856, donne une représentation en surcharge couleur sur le plan de Lyon de Dignoscyo et Rembielinski de plusieurs renseignements capitaux sur l’inondation, renseignements inintelligibles sur le document microfilmé. En premier lieu, l’indication des hauteurs d’eau en 1812, 1840 et 1856 est portée en rouge pour un très grand nombre de points : en tout, plus de 30.

En second lieu, les zones submergées sont indiquées par la couleur bleu pâle et cela avec une très grande précision, fragment de rue par fragment de rue, comme on peut le vérifier aux Brotteaux. La légende de la carte est surchargée et l’on constate que l’on avait d’abord voulu faire ce travail dans la presqu’île et à Vaise en distinguant les submersions de 1840 et de 1856, ce qui se révéla impossible. Voilà l’explication de la confusion que nous venons de signaler dans le document analysé plus haut.

Enfin, le tracé du canal de dérivation qui a été la première solution envisagée pour empêcher les submersions ou, du moins, l’un des deux tracés, est indiqué en surcharge.

Ce document de grande dimension et collé sur toile a été photographié en couleur et nous procédons à son analyse détaillée.

La carte de 1936

Cette carte (fig. 4) se trouve dans le dossier 963 Wp 82 des Archives municipales qui contient des pièces relatives au Plan d'embellissement piloté par Camille Chalumeau. Elle est insérée dans le rapport daté du 12 décembre 1936 de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées Thiollière qui présente les observations de son service par rapport à ce plan. Une page est consacrée au problème posé par les crues et Thiollière demande fort justement qu'on en tienne compte. Pour illustrer ces observations il les accompagne d'un document à l'échelle du 1:15 000e sur lequel sont dessinés en couleur les périmètres inondés en 1840 et 1856. On déchante malheureusement en étudiant de près cette cartographie car nombre de tracés sont manifestement inexacts ou très approximatifs. Deux exemples sont probants.

Fig. 2. Périmètre des inondations de 1840 et 1856 dans la ville de Lyon et ses environs (Lyon, Archives municipales, 2 S 69/a). Reprod. 5 Ph 35739.

Fig. 2 BIS. Carte de l'inondation de 1856 (Lyon, Archives municipales, 925 WP 287). Reprod. 5 Ph 35739.

- Sur la rive gauche du Rhône la limite de la crue de 1856 est nettement plus à l'ouest que sur la carte annotée de Dignoscyo, laquelle est juste ; le fort de Villeurbanne-Montluc a été inondé, le témoin situé sur le fort l'indique expressément comme on l'a vu plus haut ; l'inondation a atteint les marches de l'église Saint-Louis ce que ne représente pas la carte de 1936.

- À Vaise, à propos de l'inondation de 1840, la ligne représentant sa limite englobe carrément les hauteurs septentrionales du fort de Vaise !

Les contours exacts pour 1856 coïncident avec ceux connus par la carte des Ponts et Chaussées que nous avons décrite en premier dans cet article et pour cause. Il faut donc prendre avec beaucoup de réserves les dessins de la Presqu'île et davantage se fier au document de Dignoscyo fils.

Le document a l'apparence d'un travail bâclé et le texte de l'ingénieur en chef corrobore cette opinion car il contient des erreurs manifestes comme lorsqu'il est affirmé à propos de la surélévation de tous les ponts de Saône que " rien n'a été fait " depuis 1840.

Fig. 3. " Plan général des travaux projetés pour l’endiguement du Rhône dans la traversée de Lyon et au-dessus jusqu’en amont du village de Vaux [...] ", dressé par Dausse, 18 août 1830 (Lyon, Archives municipales, 1 S 98). Reprod. 5 Ph 35741.

D'ailleurs le 29 décembre de la même année, l'ingénieur en chef du service de la Navigation Pascalon remet un rapport complémentaire(2). Ce rapport de deux pages est nettement plus technique et exact que le premier car il est le fait de l'administration réellement compétente mais il ne comporte malheureusement pas de carte. Du moins se termine-t-il par cette phrase toujours d'actualité : " La question présente ainsi très complexe et d'une étude nécessairement de détail et longue. Elle pourrait par suite si la Ville de Lyon la juge opportune, faire l'objet d'un projet spécial qui en raison de sa complexité et de la nécessité d'études de détail paraît pouvoir être détaché du projet général actuellement présenté ". On peut dire exactement la même chose en 1997...

Les formes de l'écoulement au cours de l'inondation

Lorsque l'on examine les modalités de la submersion au cours des inondations il nous semble nécessaire depuis longtemps de distinguer ce que nous appelons l'inondation passive de l'inondation active. Dans le premier cas les eaux montent et submergent mais n'exercent pas de pression sur les obstacles : maisons ou digues. Les matériaux transportés, c'est-à-dire surtout des arbres, n'ont pas de vitesse. Dans ce type les dégâts sont plus faibles sauf dans le cas de matériaux comme le pisé ; ce dernier trempé dans l'eau perd naturellement toute consistance et se désagrège comme un morceau de sucre. Les maisons de la rive gauche d'origine rurale étaient construites dans ce matériau et n'avaient un soubassement en pierre que de quelques centimètres ou au mieux décimètres. Aussi dès 1840 le maire de la Guillotière Jacques Bernard prend un arrêté réglementant la hauteur minimale de ce soubassement en fonction de la hauteur atteinte par les eaux(3). On le renouvellera après 1856.

