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Description
des travaux
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Fig. 2. Triangulation
de L.M. Fouque : croquis des points trigonométriques
(Lyon, Archives municipales, 784 Wp 1). Reprod. 5 Ph 35674.
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Empruntons à
la notice historique, déjà citée, le récit
détaillé de la poursuite des travaux :
" Pour
que celui-ci [le futur plan] présentât
toutes les garanties de précision désirables,
il était indispensable qu’il fût rattaché
à une triangulation générale enlaçant
les points principaux du territoire de la ville dans un
seul et unique réseau indéformable.
Un
réseau composé de six grands triangles ayant
un sommet central commun sur le clocher de l’église
de Fourvière, lequel constitue le point n°1 de la
triangulation [fig. 2](10),
couvre non seulement l'agglomération Lyonnaise, mais
s'étend même un peu au-delà, leurs autres
sommets étant situés ainsi qu'il suit :
Point
n°2 - Clocher de la nouvelle église de Villeurbanne,
Point
n°3 - Toiture du grand bâtiment de l'hospice de Saint-Jean
de Dieu,
Point
n°4 - Tour de la maison Janin située à Sainte-Foy-lès-Lyon,
Point
n°5 - Les Massues - aqueducs de Tassin-la-Demi-Lune,
Point
n°6 - La Duchère - Fort pare à dos,
Point
n°7 - Fort de Montessuy, commune de Caluire.
Le
périmètre du polygone formé par la
réunion rectiligne des six derniers points qui précèdent,
mesure un développement total de 23 kilomètres,
669 mètres, englobant une superficie territoriale
de plus de 5000 hectares.
L'élément
primordial de cette triangulation est une base mesurée
établie rue Garibaldi, entre le boulevard du Nord
et le château de la Buire, aujourd'hui démoli.
Les projections de ses deux extrémités sont
repérées par des bornes en pierre de taille
enfouies dans le sol de ladite rue. Cette base a été
mesurée avec le plus grand soin deux fois et en sens
inverse, au moyen d'un ruban en acier de 40 mètres
de longueur préalablement étalonné.
La moyenne entre les deux mensurations ressortait à
2301m,973.
Il
est à remarquer qu'il n'y eut entre elles deux qu'une
différence de 0m,05 seulement, soit 1/46 000
de la longueur moyenne, résultat qui fut jugé
assez satisfaisant pour que l'on soit dispensé de
toute mensuration ultérieure.
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Fig.
3. Triangulation de L.M. Fouque : schéma de la
rose des sept points de premier ordre (Lyon, Archives municipales,
925 Wp 261). Reprod. 5 Ph 35375.
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Cette
première base mesurée, servit à établir
une seconde base calculée de plus grande longueur,
laquelle fut utilisée pour la détermination
du réseau principal ou rose des six grands triangles
indiqués ci-dessus [fig. 3](11).
Ce calcul fut facilité par la disposition de la base
mesurée qui coupait, non loin de la normale et à
peu près dans son milieu le rayon ou côté
Fourvière-Clocher de Villeurbanne, de la rose générale,
circonstance qui permit de prendre cette base comme méridienne
provisoire pour calculer la longueur de ce rayon ou côté,
qui fut trouvé être de 5292m,60 et de déterminer
ensuite le rayon ou autre côté opposé
Fourvière-les Massues, de deux façons distinctes,
en passant, d'une part par les trois triangles de gauche ;
d'autre part, par les trois triangles de droite. Les deux
résultats ont différé de 0m,075 sur
la longueur, et de une seconde cinq dixièmes (1,5")
à l'azimut provisoire. De très légères
modifications apportées aux angles observés,
ont fait disparaître ces différences d'ailleurs
extrêmement minimes.
Un
réseau de triangulation de 2ème
ordre s'appuyant sur la rose générale, et
soudés entre eux, a été établi
ensuite par le même triangulateur, Mr Fouque,
dans les 1er, 2ème, 4ème
et 5ème arrondissements de la ville ;
et quelques uns aussi, mais en très petit nombre,
dans les 3ème et 6ème
arrondissements (rive gauche du Rhône). Les points
de second ordre, placés sur des lieux accessibles,
tels que des toitures de maisons et de monuments, des clochers,
dômes, forts, ponts, etc., offrant des chances de
longue durée, servirent pour la
plupart de points de stationnements. Ils sont représentés
sur les lieux par le sommet de cônes en bois mobiles,
encastrés en grande partie dans des bornes en ciment,
et plus rarement dans des appareils en fer [fig. 4](12).
