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Nota
: les plans ou documents graphiques apparaissent en caractères
rouges.
Les sources
signalées ci-après pour l'Ancien Régime sont
les principales. On n'y a pas inclus tel épisode de confection
de plan dont les délibérations et les comptes de la
ville rendent compte de façon ponctuelle.
Plan pour la Garde
de la ville
La compétence
d'assurer sa propre défense fait partie des privilèges
de la ville. Depuis le XVIe siècle, son organisation donne
lieu à des listes d'hommes en état d'assurer la défense,
à des récapitulatifs de leur disposition aux portes
et sur les remparts, à des inventaires d'armes, tous documents
conservés dans la série EE inventoriée par
Alice Joly.
En une occasion
toutefois, cette organisation de la défense est matérialisée
sur un plan. Lorsqu'en 1746, nombre de capitaines pennons renoncent
à leur fonction et que l'on passe de 35 à 28 quartiers
défensifs, un redécoupage est fait. Il donne lieu
à un plan général de la ville articulé
en 28 quartiers.
EE 10, pièces
96 et 97
Délibérations
acceptant la démission des 35 capitaines pennons existants
depuis 1705, qui ne peuvent continuer leurs fonctions ; réduction
des pennonages de 35 à 28 ; décision de déposer
le plan des 28 pennonages aux archives de la ville. (Extrait)
1746, 17
et 24 Mai
EE
10, pièce 98
Extrait imprimé
des deux délibérations précédentes.
- Lyon : Delaroche, 1746.
1746, 26
Mai
EE
11
"Plans
des vingt-huit quartiers de la ville de Lyon fait par ordre de Messieurs
du Consulat".
Registre
in folio, reliure basane brune, 28 plans en couleur sur papier,
page de titre calligraphiée [Benoit Bourdus], table des 28
quartiers.
1746
Voirie
et alignement
La compétence
de voirie
A la fin du
XVIIIe siècle, l'ancien échevin, Marc Antoine Chappe
a classé et inventorié en 23 volumes les archives
de la ville et son travail reste un fil conducteur encore irremplacé
dans les archives anciennes de Lyon. En ce qui concerne les attributions
de voirie, son classement est particulièrement orienté
: il a organisé les pièces de manière à
prouver la compétence de la ville en ce domaine. Ce classement
a été à peu près conservé dans
la série DD. Mais, un certain nombre de plans de la série
DD ont été, pour des raisons de conservation sans
doute, extraits de la série et placés dans la série
S. La correspondance entre ces articles de DD et les plans en série
S a été indiquée, lorsqu'elle a été
possible.
On trouve par
ailleurs des éléments concernant la voirie dans la
série BB parmi les "offices de la ville". Mais, on rencontre
également tout au long des délibérations municipales
des décisions concernant les plans que nous ne pouvons détailler.
Série
BB
Dans la série
BB sont réunies de BB 390 à 397 les pièces
qui attestent des prérogatives du Consulat.
La liasse BB
397 concerne les charges en matière de voirie et correspond
à ce que l'inventaire Chappe avait décrit au volume
XXI, p.130 à 138.
BB
397
Office de voyer
de la ville : création d'un voyer royal et contestation.
Voyer municipal.
-
copie de lettres de Louis XII à Denis Richereau, châtelain
de Saint-Symphorien le Château lui confiant le soin de faire
démolir toutes les avancées galeries, aitres, saillies
et retraits édifiés en bois de sapin sur la Saône
et sur les places, (non signalé par Chappe).
26 août
1509
-
affaire Chazotte : nomination par Henri II d'un voyer royal à
Lyon ; protestations du Consulat et de l'archevêque ; procès
en Parlement ; mémoires argumentaires de la ville.
20
pièces
1549-1556
-
provisions et démissions de voyers nommés par le Consulat.
16
pièces
1556-1765
Série
DD
L'inventaire
ancien dû à Marc Antoine Chappe commence donc par exposer
que c'est une branche de la police qui appartient à la ville
dès avant 1315 et c'est dans le contexte du procès
en cours avec les trésoriers de France en 1760 qu'il ouvre
la série voirie par un précis imprimé signé
Chappe (DD 2, pièce 1).
En effet, un
office de grand voyer de France est créé en 1599.
