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Éléments
pour l'attribution :
Attitude du
Génie de Lyon :
- Position surplombante
; attitude ; position des bras ; yeux baissés ; tunique avec
le col et le pli caractéristiques : la figure du christ dans
l'estampe du Sermon sur la Montagne (Vesme 18) ; la
même figure dans un bois en plein la page de titre de : Le
Lieux commvns de Iean Ekivs, contre Lvther, publié à
Lyon, par Jean Marnax, en 1551 (Baudrier, IV, p. 194, ill.).
- Main gauche
retombante de la même figure : le Christ dans le Sermon
sur la Montagne (Vesme 18) ; la figure de Léda dans la
Léda couchée (Vesme 38) ; La Prudence dans
le Miroir politicqve de Guillaume de La Perrière,
Lyon, M. Bonhomme, 1555 (Baudrier, X, p. 243, ill.) ; le Poeta,
figure dans le titre du Cymbalvm Mvndi de Bonaventure
des Periers, Lyon, B. Bonnnyn, 1538 (Baudrier, X, p. 401, ill.).
Type féminin
(figure du Génie et figures des cartouches historiés):
- Seins ronds
au dessin très marqué (comme cerné) : Léda
couchée (Vesme 38) ; Léda debout (Vesme
39) ; Bacchanale (Vesme 40 ; daté de 1564) ; Fou
avec deux femmes nues (Vesme 77, pièce incertaine) ;
marque de Pierre Fradin (le visage est très proche de la
Saône du cartouche droit) (Baudrier, XI, p. 139, ill.) ; marque
de Jean Fradin (Baudrier, XI, p. 155, ill.).
- Coiffure avec
mèches retombantes sur les épaules : Judith (Vesme
8) ; Bacchanale (Vesme 40 ; daté de 1564).
- Bouche avec
un pli de tristesse, voire d'amertume ; dessin de la lèvre
supérieure en profil d'arbalète : La Vierge à
l'Enfant debout (Vesme 21) ; Léda couchée (Vesme
38) ; Léda debout (Vesme 39) ; Vénus, pièce
n° 5 de la suite des Sept planètes (Vesme 64) ; Fou
avec deux femmes nues (Vesme 77, pièce incertaine) ;
La Prudence, bois à l'intérieur du Miroir
politicqve de Guillaume de La Perrière, Lyon, M. Bonhomme,
1555 (Baudrier, X, p. 243, ill.)
- Yeux baissés
ou clos : Judith (Vesme 8) ; La Vierge à l'Enfant
debout (Vesme 21) ; Léda couchée (Vesme
38) ; Léda debout (Vesme 39) ; Fou avec deux femmes
nues (Vesme 77, pièce incertaine).
Type masculin
:
- Tête
de la figure masculine du cartouche gauche : tête de Joseph
dans la Visitation, bois pour la bible de 1551 imprimée
par Philibert Rollet (Baudrier, X, p. 445 bis) ; profil de Marivs
bois à l’intérieur de La Première partie
dv promptvaire des médalles, Lyon G. Rouillé,
1553, p. 149.
-Figure masculine
du cartouche droit : l’Adam de la Naissance d’Adam (Vesme
1).
Type des putti
: chevelure floue avec de longues mèches flottantes ou ramenées
sur le devant ; yeux baissés ou clos ; pli amer de la bouche
:
Jésus
et Jean dans la Sainte Conversation, d'après Le Parmesan
(Vesme 23) ; les quatre putti ailés dans la Sainte Marie-Madeleine
(Vesme 26) ; les enfants de Léda dans Léda
couchée (Vesme 38) ; Léda debout (Vesme
39) ; Dix-neuf putti jouant (Vesme 41) ; Sept putti jouant
(Vesme 42) ; Dix enfants dansant au son de la cornemuse (Vesme
44) ; Huit enfants dansant au son de la cornemuse (Vesme
45) ; les putti jouant avec des rinceaux dans le grand alphabet
utilisé par Jean II et François Frellon (Baudrier,
V, pp. [164]-sqq.) ; les deux putti brandissant des palmes et supportant
des écus dans la marque de Vincent de Portonariis, n° 9 (Baudrier,
V, p. 408, ill.) ; marque (signée) n° 1 de Scipion de Gabiano
(Baudrier, VII, p. 168, ill.) ; lettre "F" de l'alphabet aux sentences
latines (Prvdentia...) utilisé par G. Rouille (Baudrier,
IX, p. [60], ill.)
