Seconde partie

Notes sur les ornements du plan de Lyon au XVIe siècle (3)

 

Éléments pour l'attribution :

Attitude du Génie de Lyon :

- Position surplombante ; attitude ; position des bras ; yeux baissés ; tunique avec le col et le pli caractéristiques : la figure du christ dans l'estampe du Sermon sur la Montagne (Vesme 18) ; la même figure dans un bois en plein la page de titre de : Le Lieux commvns de Iean Ekivs, contre Lvther, publié à Lyon, par Jean Marnax, en 1551 (Baudrier, IV, p. 194, ill.).

- Main gauche retombante de la même figure : le Christ dans le Sermon sur la Montagne (Vesme 18) ; la figure de Léda dans la Léda couchée (Vesme 38) ; La Prudence dans le Miroir politicqve de Guillaume de La Perrière, Lyon, M. Bonhomme, 1555 (Baudrier, X, p. 243, ill.) ; le Poeta, figure dans le titre du Cymbalvm Mvndi de Bonaventure des Periers, Lyon, B. Bonnnyn, 1538 (Baudrier, X, p. 401, ill.).

Type féminin (figure du Génie et figures des cartouches historiés):

- Seins ronds au dessin très marqué (comme cerné) : Léda couchée (Vesme 38) ; Léda debout (Vesme 39) ; Bacchanale (Vesme 40 ; daté de 1564) ; Fou avec deux femmes nues (Vesme 77, pièce incertaine) ; marque de Pierre Fradin (le visage est très proche de la Saône du cartouche droit) (Baudrier, XI, p. 139, ill.) ; marque de Jean Fradin (Baudrier, XI, p. 155, ill.).

- Coiffure avec mèches retombantes sur les épaules : Judith (Vesme 8) ; Bacchanale (Vesme 40 ; daté de 1564).

- Bouche avec un pli de tristesse, voire d'amertume ; dessin de la lèvre supérieure en profil d'arbalète : La Vierge à l'Enfant debout (Vesme 21) ; Léda couchée (Vesme 38) ; Léda debout (Vesme 39) ; Vénus, pièce n 5 de la suite des Sept planètes (Vesme 64) ; Fou avec deux femmes nues (Vesme 77, pièce incertaine) ; La Prudence, bois à l'intérieur du Miroir politicqve de Guillaume de La Perrière, Lyon, M. Bonhomme, 1555 (Baudrier, X, p. 243, ill.)

- Yeux baissés ou clos : Judith (Vesme 8) ; La Vierge à l'Enfant debout (Vesme 21) ; Léda couchée (Vesme 38) ; Léda debout (Vesme 39) ; Fou avec deux femmes nues (Vesme 77, pièce incertaine).

Type masculin :

- Tête de la figure masculine du cartouche gauche : tête de Joseph dans la Visitation, bois pour la bible de 1551 imprimée par Philibert Rollet (Baudrier, X, p. 445 bis) ; profil de Marivs bois à lintérieur de La Première partie dv promptvaire des médalles, Lyon G. Rouillé, 1553, p. 149.

-Figure masculine du cartouche droit : lAdam de la Naissance dAdam (Vesme 1).

Type des putti : chevelure floue avec de longues mèches flottantes ou ramenées sur le devant ; yeux baissés ou clos ; pli amer de la bouche :

Jésus et Jean dans la Sainte Conversation, d'après Le Parmesan (Vesme 23) ; les quatre putti ailés dans la Sainte Marie-Madeleine (Vesme 26) ; les enfants de Léda dans Léda couchée (Vesme 38) ; Léda debout (Vesme 39) ; Dix-neuf putti jouant (Vesme 41) ; Sept putti jouant (Vesme 42) ; Dix enfants dansant au son de la cornemuse (Vesme 44) ; Huit enfants dansant au son de la cornemuse (Vesme 45) ; les putti jouant avec des rinceaux dans le grand alphabet utilisé par Jean II et François Frellon (Baudrier, V, pp. [164]-sqq.) ; les deux putti brandissant des palmes et supportant des écus dans la marque de Vincent de Portonariis, n 9 (Baudrier, V, p. 408, ill.) ; marque (signée) n 1 de Scipion de Gabiano (Baudrier, VII, p. 168, ill.) ; lettre "F" de l'alphabet aux sentences latines (Prvdentia...) utilisé par G. Rouille (Baudrier, IX, p. [60], ill.)