Ces cônes, qui s'enlèvent à volonté,
font place, le moment venu, à l'instrument servant
à la mesure des angles. Le réseau de 2ème
ordre a pour but de fournir, non seulement des points de
stationnement, mais aussi des bases pour la détermination
des points de 3ème ordre, spécialement
destinés à repérer les opérations
d'arpentage.
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Fig.
4. Cône de signalisation, dessin à la plume et
au lavis (Lyon, Archives municipales, 938 Wp). Reprod. 5 Ph
35615.
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Les
points de tous ordres sont calculés et rapportés
à une méridienne unique et à sa perpendiculaire
qui l'une et l'autre passe par le dôme de l'Hôtel
de Ville où elles se croisent. L'orientation de la
méridienne est déduite de trois points de
la Carte de France fournie par le dépôt de
la Guerre, savoir Fourvière-observatoire, clocher
de l'ancienne église de Villeurbanne, et clocher
de L’église de Cuire. L'instrument qui a servi à
la mesure des angles est un théodolite de Brunner
[fig. 5] de 0m,22 de diamètre, donnant directement
les cinq secondes (0° 00' 05"), portant quatre verniers
et une lunette unique et excentrique. Les angles des triangles
de premier ordre ont été mesurés par
la méthode dite de réitération, par
six séries représentant 96 lectures. Ceux
des triangles de deuxième ordre par la mesure dite
de répétition, par deux ou trois séries
d'angles quadruples ou sextuples suivant les exigences des
opérations. Enfin les angles des triangles de 3ème
ordre ont été mesurés également
avec la même méthode de répétition,
suivant deux séries au moins d'angles quadruples.
Les faibles différences trouvées pour les
longueurs des côtés communs des triangles de
tous ordres, calculés au moyen des angles ci-dessus,
démontrent qu'ils ont été mesurés
avec une grande précision.
Les
calculs de tous les points se divisent en calculs préliminaires
et en calculs définitifs. Dans les uns et les autres,
l'approximation dans les chiffres a été poussée
jusqu'au dixième de seconde (0°00'00"1) pour les
angles, et au millimètre (0m,001) pour les lignes.
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Fig.
5. Théodolite de Brunner grand modèle, 1860.
Dépôt des archives municipales de Lyon à
Géomusée. Reprod. 5 Ph 35660.
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Les
calculs préliminaires font répartir ainsi
qu'il suit les différences obtenues pour les longueurs
des côtés communs :
1°-
Dans la rose des triangles de premier ordre, cette différence
ne dépasse pas 1/40 000, alors que le cahier des
charges accorde pour tous les réseaux une tolérance
de 1/3000. (Celle accordée pour les triangles de
la carte de France est de 1/30 000). 2°- Dans les triangles
de 2ème et 3ème ordre,
les calculs ne font reporter pour les longueurs des côtés
communs que des différences inférieures à
six centimètres (0m,06) quelle que soit la longueur
de ces côtés, lesquels n'atteignent pas le
tiers de la tolérance accordée. Les calculs
définitifs sont effectués après l'opération
dite de balancement des angles, qui consiste à modifier
les angles des triangles primitifs de manière à
annuler autant que possible les différences résultant
des calculs préliminaires quelques minimes qu'elles
soient. On est arrivé ainsi à faire de la
triangulation dont il s'agit un tout homogène dans
tout son ensemble et dans ses parties.
Les
pièces de cette triangulation se composent :
1°-
Du registre des angles observés, comprenant onze
gros volumes contenant ensemble 6599 pages.
2°-
Des registres des calculs effectués comprenant trois
volumes contenant ensemble 2548 pages.
3°-
D'un registre trigonométrique de 129 doubles pages,
contenant, entre autres indications, la désignation
de l'emplacement des points trigonométriques, les
angles des triangles, la longueur de leur côté,
les coordonnées rectangulaires de leurs sommets,
et enfin des croquis indiquant la situation topographique
de chaque point.
Commencée
en 1861, la triangulation de Fouque a été
terminée en 1869.