Type des têtes
grotesques : les Adeptes (Vesme 28) : turban, coiffe frangée.
On remarquera
néanmoins que la gravure des ornements du plan est moins
fouillée que dans les productions habituelles de Reverdy.
On ne peut éviter
de demander si Reverdy n'aurait pas, sinon graver l'ensemble du
plan, du moins dirigé les burinistes qui on accompli ce travail.
Taille-doucier ayant pignon sur rue, le Maître Georges des
rôles fiscaux pouvait s'adjoindre un compagnon ou, plus sûrement,
un apprenti. Au reste, l'examen des arbres et des éléments
de végétation, si abondamment répandus dans
le plan, fait apparaître certaines similitudes avec les mêmes
motifs dans les bois de Reverdy (69).
*
*
*
Aurons-nous,
jamais, l'occasion de revenir sur Reverdy et de racheter le décousu
de ces notes sur les ornements du plan ? Par manière de gage,
et au titre d'une conclusion provisoire, nous donnerons, ici, une
simple illustration. Ce bois, attribué à Reverdy,
orne le Miroir politicqve de Guillaume de La Perrière,
Lyon, M. Bonhomme, 1555. Précisons qu'il ne s'agit pas de
la Prudence, où J. Baudrier voyait le chef-d'oeuvre
de l'artiste. C'est une représentation de la Concorde civique
(fig. 13). On ne peut rêver de meilleure image de l'"île
gallique" née du "baiser perpétuel" de
deux fleuves et maintenue telle par l'amitié de ses citoyens,
la philia de l’Éthique à Nicomaque,
et, au-delà, par ce que Fourier appellerait le "charme social".
Gérard
Bruyère
Archives
de la ville de Lyon
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Figure
12
Georges
Reverdy, Léda couchée, Burin, Bibliothèque
Nationale, Cabinet des Estampes.
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Figure
13
Georges
Reverdy (attribué), bois illustrant Le Miroir Politicque
de G. de La Perrière, Lyon, M. Bonhomme, 1555 (apud
Baudrier, X, p. [244]).
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(1)
Cf. L'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert,
citée par le père François de Dainville, S.J.,
Le Langage des géographes, Paris, A. et J. Picard,
1964, pp. 64-66.
(2)
Il faut rendre cette justice aux éditeurs du fac-similé
de 1872-1876 d'avoir posé le problème en des termes
voisins, même si l'hypothèse d'une commande des "nations
italiennes" de la Ville n'est pas la nôtre. Cf. Claude
Brouchoud, Plan scénographique de la ville de Lyon au
XVIe
siècle, Lyon, A. Vingtrinier, s.d.,
14 p. Extrait de : Revue du Lyonnais, 4e série, t.
1er, 1876, pp. [379]-[391] ; en particulier in fine.
(3)
Cf. Ph. Fabia, Pierre Sala, sa vie et son oeuvre, avec
la légende et l'histoire de l'Antiquaille, Lyon, Audin,
1934, pp. 236-245.
(4)
Cf. L'Entrée de monseigneur le Daulphin faicte
en l'antique et noble cité de Lyon l'an Mil cinq cens trente
et trois, le XXVI de May, s.l.n.d., ainsi que L'Entrée
de la Royne faicte en l'antique et noble cité de Lyon l'an
Mil cinq cens trente troys, le XXVII de May, s.l.n.d., cités
par V.E. Graham, "L'Humanisme lyonnais à travers les entrées
triomphales au XVIe
siècle", L'Humanisme lyonnais au XVIe
siècle, actes du colloque de Lyon,
université Lyon II, mai 1972, Grenoble, Presses universitaires
de Grenoble, 1974, p. 190. Sur le sujet des entrées lyonnaises,
cf. Bibliothèque de la ville de Lyon, Entrées
royales et fêtes populaires à Lyon du XVe au VVIIIe
siècles, catalogue de l’exposition, Lyon, 12 juin - 12
juillet 1970, 198 p., ill.