Type des têtes grotesques : les Adeptes (Vesme 28) : turban, coiffe frangée.

On remarquera néanmoins que la gravure des ornements du plan est moins fouillée que dans les productions habituelles de Reverdy.

On ne peut éviter de demander si Reverdy n'aurait pas, sinon graver l'ensemble du plan, du moins dirigé les burinistes qui on accompli ce travail. Taille-doucier ayant pignon sur rue, le Maître Georges des rôles fiscaux pouvait s'adjoindre un compagnon ou, plus sûrement, un apprenti. Au reste, l'examen des arbres et des éléments de végétation, si abondamment répandus dans le plan, fait apparaître certaines similitudes avec les mêmes motifs dans les bois de Reverdy (69).

* *

*

Aurons-nous, jamais, l'occasion de revenir sur Reverdy et de racheter le décousu de ces notes sur les ornements du plan ? Par manière de gage, et au titre d'une conclusion provisoire, nous donnerons, ici, une simple illustration. Ce bois, attribué à Reverdy, orne le Miroir politicqve de Guillaume de La Perrière, Lyon, M. Bonhomme, 1555. Précisons qu'il ne s'agit pas de la Prudence, où J. Baudrier voyait le chef-d'oeuvre de l'artiste. C'est une représentation de la Concorde civique (fig. 13). On ne peut rêver de meilleure image de l'"île gallique" née du "baiser perpétuel" de deux fleuves et maintenue telle par l'amitié de ses citoyens, la philia de lÉthique à Nicomaque, et, au-delà, par ce que Fourier appellerait le "charme social".

Gérard Bruyère

Archives de la ville de Lyon

 

 

Figure 12

Georges Reverdy, Léda couchée, Burin, Bibliothèque Nationale, Cabinet des Estampes.

Figure 13

Georges Reverdy (attribué), bois illustrant Le Miroir Politicque de G. de La Perrière, Lyon, M. Bonhomme, 1555 (apud Baudrier, X, p. [244]).

 

(1) Cf. L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, citée par le père François de Dainville, S.J., Le Langage des géographes, Paris, A. et J. Picard, 1964, pp. 64-66.

(2) Il faut rendre cette justice aux éditeurs du fac-similé de 1872-1876 d'avoir posé le problème en des termes voisins, même si l'hypothèse d'une commande des "nations italiennes" de la Ville n'est pas la nôtre. Cf. Claude Brouchoud, Plan scénographique de la ville de Lyon au XVIe siècle, Lyon, A. Vingtrinier, s.d., 14 p. Extrait de : Revue du Lyonnais, 4e série, t. 1er, 1876, pp. [379]-[391] ; en particulier in fine.

(3) Cf. Ph. Fabia, Pierre Sala, sa vie et son oeuvre, avec la légende et l'histoire de l'Antiquaille, Lyon, Audin, 1934, pp. 236-245.

(4) Cf. L'Entrée de monseigneur le Daulphin faicte en l'antique et noble cité de Lyon l'an Mil cinq cens trente et trois, le XXVI de May, s.l.n.d., ainsi que L'Entrée de la Royne faicte en l'antique et noble cité de Lyon l'an Mil cinq cens trente troys, le XXVII de May, s.l.n.d., cités par V.E. Graham, "L'Humanisme lyonnais à travers les entrées triomphales au XVIe siècle", L'Humanisme lyonnais au XVIe siècle, actes du colloque de Lyon, université Lyon II, mai 1972, Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, 1974, p. 190. Sur le sujet des entrées lyonnaises, cf. Bibliothèque de la ville de Lyon, Entrées royales et fêtes populaires à Lyon du XVe au VVIIIe siècles, catalogue de lexposition, Lyon, 12 juin - 12 juillet 1970, 198 p., ill.

(5) Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, Et à la Royne Catherine son Espouse le XXIII. de Septembre M.D.XLVIII., Lyon G. Rouille, 1549, cité d'après l'édition complétée des relations et documents contemporains, publiée par Georges Guigue, Lyon, Société des Bibliophiles lyonnais, 1927, p. 32 ; le bois représentant L'arc de Bourgneuf est reproduit p. [34].