Elle
a donc duré 7 années (on a vu plus haut qu'elle
ne comprend pas la détermination des points de 2ème
et 3ème ordre dans les 3ème
et 6ème arrondissements, rive gauche du
Rhône). Les points trigonométriques déterminés
par cette triangulation sont au nombre total de 385 points,
savoir :
Points
de 1er ordre 7
id. 2ème
89
id. 3ème 289
Total
égal 385 points
Au
fur et à mesure des besoins du levé du plan
des quartiers de la rive gauche du Rhône (3ème
et 6ème arrondisst), des triangulations
partielles se rattachant entre elles et à la grande
triangulation générale de Fouque, ont été
successivement exécutées par M.M. Grisard,
et l'association Mermet et Vernay. Les nouveaux points déterminés
par eux sont au nombre de 240 [...].
Nombre
total de points de tous ordres actuellement déterminés :
625 points.
Il
ne reste plus à trianguler actuellement, pour l'achèvement
complet de la triangulation de la ville, que les quartiers
excentriques de Montchat et de Montplaisir dans le 3ème
arrondissement, et ceux des Massues et du Point-du-Jour
dans le 5ème. On peut évaluer le
nombre de point à déterminer dans ces quartiers
à 138, savoir 25 de second ordre et 113 de 3ème
ordre. Le nombre de points trigonométriques déterminés
par la triangulation générale et complète
de la ville, s'élèvera ainsi à 763
points [...].
Bien
que menée fractionnellement, cette triangulation
n'en constitue pas moins une oeuvre parfaitement homogène
dans son ensemble aussi bien que dans ses parties. Le territoire
englobé dans la Commune de Lyon mesurant une étendue
totale et approximative de 4400 hect., le nombre de points
trigonométriques se trouvent répartis de la
manière suivante : un point principal de 1er
ordre pour 628 ha 57a un point de second ordre ou de stationnement
pour 27 ha 00 a un point de troisième ordre pour
7 ha 42a.
Ou
bien encore, en ne tenant compte que du nombre total de
points, sans distinction de leur ordre, un point pour 5
ha 76a"(13) .
Les
points de tous ordres sont calculés et rapportés
à une méridienne unique et à sa perpendiculaire
qui l'une et l'autre passe par le dôme de l'Hôtel
de Ville où elles se croisent. L'orientation de la
méridienne est déduite de trois points de
la Carte de France fournie par le dépôt de
la Guerre, savoir Fourvière-observatoire, clocher
de l'ancienne église de Villeurbanne, et clocher
de L’église de Cuire. L'instrument qui a servi à
la mesure des angles est un théodolite de Brunner
[fig. 5] de 0m,22 de diamètre, donnant directement
les cinq secondes (0° 00' 05"), portant quatre verniers
et une lunette unique et excentrique. Les angles des triangles
de premier ordre ont été mesurés par
la méthode dite de réitération, par
six séries représentant 96 lectures. Ceux
des triangles de deuxième ordre par la mesure dite
de répétition, par deux ou trois séries
d'angles quadruples ou sextuples suivant les exigences des
opérations. Enfin les angles des triangles de 3ème
ordre ont été mesurés également
avec la même méthode de répétition,
suivant deux séries au moins d'angles quadruples.
Les faibles différences trouvées pour les
longueurs des côtés communs des triangles de
tous ordres, calculés au moyen des angles ci-dessus,
démontrent qu'ils ont été mesurés
avec une grande précision.
Les
calculs de tous les points se divisent en calculs préliminaires
et en calculs définitifs. Dans les uns et les autres,
l'approximation dans les chiffres a été poussée
jusqu'au dixième de seconde (0°00'00"1) pour les
angles, et au millimètre (0m,001) pour les lignes.
Les
calculs préliminaires font répartir ainsi
qu'il suit les différences obtenues pour les longueurs
des côtés communs :
1°-
Dans la rose des triangles de premier ordre, cette différence
ne dépasse pas 1/40 000, alors que le cahier des
charges accorde pour tous les réseaux une tolérance
de 1/3000. (Celle accordée pour les triangles de
la carte de France est de 1/30 000). 2°- Dans les triangles
de 2ème et 3ème ordre,
les calculs ne font reporter pour les longueurs des côtés
communs que des différences inférieures à
six centimètres (0m,06) quelle que soit la longueur
de ces côtés, lesquels n'atteignent pas le
tiers de la tolérance accordée. Les calculs
définitifs sont effectués après l'opération
dite de balancement des angles, qui consiste à modifier
les angles des triangles primitifs de manière à
annuler autant que possible les différences résultant
des calculs préliminaires quelques minimes qu'elles
soient. On est arrivé ainsi à faire de la
triangulation dont il s'agit un tout homogène dans
tout son ensemble et dans ses parties.