(5)
Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la
noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien
Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, Et à la Royne Catherine
son Espouse le XXIII. de Septembre M.D.XLVIII., Lyon G. Rouille,
1549, cité d'après l'édition complétée
des relations et documents contemporains, publiée par Georges
Guigue, Lyon, Société des Bibliophiles lyonnais, 1927,
p. 32 ; le bois représentant L'arc de Bourgneuf est reproduit
p. [34].
(6)
Cf. The Bartsch illustrated, 25 (commentary), formerly volume
13 (part 2), Early italian Masters, by Mark J. Zucker, New
York, Albaris, 1984, pp. 193-194, ill.
(7)
Cf. ibidem, pp. 230-231, ill.
(8)
Cf. Arthur Henkel & Albrecht Schöne, Emblema
: Handbuch zur Sinnbildkunst des XVI. und XVII. Jahrhunderts, Sonderausgabe,
Stuttgart, J.B. Metzlersche, 1978, p. 616.
(9)
Cf. Claude de Rubys, Les Privilèges, franchises et immvnitez
octroyées par les Roys trèschrestiens, avx consvls,
eschevins, manans & habitans de la ville de Lyon, & à
leur posterité, Lyon, A. Gryphe, 1574, 116 p., épître
au gouverneur de Lyon, Mandelot, daté du 10 août 1573
; en particulier, pp. 89-sqq.
(10)
Cf. Giuseppina Zappella, Le Marche dei tipografie degli
editori italiani del Cinquecento : repertorio di figure, simboli
e soggeti e dei relativi motti, Milano, Editrice Bibliografica,
1986, 2 vol., n° LXVII bis a, CCXXX c, et CCXLVII a.
(11)
Cf. Anonyme, "Des louenges de Dame Louïze Labé,
Lionnoize", pièce appartenant aux "Escriz de diuers Poëtes
à la louenge de Louïze Labé Lionnoize", Evvres
de Lovize Labé Lionnoize, Lyon, J. de Tournes, 1555,
p. 157.
(12)
Sur le thème iconographique de la Concorde politique, on
se reportera avec intérêt à l'ouvrage d'Anne-Marie
Lecoq, François Ier imaginaire : symbolique et politique
à l'aube de la Renaissance française, préf.
de Marc Fumaroli, Paris, Macula, 1987, pp. 416-433, ill.
(13)
Cf. Henri & Julien Baudrier, Bibliographie lyonnaise
: recherches sur les imprimeurs, libraires, relieurs et fondeurs
de lettres de Lyon au XVIe
siècle, 12 vol., Lyon, L. Brun, F.
Brossier, Paris, A. Picard, 1895-1921, vol. IX, p. 72 bis, ill.
(14)
Cf. ibidem, IX, pp. 6-8, ill.
(15)
Cf. ibidem, IV, pp. 343-344, ill.
(16)
Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la
noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien
Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, op. cit., p. [40]-41
; le bois représentant Le double arc du port sainct Pol
est reproduit p. [42].
(17)
Cf. ibidem, p. 25 ; le bois illustrant L'obelisque se
trouve à la page suivante.
(18)
Cf. Toussaint Renucci, Un Aventurier des Lettres au XVIe
siècle : Gabriel Symeoni, Florentin, 1509-1570, Paris,
Didier, 1943, XL-406 p.-[2] f. de pl. hors texte ; précisément
: pp. VII-VIII, pp. 234-sqq., pl. en regard de la p. 236.
(19)
Cf. Ennemond Fayard, Études sur les anciennes juridictions
lyonnaises, Paris, Guillaumin, Lyon, P. Giraudier, 1867, 309
p., notamment pp. 120-sqq. ; ainsi que Bernard Missol-Legoux, La
Voirie lyonnaise du Moyen Âge à la Révolution,
thèse pour le doctorat en droit, université de
Lyon, Lyon, s.n., 1966, ronéot., XXIX-240 p. ill., en particulier
le titre I de la deuxième partie : "Le Roi face aux traditions
communales".
(20)
Cf. E.L.G. Charvet, Lyon artistique, Architectes, Notices
biographiques et bibliographiques, Lyon, Bernoux & Cumin,
1899, p. 76.
(21)
Acte cité d'après le résumé qui en est
donné, sur une copie, dans l'Inventaire manuscrit dit de
Chappe (XVIIIe siècle), aux archives municipales de Lyon,
vol. II, pp. 357-sqq. Cf. Marc Guyaz, Histoire des institutions
municipales de Lyon avant 1789, Paris, E. Dentu, Lyon, H. Georg,
348 p. ; en particulier p. 223 et pp. 246-sqq.