A la suite de la suppression de cette charge et du report de ses
compétences sur les Bureaux des finances, les trésoriers
de France de Lyon disputent à plusieurs reprises en 1624
(DD 6 pièce 4), 1627, 1629 cette compétence à
la ville, mais sans résultat décisif. La contestation
reprend en 1760. Le différend est tranché en juillet
1763 en faveur du Bureau des finances. Mais la ville fait appel
et, comme souvent dans ce type de conflit entre ville et Bureau
des finances, le Parlement rend en 1769 un arrêt favorable
à la ville de Lyon. En 1776, un nouvel arrêt royal
déboute la ville. C'est jusqu'à cette date que la
ville continue à donner les alignements aux particuliers
(le dernier registre d'alignement conservé dans les archives
municipales de Lyon va jusqu'en octobre 1777).
Après
cette date on pourrait penser chercher les alignements de Lyon dans
les archives du Bureau des finances de Lyon aux archives du Rhône.
Ceci entraîne à reconnaître la sous série
8 C des archives départementales qui renferme les archives
du Bureau des finances.
On trouve, d'une
part, le pendant de la contestation de la voirie de Lyon avec les
prévôts et échevins de la ville dans le dossier
8 C 429 et, d'autre part, un certain nombre d'alignements donnés
par le Bureau entre 1606 et 1790 dans les dossiers 8 C 435 à
440.
Le dossier de
contestation entre la ville et le Bureau des finances, à
propos de la voirie, que conservent les archives du Rhône,
présente l'avantage de nous montrer plus clairement l’issue
du conflit .
Après
deux sévères arrêts du Conseil déboutant
la ville en 1776, c'est le Parlement de Paris qui en 1780 voit trois
de ses décisions cassées : des particuliers avaient
fait appel au Parlement de décisions du Bureau des finances
de Lyon. Le Roi casse le 23 mai 1780 les arrêts du Parlement
des 31 mai, 22 octobre et 9 juillet 1779.
Par contre les
six liasses d'alignements données par le Bureau des finances
concernent dans leur majorité des lieux extérieurs
à Lyon. On peut porter une attention particulière
à celles qui sont postérieures à l'arrêt
de 1776. Après cette date en effet, il y a quelques décisions
concernant Lyon. On remarque qu'il s'agit de points très
mineurs : enseignes, auvents, et fermetures.
A côté
de cette contestation majeure du droit de voirie de la ville, il
y en eut d'autres venant des seigneurs ecclésiastiques. En
particulier, le chapitre Saint-Jean défend son droit de justice
et donc police/voirie dans l'enceinte du cloître, ce qui occasionne
un procès avec la ville.
En conséquence
on trouve dans la série DD, d'abord en ordre chronologique
toutes les occasions où cette compétence a été
contestée et affirmée, comme autant de preuves du
droit de la ville. (DD 2 à DD 10), ce que Chappe appelle
"titres". Viennent ensuite les contestations : avec le chapitre
et l'archevêque elles sont rassemblées de DD 11 à
DD 14, avec les trésoriers de France de DD 18 à DD
21.
En dernier lieu
vient l'exercice de la compétence : ce sont les ordonnances
de voirie, règlements généraux et points particuliers,
enfin les registres d'alignement particuliers et le plan général
d'alignement de 1680.
Les pièces
ainsi classées sont décrites une à une par
Chappe volume V, de la page 379 à 523. En conséquence,
nous n'en donnons qu'une analyse globale.
Procès divers
à propos de la compétence
1) DD 2 - DD 10
: Preuves de la compétence de la ville en matière
de voirie réunies pour le procès de 1752-1763
DD 2
Précis
imprimé de Chappe, 1760 (fig. 1) suivi de pièces rassemblées
là comme justificatives du droit de la ville : ce sont soit
des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant en pièces
originales ou copies.
1309-1473
Registre
factice, 36 pièces, Chappe, V 382-383.
A
signaler :
-
1309-1340 : constructions sur l'arc des merveilles
-
1320 : escaliers Gilles Beraud
-
1379 : latrines Amaury de la Chapelle
-
1395 : confirmation par le bailli de Mâcon des compétences
des"visiteurs jurés" de la ville et démolition en
conséquence de tous les édifices élevés
sans autorisation de la ville
-
1415-1418 : maintien par le Roi et le bailli de Mâcon en possession
de la rue de la Chaîne Robellet, et démolition d'une
maison édifiée indûment.