(6) Cf. The Bartsch illustrated, 25 (commentary), formerly volume 13 (part 2), Early italian Masters, by Mark J. Zucker, New York, Albaris, 1984, pp. 193-194, ill.

(7) Cf. ibidem, pp. 230-231, ill.

(8) Cf. Arthur Henkel & Albrecht Schöne, Emblema : Handbuch zur Sinnbildkunst des XVI. und XVII. Jahrhunderts, Sonderausgabe, Stuttgart, J.B. Metzlersche, 1978, p. 616.

(9) Cf. Claude de Rubys, Les Privilèges, franchises et immvnitez octroyées par les Roys trèschrestiens, avx consvls, eschevins, manans & habitans de la ville de Lyon, & à leur posterité, Lyon, A. Gryphe, 1574, 116 p., épître au gouverneur de Lyon, Mandelot, daté du 10 août 1573 ; en particulier, pp. 89-sqq.

(10) Cf. Giuseppina Zappella, Le Marche dei tipografie degli editori italiani del Cinquecento : repertorio di figure, simboli e soggeti e dei relativi motti, Milano, Editrice Bibliografica, 1986, 2 vol., n LXVII bis a, CCXXX c, et CCXLVII a.

(11) Cf. Anonyme, "Des louenges de Dame Louïze Labé, Lionnoize", pièce appartenant aux "Escriz de diuers Poëtes à la louenge de Louïze Labé Lionnoize", Evvres de Lovize Labé Lionnoize, Lyon, J. de Tournes, 1555, p. 157.

(12) Sur le thème iconographique de la Concorde politique, on se reportera avec intérêt à l'ouvrage d'Anne-Marie Lecoq, François Ier imaginaire : symbolique et politique à l'aube de la Renaissance française, préf. de Marc Fumaroli, Paris, Macula, 1987, pp. 416-433, ill.

(13) Cf. Henri & Julien Baudrier, Bibliographie lyonnaise : recherches sur les imprimeurs, libraires, relieurs et fondeurs de lettres de Lyon au XVIe siècle, 12 vol., Lyon, L. Brun, F. Brossier, Paris, A. Picard, 1895-1921, vol. IX, p. 72 bis, ill.

(14) Cf. ibidem, IX, pp. 6-8, ill.

(15) Cf. ibidem, IV, pp. 343-344, ill.

(16) Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, op. cit., p. [40]-41 ; le bois représentant Le double arc du port sainct Pol est reproduit p. [42].

(17) Cf. ibidem, p. 25 ; le bois illustrant L'obelisque se trouve à la page suivante.

(18) Cf. Toussaint Renucci, Un Aventurier des Lettres au XVIe siècle : Gabriel Symeoni, Florentin, 1509-1570, Paris, Didier, 1943, XL-406 p.-[2] f. de pl. hors texte ; précisément : pp. VII-VIII, pp. 234-sqq., pl. en regard de la p. 236.

(19) Cf. Ennemond Fayard, Études sur les anciennes juridictions lyonnaises, Paris, Guillaumin, Lyon, P. Giraudier, 1867, 309 p., notamment pp. 120-sqq. ; ainsi que Bernard Missol-Legoux, La Voirie lyonnaise du Moyen Âge à la Révolution, thèse pour le doctorat en droit, université de Lyon, Lyon, s.n., 1966, ronéot., XXIX-240 p. ill., en particulier le titre I de la deuxième partie : "Le Roi face aux traditions communales".

(20) Cf. E.L.G. Charvet, Lyon artistique, Architectes, Notices biographiques et bibliographiques, Lyon, Bernoux & Cumin, 1899, p. 76.

(21) Acte cité d'après le résumé qui en est donné, sur une copie, dans l'Inventaire manuscrit dit de Chappe (XVIIIe siècle), aux archives municipales de Lyon, vol. II, pp. 357-sqq. Cf. Marc Guyaz, Histoire des institutions municipales de Lyon avant 1789, Paris, E. Dentu, Lyon, H. Georg, 348 p. ; en particulier p. 223 et pp. 246-sqq.

(22) Cf. Meyer Schapiro, "Sur quelques problèmes de sémiotique de l'art visuel : champ et véhicule dans les signes iconiques", Style, artiste et société, 1982, pp. [7]-34, iil. ; citation prise p. 12.