(22)
Cf. Meyer Schapiro, "Sur quelques problèmes de sémiotique
de l'art visuel : champ et véhicule dans les signes iconiques",
Style, artiste et société, 1982, pp. [7]-34,
iil. ; citation prise p. 12.
(23)
Cf. L'Entrée de François premier, roy de France,
en la cité de Lyon le 12 juillet 1515, publiée
pour la première fois d'après le manuscrit de la bibliothèque
ducale de Wolfenbüttel, Lyon, Société des Bibliophiles
Lyonnais, 1899, pp. [45]-48, citation prise p. [45]. La miniature
représentant le parc de Lyon, annoncée, manque dans
le manuscrit.
(24)
Lyon, Archives municipales : 1 S 150 (BB 143).
(25)
Cf. Claude de Rubys, op. cit., pp. 10-11.
(26)
Cf. Natalis Rondot, Les Peintres de Lyon du quatorzième
au dix-huitième siècle, Paris, E. Plon, Nourrit,
1888, p. 94, n° 343.
(27)
Cf. Lucien Romier, Jacques d'Albon de Saint-André,
maréchal de France (1512-1562) : la carrière d'un
favori, Paris, Perrin, 1909, 462 p., ainsi que Jean Tricou,
Jetons armoriés de personnages lyonnais, Lyon, Badiou-Amant,
1942, pp. 9-11, ill. ; du même auteur : Armorial et répertoire
lyonnais, vol. I, Paris, G. Saffroy, 1965, pp. 34-41.
(28)
Cf. Federico Zeri, Renaissance et pseudo-renaissance,
Paris, Rivages, 1985, pp. 58-59, ill.
(29)
L'édition originale (Devises héroïques par
M. Claude Paradin, Chanoyne de Beauieu) est parue à Lyon,
chez J. de Tournes et G. Gazeau, en 1551. Nous avons utilisé
l'édition (Devises héroïques et emblèmes)
"Reueues et Augme[n]tees de Moytie" de Paris, J. Millot, s.d. (épître
dédicatoire à Christophe de Harlay), pp. 52-53, ill.
(30)
Cf. F. de Dainville, op.cit., p. 136.
(31)
Cf. Sylvie Béguin, Jean Guillaume & Alain Roy,
La Galerie d'Ulysse à Fontainebleau, introduction
d'André Chastel, Paris, Presses Universitaires de France,
1985, p. 176, fig. 80.
(32)
Outre les allégories du double arc du port Saint-Paul, déjà
mentionnées, il y a celles à l'entrée la demeure
du cardinal de Ferrare, archevêque de Lyon : "Sur le portal
de son logis magnifique à la romaine, deux figures d'homme
et de femme s'entrembrassantz et se soubstenantz d'une des mains
sur leurs vases versantz, ung grand lion entre deux, monstroient
au dessoubz d'eux une table escripte : OB ADVENTVM HENRICI OPT.
PRINC. / VOTIS ANTEA EXPETITVM RHODANVS ATQVE ARARIS GRATVLANTVR"
(La Magnificence..., op.cit., p[57]).
(33)
On trouvera toutes les analyses ainsi que les références
nécessaires chez Sophie Martin, Allégories et symboles
de la ville de Lyon, mémoire de maîtrise, université
Lumière-Lyon 2, 1988, dactylographié, t. 1, 2e partie,
"Étude iconographique", ch. D, "Allégories du Rhône
et de la Saône", pp. 72-93, ill., et annexes, t. 2, Catalogue,
"Allégories des Fleuves", pp. 174-201, ill. Cf. du
même auteur, le catalogue de l'exposition Une Femme, deux
fleuves, un lion : allégories et symboles relatifs à
la ville de Lyon, depuis sa fondation jusqu'à nos jours,
archives municipales de Lyon, 20 février-31 mars 1990,
multigraphié, 65 p., 26 ill. Cf. également
Gilbert Gardes, "L'Art, l'eau & le Fleuve", in Lyon au fil
des fleuves, Lyon, 1982, pp. 214-227, ill.