L'inondation active est celle dans laquelle les eaux ont du courant sur le Rhône en crue. Elles peuvent atteindre ou même dépasser une vitesse de 10 kilomètres à l'heure et transportent rapidement les débris dont elles sont chargées. Dans ce cas, les troncs d'arbres sont de véritables béliers renversant tous les obstacles. On comprend que la loi de 1857 toujours en vigueur sur la protection contre les crues des agglomérations situées dans les zones inondables réglemente sévèrement les plantations dans le lit majeur des cours d'eau.

Dans le cas qui nous occupe ces courants intervinrent surtout dans deux situations bien distinctes.

Pendant la crue elle-même, de violents courants furent surtout perceptibles sur la rive gauche et cela pour plusieurs raisons. La rupture des digues amont (Vaulx-en-Velin et surtout celle en terre des Charpennes) canalise dans un premier temps les eaux du nord-est vers la Guillotière. Ensuite la disposition du relief de détail provoque un rétrécissement très net des zones basses au droit du promontoire Saint-Louis-la Madeleine qui se rapproche du Rhône vers le pont de la Guillotière. Enfin, une zone de points bas est matérialisée par le cours de la Rize encore totalement à ciel ouvert à cette date. En ajoutant encore l'effet de barrage du cours des Brosses, on comprend que de violents courants se soient développés dans tout le secteur au nord et au sud de la Grande Rue de la Guillotière. Il n'est pas étonnant dans ces conditions que ce sont les maisons de cette zone qui subirent le plus de dégâts et que les victimes y furent les plus nombreuses(4).

Fig. 4. Périmètre des inondations de 1840 et 1856 dans l’agglomération lyonnaise, 1936 (Lyon, Archives municipales, 963 Wp 82). Reprod. 5 Ph 35734.

En fin de crue, intervint le phénomène dit " des eaux claires " ; lorsque le débit commence à diminuer la puissance de transport du cours d'eau diminue aussi et les courants abandonnent la plus grande partie de leur charge ; ils n'en deviennent que plus " agressifs " et leur force s'exerce dans de forts phénomènes de creusements et ravinements. Il en fut ainsi à l'aval dans le secteur des Rivières, le Gerland actuel. Mais le phénomène fut limité par rapport aux événements de 1840 car la Saône était, on l'a vu beaucoup moins haute en 1856. En 1840 au contraire, la Saône était toujours très haute au bout d'une semaine alors que le Rhône avait baissé rapidement au bout de trois jours, de telle sorte que la rivière se dirigeait vers le fleuve à travers la Presqu'île, ravinant les rues et déterrant les morts des cimetières. En 1856 la Saône se maintint presque complètement à l'intérieur des quais pour la plupart nouvellement construits, sauf entre le pont la Feuillée et la passerelle Saint-Georges et par la rue Port-du-Temple (jusqu'à la place des Célestins) mais ne traversa pas la Presqu'île.

Il nous apparaît clairement que nous connaissons avec une certaine précision les faits relatifs à la crue de 1856 dans le territoire de la rive gauche du Rhône ; il n'en est pas de même pour la Presqu'île où des inconnues subsistent sur l'étendue réelle de la submersion. Mais cela est peut-être dû à notre ignorance de documents dont nous n'avons pas connaissance.

Jean Pelletier
Professeur émérite à l’université Lumière-Lyon 2

Légendes des illustrations

Fig. 1. Dégâts provoqués par l’inondation du Rhône en 1856. Vue prise depuis le cours Bourbon près de la rue F. Rabelais, le 5 juin 1856. Cliché Louis Froissart. Photogr. négatif sur verre (Lyon, Archives municipales, 3 Ph 609).

Fig. 2. Périmètre des inondations de 1840 et 1856 dans la ville de Lyon et ses environs (Lyon, Archives municipales, 2 S 69/a). Reprod. 5 Ph 35739.

Fig. 3. " Plan général des travaux projetés pour l’endiguement du Rhône dans la traversée de Lyon et au-dessus jusqu’en amont du village de Vaux [...] ", dressé par Dausse, 18 août 1830 (Lyon, Archives municipales, 1 S 98). Reprod. 5 Ph 35741.

Fig. 4. Périmètre des inondations de 1840 et 1856 dans l’agglomération lyonnaise, 1936 (Lyon, Archives municipales, 963 Wp 82). Reprod. 5 Ph 35734.


1- Lyon, Archives municipales, 450 028.
2- Ibid., 963 Wp 82.
3- Arrêté du maire de la commune de la Guillotière, 7 décembre 1840 , vu et approuvé par le Préfet du Rhône le 9 décembre 1840 (Ibid., , 4 Wp 51).
4-
Ibid., 4 Wp 52.

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