(23) Cf. L'Entrée de François premier, roy de France, en la cité de Lyon le 12 juillet 1515, publiée pour la première fois d'après le manuscrit de la bibliothèque ducale de Wolfenbüttel, Lyon, Société des Bibliophiles Lyonnais, 1899, pp. [45]-48, citation prise p. [45]. La miniature représentant le parc de Lyon, annoncée, manque dans le manuscrit.

(24) Lyon, Archives municipales : 1 S 150 (BB 143).

(25) Cf. Claude de Rubys, op. cit., pp. 10-11.

(26) Cf. Natalis Rondot, Les Peintres de Lyon du quatorzième au dix-huitième siècle, Paris, E. Plon, Nourrit, 1888, p. 94, n 343.

(27) Cf. Lucien Romier, Jacques d'Albon de Saint-André, maréchal de France (1512-1562) : la carrière d'un favori, Paris, Perrin, 1909, 462 p., ainsi que Jean Tricou, Jetons armoriés de personnages lyonnais, Lyon, Badiou-Amant, 1942, pp. 9-11, ill. ; du même auteur : Armorial et répertoire lyonnais, vol. I, Paris, G. Saffroy, 1965, pp. 34-41.

(28) Cf. Federico Zeri, Renaissance et pseudo-renaissance, Paris, Rivages, 1985, pp. 58-59, ill.

(29) L'édition originale (Devises héroïques par M. Claude Paradin, Chanoyne de Beauieu) est parue à Lyon, chez J. de Tournes et G. Gazeau, en 1551. Nous avons utilisé l'édition (Devises héroïques et emblèmes) "Reueues et Augme[n]tees de Moytie" de Paris, J. Millot, s.d. (épître dédicatoire à Christophe de Harlay), pp. 52-53, ill.

(30) Cf. F. de Dainville, op.cit., p. 136.

(31) Cf. Sylvie Béguin, Jean Guillaume & Alain Roy, La Galerie d'Ulysse à Fontainebleau, introduction d'André Chastel, Paris, Presses Universitaires de France, 1985, p. 176, fig. 80.

(32) Outre les allégories du double arc du port Saint-Paul, déjà mentionnées, il y a celles à l'entrée la demeure du cardinal de Ferrare, archevêque de Lyon : "Sur le portal de son logis magnifique à la romaine, deux figures d'homme et de femme s'entrembrassantz et se soubstenantz d'une des mains sur leurs vases versantz, ung grand lion entre deux, monstroient au dessoubz d'eux une table escripte : OB ADVENTVM HENRICI OPT. PRINC. / VOTIS ANTEA EXPETITVM RHODANVS ATQVE ARARIS GRATVLANTVR" (La Magnificence..., op.cit., p[57]).

(33) On trouvera toutes les analyses ainsi que les références nécessaires chez Sophie Martin, Allégories et symboles de la ville de Lyon, mémoire de maîtrise, université Lumière-Lyon 2, 1988, dactylographié, t. 1, 2e partie, "Étude iconographique", ch. D, "Allégories du Rhône et de la Saône", pp. 72-93, ill., et annexes, t. 2, Catalogue, "Allégories des Fleuves", pp. 174-201, ill. Cf. du même auteur, le catalogue de l'exposition Une Femme, deux fleuves, un lion : allégories et symboles relatifs à la ville de Lyon, depuis sa fondation jusqu'à nos jours, archives municipales de Lyon, 20 février-31 mars 1990, multigraphié, 65 p., 26 ill. Cf. également Gilbert Gardes, "L'Art, l'eau & le Fleuve", in Lyon au fil des fleuves, Lyon, 1982, pp. 214-227, ill.

(34) Cf. C. Jacob, "Histoire de cartes", Préfaces, La Cartographie et ses méthodes, 1988, pp. 76-83, ill., citation prise p. 82.

(35) Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, op. cit., p. [40].

(36) Cf. Courboin, Histoire illustrée de la gravure en France, Paris, 1923, n 234, ill. Ce bois est conservé au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, à Paris.

(37) Cf F. de Dainville, op.cit.

(38) Cf. Description générale de la ville de Lyon et des anciennes provinces du Lyonnais & du Beaujolais par Nicolas de Nicolay, publié par la société de topographie historique de Lyon, Lyon, 1881, 283 p., citation prise p. 214.