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Fig. 2.Affiche
relative à la contestation entre le Consulat et les trésoriers
de france concernant la voirie dans la ville (Lyon, Archives
municipales, DD 6, pièce 7). Reprod. 5 Ph 35552.
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DD
3
Suite de pièces
conçues comme justificatives du droit de la ville qui sont
soit des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant.
Registre factice,
45 pièces, Chappe, V, 391-398.
A
signaler :
-
pièce 31 : lettres patentes de Louis XI 3 septembre 1510,
visant à faire démolir toute entrave à la libre
circulation sur la Saône et dans les rues.
1475-1528
DD
4
Suite de pièces
conçues comme justificatives du droit de la ville qui sont
soit des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant.
Registre factice,
36 pièces, Chappe, V, 399-408.
1534-1574
A
signaler :
-
entre la pièce 5 et 6 on aurait dû trouver le n° 27
de Chappe, création d'un office royal de voyer en 1549. Décrit
par Chappe dans la voirie, il a été classé
ultérieurement parmi les offices de la ville dans la série
BB sous la cote, BB 297
-
pièce 24 : "Coustumes de la ville de Lyon des servitudes
et rapports des jurés"
Non
daté, il paraît au milieu du XVIe siècle. En
36 articles, c'est un code de la construction à Lyon.
DD
5
Suite de pièces
conçues comme justificatives du droit de la ville qui sont
soit des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant.
Registre factice,
55 pièces, Chappe, V, 409-415.
1584-1619
A
signaler :
-
pièce 38 : la copie de l'édit de décembre 1607
réglementant la charge de grand voyer de France crée
en 1599 (copie de l'imprimé à Paris chez Mettayer).
DD
6
Suite de pièces
conçues comme justificatives du droit de la ville qui sont
soit des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant.
Registre factice,
89 pièces, Chappe, V, 416-424.
1620-1648
A signaler
:
-
pièce 6 à 23 : contestation entre le Consulat et les
Trésoriers de France concernant la voirie dans la ville :
les pièces 6 et 7 (fig. 2) sont des affiches contradictoires
des deux parties : les trésoriers de France s'appuient sur
l'édit de 1607 signalé ci-dessus qui attribuait à
chacun des Bureaux des finances la juridiction en première
instance de la voirie. Le Consulat proteste et enjoint à
son voyer de continuer ses fonctions
-
pièce 65 : rare plan joint dans le conflit entre la veuve
Doucette et le consulat, ruette Saint-Côme.
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Fig.
1. Précis pour la défénse des droits de la ville dans le procès
entre le Consulat Lyonnais et les trésoriers de France au
sujet de la voirie, rédigé par Marc Antoine Chappe, avocat,
" député de la ville de Lyon " (Lyon, Archives municipales,
DD 2, pièce 1). Reprod. 5 Ph 35575.
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DD
7
Suite de pièces
conçues comme justificatives du droit de la ville qui sont
soit des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant.
Registre factice,
42 pièces, Chappe, V, 424-427.
1649-1655
DD
8
Suite de pièces
conçues comme justificatives du droit de la ville qui sont
soit des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant.
Registre factice,
58 pièces, Chappe, V, 427-432.
1659-1669
A
signaler :
-
la délibération du 9 août 1668 qui fait droit
à la demande des maîtres jurés pour qu'on les
convoque à tous les alignements et mesures.
DD
9
Conflit du Consulat
avec Aimé Gouret, hôte du logis de la pomme rouge rue
de Flandre.
Registre factice,
77 pièces, Chappe, V, 433.
1660-1673
DD
10
Suite de pièces
conçues comme justificatives du droit de la ville qui sont
soit des cas où la ville a exercé sa compétence
de voirie, soit des actes royaux la confirmant.
Registre factice,
29 pièces, Chappe, V, 433-440.
1673-1720
A
signaler :
-
pièce 10 : lettre missive du 6 Décembre 1680 de Demoulceau
fils à son père le renseignant sur la façon
dont Paris procède pour ses alignements (les reculements
et démolitions se font aux frais des particuliers) et lui
parlant de l'alignement général de Lyon qu'il a entrepris.
Il est net par ce texte qu'un plan accompagnait le texte descriptif
des "repaires"
-
pièce 17 : le chapitre Saint-Jean renonce à son appel
au Conseil concernant les alignements donnés aux religieuses
de Sainte Marie-des-chaînes et reconnaît que les trésoriers
de France ont la voirie des routes et des voies navigables.
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