Les
pièces de cette triangulation se composent :
1°-
Du registre des angles observés, comprenant onze
gros volumes contenant ensemble 6599 pages.
2°-
Des registres des calculs effectués comprenant trois
volumes contenant ensemble 2548 pages.
3°-
D'un registre trigonométrique de 129 doubles pages,
contenant, entre autres indications, la désignation
de l'emplacement des points trigonométriques, les
angles des triangles, la longueur de leur côté,
les coordonnées rectangulaires de leurs sommets,
et enfin des croquis indiquant la situation topographique
de chaque point.
Commencée
en 1861, la triangulation de Fouque a été
terminée en 1869.
Elle
a donc duré 7 années (on a vu plus haut qu'elle
ne comprend pas la détermination des points de 2ème
et 3ème ordre dans les 3ème
et 6ème arrondissements, rive gauche du
Rhône). Les points trigonométriques déterminés
par cette triangulation sont au nombre total de 385 points,
savoir :
Points
de 1er ordre 7
id. 2ème
89
id. 3ème 289
Total
égal 385 points
Au
fur et à mesure des besoins du levé du plan
des quartiers de la rive gauche du Rhône (3ème
et 6ème arrondisst), des triangulations
partielles se rattachant entre elles et à la grande
triangulation générale de Fouque, ont été
successivement exécutées par M.M. Grisard,
et l'association Mermet et Vernay. Les nouveaux points déterminés
par eux sont au nombre de 240 [...].
Nombre
total de points de tous ordres actuellement déterminés :
625 points.
Il
ne reste plus à trianguler actuellement, pour l'achèvement
complet de la triangulation de la ville, que les quartiers
excentriques de Montchat et de Montplaisir dans le 3ème
arrondissement, et ceux des Massues et du Point-du-Jour
dans le 5ème. On peut évaluer le
nombre de point à déterminer dans ces quartiers
à 138, savoir 25 de second ordre et 113 de 3ème
ordre. Le nombre de points trigonométriques déterminés
par la triangulation générale et complète
de la ville, s'élèvera ainsi à 763
points [...].
Bien
que menée fractionnellement, cette triangulation
n'en constitue pas moins une oeuvre parfaitement homogène
dans son ensemble aussi bien que dans ses parties. Le territoire
englobé dans la Commune de Lyon mesurant une étendue
totale et approximative de 4400 hect., le nombre de points
trigonométriques se trouvent répartis de la
manière suivante : un point principal de 1er
ordre pour 628 ha 57a un point de second ordre ou de stationnement
pour 27 ha 00 a un point de troisième ordre pour
7 ha 42a.
Ou
bien encore, en ne tenant compte que du nombre total de
points, sans distinction de leur ordre, un point pour 5
ha 76a"(13) .
Commencée
en 1861, la triangulation de Fouque a été
terminée en 1869.
Elle
a donc duré 7 années (on a vu plus haut qu'elle
ne comprend pas la détermination des points de 2ème
et 3ème ordre dans les 3ème
et 6ème arrondissements, rive gauche du
Rhône). Les points trigonométriques déterminés
par cette triangulation sont au nombre total de 385 points,
savoir :
Points
de 1er ordre 7
id. 2ème
89
id. 3ème 289
Total
égal 385 points
Au
fur et à mesure des besoins du levé du plan
des quartiers de la rive gauche du Rhône (3ème
et 6ème arrondisst), des triangulations
partielles se rattachant entre elles et à la grande
triangulation générale de Fouque, ont été
successivement exécutées par M.M. Grisard,
et l'association Mermet et Vernay. Les nouveaux points déterminés
par eux sont au nombre de 240 [...].
Nombre
total de points de tous ordres actuellement déterminés :
625 points.