(39) Cf. Paul Claudel, "Éloge de Lyon", texte paru dans le Figaro, in Oeuvres en prose, préf. par G. Picon, textes établis et annotés par J. Petit et Ch. Galpérine, Paris, Gallimard, 1965 (Bibliothèque de la Pléiade), pp. 1341-1344, citation prise p. 1343.

(40) Cf. J. Risset, L'Anagramme du désir : essai sur la Délie de Maurice Scève, s.l., M. Bulzoni, s.d., 112 p. ; en particulier pp. 36-38 et p. 79 ; citation prise p. 38. Et tout récemment, la lumineuse étude de Bernard Plessy, "La Délie de Maurice Scève : miroir de Lyon au temps de la Renaissance", Mélanges d'histoire lyonnaise, offerts par ses amis à M. Henri Hours, Lyon, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, 1990, pp. [325]-334 ; sur le procédé de l'Impossible, voir p. 328.

(41) Cf. Anne-Marie Lecoq, "La "Città festeggiante" : les fêtes publiques au XVe et XVIe siècles", Revue de l'Art, n 33, 1976, pp. 83-100, 16 fig.

(42) Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, op. cit., p. [40]-41 ; le bois représentant Le double arc du port sainct Pol est reproduit p. [42].

(43) Cf. Ed. Vacheron, "Description d'un médaillier lyonnais : Chambre de Commerce", Revue du Lyonnais, nouvelle série, t. XXX, 1865, pp. [432]-441, ill.

(44) Cf. R. Klein, "La Pensée figurée de la Renaissance", Diogène, XXXII, octobre-décembre 1960, pp. 123-138.

(45) Discours sur les avantages et la nécessité de l'Union, prononcé dans l'hôtel de ville de Lyon, le 21 Decembre 1730. jour de Saint Thomas, la première année de la Prevôté de Messire Camille Perrichon. Par Me A.G. Boucher d'Argis, Avocat au Parlement, Lyon, A. Laurens, s.d., 39 p., citation prise p. 13.

(46) Cf. C. Jacob, art. cit., p. 81.

(47) Cf. René Fédou, "Personnalité de la "presquîle" dans le Lyon médiéval", Lyon et l'Europe : hommes et sociétés, Mélanges d'histoire offerts à Richard Gascon, Lyon, Presses Universitaires de Lyon, 1980, t. 1, pp. 237-249, ill. ; en particulier tels passages que nous prélevons pp. 246-247 : ""Bourg" et "Cité", "Empire" et "Royaume". Comme la Saône les sépare, tout, en vérité, les oppose : politique et économie, typologie sociale, vocation culturelle et religieuse. Contre l'autorité et la domination, la Presqu'île évoque la révolte ou la "fronde". Le "Royaume représente l'ordre, le calme relatif. L'"Empire" incarne le mouvement, l'activité, voire l'agitation. D'un côté, les clercs (dans tous les sens du mot) ; de l'autre, les marchands, le peuple, les moines et les "frères". Là, la tradition ; ici, la novation. Là, le frein, ici, le moteur. [...] A Richard Gascon qui a montré la persistance du contraste au XVIe siècle, l'histoire religieuse a aussi fourni argument. N'est-ce pas au "vieux bourg" que se prépara principalement la Réforme ? [...] Oui, le "côté du Rhône" restait bien la partie non conformiste, contestataire et dynamique de la ville."

(48) cf. Nathalie Zemon Davis, "The Sacred and the body social in sixteenth-century Lyon", Past & Present, n 90, février 1981, pp. [40]-70, ill. ; plus particulièrement : pp. 54-sqq.

(49) Cf. Sylvie Béguin, Oreste Binenbaum, André Chastel, W. McAllister Johnson, Sylvia Pressouyre & Henri Zerner, La Galerie François Ier au château de Fontainebleau, préf. par André Malraux, Paris, Flammarion, 1972, 173 p., ill.

(50) Cf. The Bartsch illustrated, 24, formerly volume 13 (part 1), Early italian masters, edited by Marck Zucker, New York, Albaris, 1980, pp. 111, 161 et 182.

(51) Cf. Diverse imprese accommodate a diverse moralità, con versi che il loro significati dichiarano, Tratte da gli Emblemi dell'Alciato, in Lione da Gvlielmo Rovillio, 1549 (le privilège est du 9 août 1548), 441 [i.e. 144] p.