(34)
Cf. C. Jacob, "Histoire de cartes", Préfaces, La
Cartographie et ses méthodes, 1988, pp. 76-83, ill.,
citation prise p. 82.
(35)
Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la
noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien
Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, op. cit., p.
[40].
(36)
Cf. Courboin, Histoire illustrée de la gravure
en France, Paris, 1923, n° 234, ill. Ce bois est conservé
au cabinet des estampes de la Bibliothèque nationale, à
Paris.
(37)
Cf F. de Dainville, op.cit.
(38)
Cf. Description générale de la ville de Lyon et
des anciennes provinces du Lyonnais & du Beaujolais par
Nicolas de Nicolay, publié par la société de
topographie historique de Lyon, Lyon, 1881, 283 p., citation prise
p. 214.
(39)
Cf. Paul Claudel, "Éloge de Lyon", texte paru dans
le Figaro, in Oeuvres en prose, préf. par G.
Picon, textes établis et annotés par J. Petit et Ch.
Galpérine, Paris, Gallimard, 1965 (Bibliothèque de
la Pléiade), pp. 1341-1344, citation prise p. 1343.
(40)
Cf. J. Risset, L'Anagramme du désir : essai sur
la Délie de Maurice Scève, s.l., M. Bulzoni,
s.d., 112 p. ; en particulier pp. 36-38 et p. 79 ; citation prise
p. 38. Et tout récemment, la lumineuse étude de Bernard
Plessy, "La Délie de Maurice Scève : miroir
de Lyon au temps de la Renaissance", Mélanges d'histoire
lyonnaise, offerts par ses amis à M. Henri Hours, Lyon,
Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire, 1990, pp. [325]-334
; sur le procédé de l'Impossible, voir p. 328.
(41)
Cf. Anne-Marie Lecoq, "La "Città festeggiante" : les
fêtes publiques au XVe
et XVIe
siècles", Revue de l'Art, n° 33, 1976, pp. 83-100,
16 fig.
(42)
Cf. La Magnificence de la svperbe et trivmphante entree de la
noble & antique Cité de Lyon faicte au treschrestien
Roy de France Henry deuxiesme de ce Nom, op. cit., p.
[40]-41 ; le bois représentant Le double arc du port sainct
Pol est reproduit p. [42].
(43)
Cf. Ed. Vacheron, "Description d'un médaillier lyonnais
: Chambre de Commerce", Revue du Lyonnais, nouvelle série,
t. XXX, 1865, pp. [432]-441, ill.
(44)
Cf. R. Klein, "La Pensée figurée de la Renaissance",
Diogène, XXXII, octobre-décembre 1960, pp.
123-138.
(45)
Discours sur les avantages et la nécessité de l'Union,
prononcé dans l'hôtel de ville de Lyon, le 21 Decembre
1730. jour de Saint Thomas, la première année de la
Prevôté de Messire Camille Perrichon. Par Me A.G. Boucher
d'Argis, Avocat au Parlement, Lyon, A. Laurens, s.d., 39 p.,
citation prise p. 13.
(46)
Cf. C. Jacob, art. cit., p. 81.
(47)
Cf. René Fédou, "Personnalité de la
"presqu’île" dans le Lyon médiéval", Lyon
et l'Europe : hommes et sociétés, Mélanges
d'histoire offerts à Richard Gascon, Lyon, Presses Universitaires
de Lyon, 1980, t. 1, pp. 237-249, ill. ; en particulier tels passages
que nous prélevons pp. 246-247 : ""Bourg" et "Cité",
"Empire" et "Royaume". Comme la Saône les sépare, tout,
en vérité, les oppose : politique et économie,
typologie sociale, vocation culturelle et religieuse. Contre l'autorité
et la domination, la Presqu'île évoque la révolte
ou la "fronde". Le "Royaume représente l'ordre, le calme
relatif. L'"Empire" incarne le mouvement, l'activité, voire
l'agitation. D'un côté, les clercs (dans tous les sens
du mot) ; de l'autre, les marchands, le peuple, les moines et les
"frères". Là, la tradition ; ici, la novation. Là,
le frein, ici, le moteur. [...] A Richard Gascon qui a montré
la persistance du contraste au XVIe siècle, l'histoire religieuse
a aussi fourni argument. N'est-ce pas au "vieux bourg" que se prépara
principalement la Réforme ? [...] Oui, le "côté
du Rhône" restait bien la partie non conformiste, contestataire
et dynamique de la ville."