Il
ne reste plus à trianguler actuellement, pour l'achèvement
complet de la triangulation de la ville, que les quartiers
excentriques de Montchat et de Montplaisir dans le 3ème
arrondissement, et ceux des Massues et du Point-du-Jour
dans le 5ème. On peut évaluer le
nombre de point à déterminer dans ces quartiers
à 138, savoir 25 de second ordre et 113 de 3ème
ordre. Le nombre de points trigonométriques déterminés
par la triangulation générale et complète
de la ville, s'élèvera ainsi à 763
points [...].
Bien
que menée fractionnellement, cette triangulation
n'en constitue pas moins une oeuvre parfaitement homogène
dans son ensemble aussi bien que dans ses parties. Le territoire
englobé dans la Commune de Lyon mesurant une étendue
totale et approximative de 4400 hect., le nombre de points
trigonométriques se trouvent répartis de la
manière suivante : un point principal de 1er
ordre pour 628 ha 57a un point de second ordre ou de stationnement
pour 27 ha 00 a un point de troisième ordre pour
7 ha 42a.
Ou
bien encore, en ne tenant compte que du nombre total de
points, sans distinction de leur ordre, un point pour 5
ha 76a"(13) .
Une seconde
notice historique de 1921 nous apprend que l'orientement de la méridienne
qui résulte de calculs sur trois points de la carte d’État
Major établie par le ministère de la Guerre " a
été vérifié par observations astronomiques
en 1864 par Mrs Leverrier et Barbier astronomes, directeur
et astronome adjoint de l'Observatoire de Paris. Les discordances
furent légères et l'orientement déduit des
calculs adoptés "(14).
Le 23 août
1865, le signal de triangulation situé sur le clocher de
Villeurbanne est démoli à la demande du curé,
les observations sur ce point étant terminées.
Levé
et rapport du plan de la ville
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Fig.
6. Nivellement général de la ville de Lyon,
exécuté en 1857 par Bourdalouë, Bourges,
Impr. et lithogr. de Jollet-Souchois, 1858 : opérateurs
et lecteurs du nivellement (Lyon, Archives municipales, 1
C 6911). Reprod. 5 Ph 35669.
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 |
" Dès
que la triangulation générale de la ville
fut commencée on se préoccupa du levé
du plan de détails en vue duquel elle était
exécutée. Point n'était besoin, en
effet, pour procéder aux opérations de ce
levé, d'attendre que cette triangulation fut achevée ;
il suffisait pour que le plan d'une partie quelconque de
la ville puisse être établi, que des points
trigonométriques y soient déterminés
en nombre suffisant. On procède donc par quartiers,
à des levés partiels, au fur et à mesure
que tel ou tel quartier était triangulé. C'est
ainsi que les travaux de la triangulation et ceux du levé
de plan furent exécutés pour ainsi dire, simultanément.
Le plan parcellaire ou de détails est rapporté
à l'échelle du 1:500e (0m,02 =
1m,00) d'après la carte d'assemblage dressée
pour arrêter la position de ces feuilles. Il se composera
de 342 feuilles ou portion de feuilles représentant
la totalité de la Commune de Lyon. Chaque feuille
mesure 1m,00 de longueur sur 0m,60 de largeur, et représente
ainsi, lorsqu'elle est complète une étendue
du territoire de 15 hectares.
Ledit
plan comporte tous les détails nécessaires
à la distinction de chaque propriété,
et à la conformation des parcelles, des monuments,
avec leur armature intérieure, les voies publiques
de toute nature avec toutes les installations qu'elles contiennent :
trottoirs, plantations, fontaines, candélabres, bouches
d'arrosage, kiosques, etc. ; les cimetières
avec leurs détails ; et enfin les constructions
de toute nature.
Chaque
feuille de plan est accompagnée d'un registre indiquant
l'emplacement la nature de chaque parcelle, ainsi que le
nom de son propriétaire(15).
Le
plan parcellaire de la Commune de Lyon est actuellement
établi pour toute la partie urbaine, ou ville proprement
dite. Il reste à dresser celui de la partie suburbaine
ou banlieue. On procède depuis deux ans déjà
au levé du quartier excentrique des Rivières,
de Gerland et de la Mouche (partie sud du 3ème
arrondissement). Ce travail étant aujourd'hui très
avancé, il figure comme terminé dans les renseignements
statistiques qui suivent.