(52) Cf. Ibidem, encadrement, p. 5 (motif inférieur) ; autre, p. 29 et p. 30.

(53) Cf. Ibidem, encadrement, p. 5 (les consoles) ; autre, p. 7 (idem) ; autre, p. 31 ; autre, p. 35 et p. 36 ; autre, p. 39 et p. 40 ; autre, p. 53 et p. 54.

(54) L'arc de la porte Saint-Antoine, à Paris, montrera une composition très semblable, sans doute pour symboliser le confluent de la Seine et de la Marne. A la différence près que les allégories des fleuves parisiens sont couchés sur les rempants d'un fronton (cf. Victor-L. Tapié, Baroque et Classicisme, Paris, Plon, 1957, 380 p., 45 ill., planche en regard de la p. 81. Une composition semblable se reconnaît dans la partie supérieure (cartouche dans le goût flamand, surmonté de deux figures nues adossées) de l'arc triomphal imaginé pour l'Entrée du jeune Philippe II d'Espagne à Anvers, en 1549 (cf. Janet S. Byrne, Renaissance Ornament Prints and Drawings, New York, The Metropolitan Museum of Art, 1981, p. 132, n 175, ill.

(55) Cf. Krystyna Szykula, "Une Mappemonde pseudo-médiévale de 1566", Géographie du Monde au Moyen Âge et à la Renaissance, Mémoires de la Section de Géographie du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, t. 15, édité par Monique Pelletier, Paris, Éditions du C.T.H.S., Paris, 1989, pp. 93-98, ill. ; ainsi que Frank Lestringant, "Une Cartographie iconoclaste : "La Mappe-Monde Nouvelle Papistique" de Pierre Eskrich et Jean-Baptiste Trento (1566-1567)", ibidem, pp. 99-120, 9 fig.

(56) Cf. A. Steyert, "Restitutions artistiques : note sur Perrissin, Tortorel et quelques autres artistes lyonnais du XVIe siècle", Revue du Lyonnais, 3e série, t. VI, Lyon, 1868, pp. [181]-195 ; citation prise au début du texte. Il est à regretter que Steyert n'ait pas entrepris de combler lui-même le manque qu'il déplore. Tout, dans cette étude et dans celle qu'il fit paraître dans la même revue, en 1875 ("Notes critiques sur quelques artistes lyonnais", 3e série, t. XIX, pp. [143]-160, ill.), indique la sûreté de jugement du connaisseur. Il serait injuste de ne pas citer, ici, l'étude de caractère socio-historique que Nathalie Zemon Davis a consacrée naguère au "Milieu social de Corneille de La Haye (Lyon, 1533-1575)", étude au terme de laquelle l'auteur concluait précisément à la non existence d'une "école lyonnaise", au sens de style local (Cf. Revue de l'Art, n 47, 1980, pp. 21-28, 7 fig.).

(57) Cf. Georges Duplessis, Histoire de la gravure en France, Paris, Rapilly, 1861, pp. 61-62, et surtout l'étude de Henri Zerner, "Graveurs lyonnais du XVIe siècle", L'Oeil, juin 1967, pp. 12-19, 15 fig.

(58) Cf. Léon Galle, Natalis Rondot, sa vie et ses travaux, Lyon, Bernoux, Cumin & Masson, 1902, 78 p.-2 pl. h.t.

(59) Cf. Papiers d'Alfred Cartier à la bibliothèque publique et universitaire de Genève, Correspondance d'A. Cartier, Ms. 3879, f 81 (lettre de N. Rondot) et surtout Ms. 3880, 76 lettres de N. Rondot à A. Cartier.

(60) Cette correspondance nous est connu indirectement par les citations qui en sont faites dans Humbert de Terrebasse, Julien Baudrier, bibliographe, Lyon L. Brun, 1917, 110 p., voir en particulier pp. 50-60.

