1ère partie

Description matérielle

 

Le document

Il est constitué de 25 feuilles qui ont chacune, en moyenne, 34 cm de hauteur et 44 cm de largeur. L'assemblage forme un rectangle de 1,70 m de hauteur par 2,20 m de largeur.

Ces 25 feuilles sont numérotées à partir du haut en suivant successivement 5 rangées horizontales et en comptant de gauche à droite.

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

La numérotation est effectuée en chiffres arabes de tailles variables, entre 5 et 10 millimètres. La plupart des chiffres sont de gros module. Pour leur donner une certaine épaisseur, on a dédoublé le trait et on l'a rempli de hachures. Seule la planche 16 montre un chiffre petit et dessiné au simple trait.

Ce chiffre est parfois inversé en miroir (planches 3, 4, et 9). Son emplacement est en général au centre et en bas de la planche. Il peut se trouver décalé à droite (planche 6) ou à gauche (planche 9) ou plus haut placé (planche 8).

Une planche n'est pas chiffrée (planche 12). Pour les planches 2, 13, 22, 23 et 25, l'absence de chiffre est peut-être imputable aux lacunes du document.

Une numérotation à l'encre a été reportée en haut dans la marge droite des feuilles. Elle a été apposée évidemment avant l'assemblage des planches. Ces chiffres manuscrits paraissent du XVIe siècle.

Le papier est un papier vergé très usé et où l'on ne distingue aucun autre filigrane que la grappe de raisin au tiers de la feuille (figure 4). Il est bien visible sur les premières planches. Les feuilles qui occupent sur le document les positions marginales ont été très amputées sur leurs bords extérieurs. Les planches situées aux angles ont, de par leur emplacement, perdu de leur surface sur deux dimensions. Étant donné l'aspect effrangé du papier, il semble que ces lacunes, qui courent sur les quatre côtés du plan, soient le résultat de son détachement par arrachage à sec du châssis sur lequel il était collé.

Par ailleurs, les feuilles en position centrale portent, elles, de longues craquelures. Elles affectent verticalement le milieu des planches de la première colonne, de la troisième et de la cinquième colonne. On peut voir dans cette dégradation le malheureux héritage d'une période où le plan était conservé roulé et, par suite, déroulé pour la consultation.

Les 25 feuilles sont gravées en taille-douce : la cuvette est entièrement effacée par l'usure du document et par les lavages de la restauration de 1989 ; mais le trait effilé du burin est bien visible au compte fil. Un seul passage est peut être dû à l'eau forte, dans le cartouche de gauche, le profil et l'épaule féminins. Le travail est fait au trait avec peu de croisures pour ombrer ; le modelé est donné par des tailles rapprochées.

Figure 4
Le filigrane du papier du plan : grappe de raisin.

On ne relève, sur aucune des planches, l'inscription d'une quelconque signature ou seulement sa trace matérielle.

La lettre est constituée par des inscriptions diverses :

- le texte d'un cartouche explicatif à la planche 8

Hunc locum colebant imperatores romani //

maxime Severus sub quo quam multi //

martyres quarte et quinte persecutionis //

Ecclesie temporibus occubuere //

vide Historiam Ecclesiasticam, libro v

- le titre "LYON" dans la même planche.

- les indications des noms des fleuves et des vents.

- les noms de rues, ports, places et édifices relevés dans l'index onomastique.

Ces textes sont réalisés en caractères romains, en petites capitales de type Garamond. Les lettres ont de petits empattements triangulaires en bas des hastes. Des empattements horizontaux décorent le sommet des hastes. Pleins et déliés sont marqués, mais à l'inverse de ce que ferait la typographie : ainsi, c'est la barre oblique du N qui est en plein et non en délié. Le tracé final des lettres est allongé de façon décorative sur le trait final du E et du R (figure 5a, b, c). Les lettres paraissent homogènes sur toutes les planches.

On ne distingue pas le U et le V, les abréviations y sont suspensives et annoncées par un point. Ex : HOTEL-DIEV, H. (HOPITAL), CORDELIERS C. (COUVENT) etc.

Actuellement ne persistent plus que des traces de pigments anciens apposés aux XVIe et XVIIe siècles après assemblage des feuilles : en effet, là où deux feuilles se recouvraient il n'y a pas de couleur. La numérotation manuscrite des planches, antérieure elle aussi à l'assemblage, paraît du XVIe siècle. Ceci permet de dater la couleur et l'assemblage de la fin du XVIe siècle.

Les lettres du plan.

Figure 5a

Figure 5b
Figure 5c.

Des couleurs plus récentes mises au XIXe siècle ont été en grande partie enlevées par la restauration de 1989 : en particulier le rouge et le bleu sur les toitures. Le rouge semble correspondre à des bâtiments privés et à des maisons particulières, le bleu aux bâtiments publics. Les fleuves Rhône et Saône ont été également coloriés, en vert, semble-t-il.

On rencontre sur le plan quatre types de sujets représentés : les constructions, la nature, la vie humaine et animale, les allégories.

Les constructions correspondent aux habitations privées, aux édifices civils ou religieux (couvents, abbayes, hôpitaux), aux édicules utilitaires (croix, puits, fontaines), enfin aux portes et aux ponts. La nature montre les accidents naturels (les fleuves, la roche sur le cours du fleuve, la colline) et la végétation. La vie humaine et animale s'attache aux scènes de la vie quotidienne ainsi qu'à des occupations plus exceptionnelles : travaux de fortifications, scènes militaires, etc. On se reportera à l'étude de J. Rossiaud qui a établi la typologie détaillée de toutes ces représentations et en fait l'analyse critique.

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