(48)
cf. Nathalie Zemon Davis, "The Sacred and the body
social in sixteenth-century Lyon", Past & Present, n°
90, février 1981, pp. [40]-70, ill. ; plus particulièrement
: pp. 54-sqq.
(49)
Cf. Sylvie Béguin, Oreste Binenbaum, André
Chastel, W. McAllister Johnson, Sylvia Pressouyre & Henri Zerner,
La Galerie François Ier au château de Fontainebleau,
préf. par André Malraux, Paris, Flammarion, 1972,
173 p., ill.
(50)
Cf. The Bartsch illustrated, 24, formerly volume 13 (part
1), Early italian masters, edited by Marck Zucker, New York,
Albaris, 1980, pp. 111, 161 et 182.
(51)
Cf. Diverse imprese accommodate a diverse moralità, con
versi che il loro significati dichiarano, Tratte da gli Emblemi
dell'Alciato, in Lione da Gvlielmo Rovillio, 1549 (le privilège
est du 9 août 1548), 441 [i.e. 144] p.
(52)
Cf. Ibidem,
encadrement, p. 5 (motif inférieur)
; autre, p. 29 et p. 30.
(53)
Cf. Ibidem, encadrement, p. 5 (les consoles) ; autre, p.
7 (idem) ; autre, p. 31 ; autre, p. 35 et p. 36 ; autre,
p. 39 et p. 40 ; autre, p. 53 et p. 54.
(54)
L'arc de la porte Saint-Antoine, à Paris, montrera une composition
très semblable, sans doute pour symboliser le confluent de
la Seine et de la Marne. A la différence près que
les allégories des fleuves parisiens sont couchés
sur les rempants d'un fronton (cf. Victor-L. Tapié,
Baroque et Classicisme, Paris, Plon, 1957, 380 p., 45 ill.,
planche en regard de la p. 81. Une composition semblable se reconnaît
dans la partie supérieure (cartouche dans le goût flamand,
surmonté de deux figures nues adossées) de l'arc triomphal
imaginé pour l'Entrée du jeune Philippe II d'Espagne
à Anvers, en 1549 (cf. Janet S. Byrne, Renaissance
Ornament Prints and Drawings, New York, The Metropolitan Museum
of Art, 1981, p. 132, n° 175, ill.
(55)
Cf. Krystyna Szykula, "Une Mappemonde pseudo-médiévale
de 1566", Géographie du Monde au Moyen Âge et à
la Renaissance, Mémoires de la Section de Géographie
du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, t. 15,
édité par Monique Pelletier, Paris, Éditions
du C.T.H.S., Paris, 1989, pp. 93-98, ill. ; ainsi que Frank Lestringant,
"Une Cartographie iconoclaste : "La Mappe-Monde Nouvelle Papistique"
de Pierre Eskrich et Jean-Baptiste Trento (1566-1567)", ibidem,
pp. 99-120, 9 fig.
(56)
Cf. A. Steyert, "Restitutions artistiques : note sur Perrissin,
Tortorel et quelques autres artistes lyonnais du XVIe
siècle", Revue du Lyonnais, 3e série, t. VI,
Lyon, 1868, pp. [181]-195 ; citation prise au début du texte.
Il est à regretter que Steyert n'ait pas entrepris de combler
lui-même le manque qu'il déplore. Tout, dans cette
étude et dans celle qu'il fit paraître dans la même
revue, en 1875 ("Notes critiques sur quelques artistes lyonnais",
3e série, t. XIX, pp. [143]-160, ill.), indique la sûreté
de jugement du connaisseur. Il serait injuste de ne pas citer, ici,
l'étude de caractère socio-historique que Nathalie
Zemon Davis a consacrée naguère au "Milieu social
de Corneille de La Haye (Lyon, 1533-1575)", étude au terme
de laquelle l'auteur concluait précisément à
la non existence d'une "école lyonnaise", au sens de style
local (Cf. Revue de l'Art, n° 47, 1980, pp. 21-28, 7 fig.).