On
a déjà vu que l'ensemble de l'agglomération
Lyonnaise recouvre une superficie totale d'environ 4400
hect. et que le plan parcellaire se composera de 342 feuilles
ou parties de feuilles.
La
partie de cette agglomération dont le plan est actuellement
établi mesure une superficie de 2628 ha répartis
en 174 feuilles ou portions de feuilles.
Les
différentes régions de la banlieue de la ville
dont le plan est encore à établir mesurent
ainsi une superficie totale de 1772 hect. et les feuilles
ou portions de feuilles restant à constituer, sont
encore au nombre de 168 feuilles "(16).
L'état
du financement est à la date du 15 mai 1894 :
Triangulation :
dépenses réalisées pour 485 points : 22 267 F
pour la détermination des points, 19 676 F pour
les frais accessoires (échafaudages, bornes, signaux et repères
etc.), soit 41 943 F au total, il reste à réaliser :
9 240 F. Prix de revient d'un point trigonométrique :
35,62 + 31,48 = 67,10 F.
Levé
et rapport du plan d'ensemble à l'échelle du 1:500e :
dépenses réalisées pour 174 feuilles dont 56
reproduites par la gravure et 116 par l'autographie : 166 290,45 F.
Il reste à réaliser 78 709,55 F soit au
total 245.000 F. Prix de revient par hectare : 57,74 F.
Le
nivellement général de la ville, lui, a coûté
16.000 F(17). Il a été réalisé
à la suite du nivellement général du cours
du Rhône entre la Méditerranée et Genève,
effectué par Bourdalouë, en 1857 (fig. 6 et 7).
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Fig.
7. Nivellement général de la ville de Lyon,
exécuté en 1857 par Bourdalouë, Bourges,
Impr. et lithogr. de Jollet-Souchois, 1858 : porte-mire
(Lyon, Archives municipales, 1 C 6911). Reprod. 5 Ph 35670.
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Les
géomètres
" Différents
géomètres ont effectué le lever de détails
sur triangulation de Fouque, ce sont MMrs Vignat, Raymond(18),
Billaud(19) et Mermet(20) ".
Balthazard
Vignat
Balthazard Vignat
est employé en 1859 et 1860, en qualité de géomètre
à traitement fixe, au service municipal de la Voirie. Il
est chargé du tracé des alignements des rues et du
levé d’un nouveau plan parcellaire du quartier de Perrache.
À la fin de la rédaction de ce dernier, en 1861, à
l’instigation de l’ingénieur en chef Bonnet, il s’établit
à son compte pour continuer la confection du plan parcellaire
de toute la partie de la Ville située à l’ouest du
Rhône, comprenant le premier, le second, le quatrième
et le cinquième arrondissement.
Il habite successivement
place Napoléon en 1862, au 9, route du Bourbonnais en 1864
et au 37, rue (ou place) de la Pyramide de 1865 à 1876.
Il
signe une soumission conforme au cahier des charges le 1er octobre
1861 et commence immédiatement les travaux : " La
surface totale à lever annuellement sera de soixante-dix
hectares environ "(21). Le territoire
à lever est divisé en quatre zones. Les prix accordés
vont de trente à cent francs l'hectare suivant les difficultés
de chaque zone. Ni la superficie totale, ni le délai d’exécution
ne sont indiqués.
Le
7 août 1864, les feuilles de Vaise sont annoncées comme
imminentes par B. Vignat. Il réclame les calculs de la triangulation
de Fouque pour la prochaine zone, il a attendu dix-huit mois pour
avoir ceux de la zone terminée : " Tous les
jours de mauvais temps de ces dix-huit mois ont été
perdus pour moi, j'aurai pu les employer au rapport de mon plan.[...]
Mr Fouque m'a donné sa triangulation [...] sur
vingt-cinq bouts de papier au lieu d'un registre "(22).
Le
1er janvier 1865, la vérification des feuilles
livrées n'est pas effectuée. Il se plaint des lenteurs
des règlements et, pratiquement chaque mois, il adresse une
supplique pour tenter d'accélérer la procédure.
Le 2 mai 1869, il lui est même répondu qu'il ne touchera
rien avant janvier 1870, par manque de crédits(23).