(61) Cf. N. Rondot, Graveurs sur bois à Lyon au seizième siècle, Paris, G. Rapilly, 1897, 113 p., 2 pl. hors texte. Le même auteur avait, dans une précédente étude, donné une notice sur Reverdy dans laquelle il n'avait pas encore établi le lien entre l'artiste mentionné dans les documents fiscaux lyonnais et le graveur G. Reverdinus agrégé de toujours à lÉcole italienne (cf. N. Rondot, Les Peintres de Lyon du quatorzième au dix-huitième siècle, Paris, E. Plon, Nourrit et Cie, 1888, p. 86, n 273). En fait, la priorité du rapprochement revient à l'historien allemand Sotzmann qui, dans le Deutsches Kunstblatt du 22 avril 1850, identifia Reverdinus ou Reverdino avec l'artiste célébré, aux côtés de Hans Holbein par Nicolas Bourbon, leur modèle à tous deux pour un portrait gravé : De Hansio ulbio et Georgio Reperdio pictoribus : videre qui vult Parrhasium cum Zeuxide, - accersat e Britannia, - Hansium Ulbium, et Georgium Reperdium, - Lugduno ab urbe Galliae (in Nicolai Borbonii van Doperani Lingonensis Nvgarvm Libri octo, Lyon, S. Gryphe, 1538, p. 98).

(62) Cf. N. Rondot, L'Art à Lyon du XIVe au XVIe siècle, édition posthume par les soins d'A. Cartier, Lyon, 1902, pp. [219]-222.

(63) Sur Georges Reverdy (G. Reverdinus ; Cesare ou Gaspar, en fait Giorgio Reverdino) on consultera principalement, outre les études de N. Rondot précédemment signalées : Adam Bartsch, Le Peintre graveur, nouvelle édition (la première est parue à Vienne de 1802 à 1820), vol. 15, Leipzig, J.A. Barth, 1867, pp. 465-491, et le n 14 de la tables des monogrammes ; Jules Renouvier, Des types et des manières des maîtres graveurs pour servir à l'histoire de la gravure en Italie, en Allemagne, dans les Pays-Bas et en France : XVIe siècle, Montpellier, Boehm, 1854, pp. 39-41 ; Johann David Passavant, Le Peintre-Graveur, 1860-1864, 6 vol., vol. VI, pp. 107-117 ; Henri & Julien Baudrier, Bibliographie lyonnaise : recherches sur les imprimeurs, libraires, relieurs et fondeurs de lettres de Lyon au XVIe siècle, 12 vol., Lyon, L. Brun, F. Brossier, Paris, A. Picard, 1895-1921, passim (voir les tables de cet ouvrage par Georges Tricou, Genève, E. Droz, Lille, Giard, 1950, p. 198) ; Henri Bouchot, "Le Prétendu graveur italien Gasparo Reverdino", Gazette des Beaux-Arts, 1901, vol. 2, pp. [102]-108, [229]-238, ill. ; H. Bouchot, in Exposition des Primitifs Français au palais du Louvre (pavillon de Marsan) et à la Bibliothèque nationale, Paris, avril 1904, p. 74, n 178, et p. 75, n182 ; Alessandro Baudi Di Vesme, "Reverdino incisore cinquecentista", édité par les soins de Lamberto Donati, Maso Finiguerra, Roma, 1937, pp. 187-205, 1938, pp. 122-155, 11 fig. ; Lamberto Donati, "Note inedite di Alfred Cartier su Giorgio Reverdino illustratore di libri", Miscellanea di scritti vari in memoria di Alfonso Gallo, Firenze, L.S. Olschki, 1956, pp. [379]-401, 18 fig. ; Henri Zerner, op. cit.

(64) Cf. H. Focillon, in Les Dessins d'élève et notes de comptabilité de Jérôme Durand, peintre et verrier lyonnais (1555-1605), Lyon, A. Audin, 1924, pp. 55-56.

(65) Cf. H. Zerner, art. cit., p. 15.

(66) Cf. J. Renouvier, op. cit., p. 41.

(67) Cf. Stefania Massari, Giulio Bonasone, catalogue, Rome, E. Quasar, 1983, vol. I, pp. 45-46. L'auteur ne discute pas l'attribution à Reverdy, attribution qui remonte pourtant à Bartsch.

(68) Cf. J. Baudrier, op. cit., X, p. 98, ill. La figure est inversée par rapport à l'estampe.

(69) On peut rapprocher les arbres du plan avec ceux qui apparaissent dans le bois de la Tentation, p. 14, pasim, de la Bible historiée de Thibaud Payen, Lyon, 1554 (Lyon, B.M. : 813 299).

 

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