Le 11 avril
1867, il lui faut de nouveaux points trigonométriques car
les candélabres du quai Saint-Vincent qui servaient de repère
ont été déplacés. À la même
époque, une petite polémique s'installe pour l'omission
sur les plans livrés, de détails réclamés
par Grisard, le vérificateur, et qui ne sont pas dus d'après
le géomètre.
B.
Vignat s'adresse au maire pour continuer le plan interrompu depuis
le 15 octobre 1870, à cause des événements(24).
L'ingénieur adjoint fait un rapport où il indique,
le 5 décembre : " Le service a toujours été
satisfait des travaux de M. Vignat qui fait preuve d'exactitude
et de talent. Nous proposons de répondre
à ce géomètre que l'administration est disposée
à lui confier de nouveaux travaux lorsque les circonstances
et les besoins le permettront "(25).
Le 1er mars 1871, il précise : " Les
travaux confiés à Monsieur Vignat [...] ont
dû être ajournés et les circonstances ne permettent
pas encore d'en autoriser la continuation [...] mais il importe
essentiellement que pour les parties de ces travaux qui étaient
commencées, les frais payés pour
les croquis et l'arpentage ne soient pas perdus et que le pétitionnaire
soit autorisé à procéder à leur achèvement "(26).
La
correspondance du 5 mai 1871 confirme la demande du géomètre :
" j'attends avec impatience parce que je suis sans travail
depuis le mois d'octobre "(27).Il
lui sera seulement accordé de finir quatre feuilles dont
les travaux sont en cours.
Un nouveau cahier
des charges sera dressé en 1873 pour lui permettre de terminer
les travaux qui lui ont été confiés en 1861.
Il est identique au premier sauf le dernier article : " L’administration
se réserve, dans le cas ou elle voudrait donner une grande
impulsion à ses travaux, de pouvoir employer plusieurs géomètres
au levé du plan de la Ville et aux mêmes conditions
que celles contenues dans le présent cahier des charges,
sans que le géomètre qui déjà aurait
soumissionné, puisse élever aucune protestation en
demande d’indemnité pour les quartiers ou emplacements que
l’administration croirait devoir leur confier à lever "(28).
Les prix sont les mêmes que douze ans auparavant.
B.
Vignat décède subitement au mois de décembre
1876. Il vient de terminer vingt feuilles de la presqu’île
de Perrache, du cours du Midi à la pointe du pont de la Mulatière,
soit cent soixante-dix hectares à cinq francs l’un, qui seront
réglés aux héritiers(29).
E.
Simon
" En
1868, Monsieur Grisard conducteur principal du service de
la Voirie, continue la triangulation [...]. Elle
s'appuie et se rattache à la triangulation générale
de Fouque. Le géomètre Simon a été
chargé du lever de détails "(30).
E. Simon est
installé au 34, rue Saint-Jean à Lyon. Il est chargé
en juillet 1868 de lever l’équivalent de dix feuilles, du
Rhône à la voie ferrée des Brotteaux, entre
la rue Moncey et la Grande rue de la Guillotière, sauf la
caserne de la Part-Dieu.
Son travail
terminé, E. Simon se plaint des conditions qui lui ont été
faites :
" Mr
Delarue supposait sans doute qu’on pouvait lever bien au-delà
des 70 hectares indiqués au cahier des charges pour
tâche d’une année de travail, puisque les prix
de l’hectare y varient de 30 à 100 francs et en tenant
compte de l’imprévu toujours à la charge de
l’entrepreneur.
Ainsi,
1° le géomètre n’a su que tardivement que
contrairement à tous les précédents,
la moitié du Rhône lui serait retiré.
2°
la configuration angulaire et scindée de la zone
a nécessité l’emploi de 20 feuilles pour une
surface que 10 eussent pu renfermer.
3°
la triangulation retardée a fait perdre le travail
d’un long hiver en modifiant l’ordre à suivre dans
les travaux.
4°
la confection du croquis a bientôt démontré
que les constructions volantes sur les terrains des Hospices
étaient des plus irrégulièrement chargées
de détails très multipliés depuis les
anciens plans, sans cesser pendant le cours des opérations
contrairement à ce qui s’est produit au centre de
la ville, etc., etc., d’où une aggravation considérable
et imprévue des charges.
De
ces dernières, il est infailliblement résulté
qu’au lieu de pouvoir réaliser annuellement 100 hectares
en rapport avec le prix de 45 francs ou plutôt de
35 francs seulement puisque 10 francs sont absorbés
par les déboursés pour aides et faux frais,
il n’a pu en être levé que 45 hectares x 35
francs net = par an la somme de 1.575 francs incontestablement
frustatoire [sic]. Mais le géomètre a foi
dans la haute justice et l’équité de Monsieur
l’inspecteur général pour remédier
dans la mesure du possible à une situation si anormale "(31).
La réception
définitive aura lieu le 5 août 1870 après plusieurs
relances.
10-
Ibid., 924 Wp 1, L.M. Fouque, " Triangulation de la Ville de
Lyon : registre des opérations exécutées dans
les 1er, 2e, 4e et 5e arrondissements, 1860-1869 ".
11- Ibid., 925 Wp 261,
L.M. Fouque, " Triangulation de la Ville de Lyon : cahier de
calculs ".
12- Ibid., 938 Wp non
classé, cône de signalisation, plume et lavis, reproduit
sur le cliché sur verre 15 Ph 1/398.
13- Ibid., 938 Wp non
classé, " Notice historique sur les plans de la ville
de Lyon ", [1894], pp. 20-28.
14- Ibid.
15- Lyon, Archives municipales,
4 S et 1541 Wp 37, matrices du plan au 1:500e, un registre par feuille,
quelques manques.
16- Ibid.,
938 Wp non classé, " Notice historique sur les plans
de la ville de Lyon ", [1894], pp. 28-29.
17-
Ibid., 925 Wp 249, carton 54, dossier 3, prix de revient de l'ancien
et du nouveau plan de Lyon et du nivellement exécuté
par Bourdalouë : états des dépenses [1869].
18-
Benoît Raymond n'est intervenu que sur des portions des feuilles
87, 102, 115, 118 et 119 pour un total de 24 ha 18 ca, vérifiées
par le conducteur Grisard le 27 juin 1868.
19-
Billaud ou Billand n'est cité que dans un rapport de l'ingénieur
du 5 novembre 1870 sur l'arrêt des travaux en cours avec Vignat,
Billand et Simon pour diminuer les dépenses du Service. Ses
travaux n'ont pas été localisés bien que devant
représenter une vingtaine d'hectares. Peut-être ne
s'agissait-il que de travaux en rapport avec la défense,
antérieurs à la Guerre de 1870 (Lyon, Archives municipales,
322 Wp 4). Ou bien faut-il le confondre avec le géomètre
Billiaux dont on relève le nom sur un croquis de la feuille
n° 56, levée justement en 1870, croquis conservé
dans les archives du cabinet Jean-François Perraud, géomètre-expert
à Lyon (planche 24.2.).
20- Ibid.,
938 Wp non classé, " Notice historique sur les plans
de la ville de Lyon ", [1894], dactylogramme, 1921.
21-
Ibid., 925 Wp 249, dossier 14, pièce 1, E.
Faucheux, " Plan de Lyon : levé du géomètre
: cahier des charges ", 1er octobre 1861, 11 p. ms.
22- Ibid.,
pièce 3, lettre de B. Vignat à l'ingénieur
en chef, 7 août 1864.
23- Ibid.,
pièces 5-7, 9, 10 et 13, lettres des B. Vignat les 23 octobre,
27 novembre et 14 décembre 1866, 29 avril et 4 mai 1867,
2 mai 1869.
24- Ibid.,
322 Wp (4), lettre de B. Vignat au maire de Lyon, 28 novembre 1870.
25- Ibid.,
925 Wp 249, dossier 14, pièce 14, rapport de l'ingénieur,
5 décembre 1870.
26- Ibid.,
pièce 15, Celler, rapport de l'ingénieur, 1er mars
1871.
27- Ibid.,
pièce 16, lettre de B. Vignat, 5 mars 1871.
28- Ibid.,
322 Wp (4), cahier des charges, 3 mars 1873.
29- Ibid.,
" Sommes dues aux héritiers Vignat ", 26 mars 1877.
30- Ibid.,
938 Wp non classé, " Notice historique sur les plans
de la ville de Lyon ", [1894], dactylogramme, 1921.
31- Ibid.,
984 Wp 4, E. Simon, " Notes et observations confidentielles
du géomètre Simon à Monsieur l'inspecteur général
des Ponts et chaussées ", 9 février 1870.
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