(57)
Cf. Georges Duplessis, Histoire de la gravure en France,
Paris, Rapilly, 1861, pp. 61-62, et surtout l'étude
de Henri Zerner, "Graveurs lyonnais du XVIe
siècle", L'Oeil, juin 1967, pp. 12-19, 15 fig.
(58)
Cf. Léon Galle, Natalis Rondot, sa vie et ses travaux,
Lyon, Bernoux, Cumin & Masson, 1902, 78 p.-2 pl. h.t.
(59)
Cf. Papiers d'Alfred Cartier à la bibliothèque
publique et universitaire de Genève, Correspondance d'A.
Cartier, Ms. 3879, f° 81 (lettre de N. Rondot) et surtout Ms. 3880,
76 lettres de N. Rondot à A. Cartier.
(60)
Cette correspondance nous est connu indirectement par les citations
qui en sont faites dans Humbert de Terrebasse, Julien Baudrier,
bibliographe, Lyon L. Brun, 1917, 110 p., voir en particulier
pp. 50-60.
(61)
Cf. N. Rondot, Graveurs sur bois à Lyon au seizième
siècle, Paris, G. Rapilly, 1897, 113 p., 2 pl. hors texte.
Le même auteur avait, dans une précédente étude,
donné une notice sur Reverdy dans laquelle il n'avait pas
encore établi le lien entre l'artiste mentionné dans
les documents fiscaux lyonnais et le graveur G. Reverdinus agrégé
de toujours à l’École italienne (cf. N. Rondot,
Les Peintres de Lyon du quatorzième au dix-huitième
siècle, Paris, E. Plon, Nourrit et Cie, 1888, p. 86,
n° 273). En fait, la priorité du rapprochement revient à
l'historien allemand Sotzmann qui, dans le Deutsches Kunstblatt
du 22 avril 1850, identifia Reverdinus ou Reverdino avec l'artiste
célébré, aux côtés de Hans Holbein
par Nicolas Bourbon, leur modèle à tous deux pour
un portrait gravé : De Hansio ulbio et Georgio Reperdio
pictoribus : videre qui vult Parrhasium cum Zeuxide, - accersat
e Britannia, - Hansium Ulbium, et Georgium Reperdium, - Lugduno
ab urbe Galliae (in Nicolai Borbonii van Doperani Lingonensis
Nvgarvm Libri octo, Lyon, S. Gryphe, 1538, p. 98).
(62)
Cf. N. Rondot, L'Art à Lyon du XIVe
au XVIe
siècle, édition posthume par
les soins d'A. Cartier, Lyon, 1902, pp. [219]-222.
(63)
Sur Georges Reverdy (G. Reverdinus ; Cesare ou Gaspar, en fait Giorgio
Reverdino) on consultera principalement, outre les études
de N. Rondot précédemment signalées : Adam
Bartsch, Le Peintre graveur, nouvelle édition (la
première est parue à Vienne de 1802 à 1820),
vol. 15, Leipzig, J.A. Barth, 1867, pp. 465-491, et le n° 14 de
la tables des monogrammes ; Jules Renouvier, Des types et des
manières des maîtres graveurs pour servir à
l'histoire de la gravure en Italie, en Allemagne, dans les Pays-Bas
et en France : XVIe
siècle, Montpellier, Boehm, 1854,
pp. 39-41 ; Johann David Passavant, Le Peintre-Graveur, 1860-1864,
6 vol., vol. VI, pp. 107-117 ; Henri & Julien Baudrier, Bibliographie
lyonnaise : recherches sur les imprimeurs, libraires, relieurs et
fondeurs de lettres de Lyon au XVIe
siècle, 12 vol., Lyon, L. Brun, F.
Brossier, Paris, A. Picard, 1895-1921, passim (voir les tables
de cet ouvrage par Georges Tricou, Genève, E. Droz, Lille,
Giard, 1950, p. 198) ; Henri Bouchot, "Le Prétendu graveur
italien Gasparo Reverdino", Gazette des Beaux-Arts, 1901,
vol. 2, pp. [102]-108, [229]-238, ill. ; H. Bouchot, in Exposition
des Primitifs Français au palais du Louvre (pavillon de Marsan)
et à la Bibliothèque nationale, Paris, avril 1904,
p. 74, n° 178, et p. 75, n°182 ; Alessandro Baudi Di Vesme, "Reverdino
incisore cinquecentista", édité par les soins de Lamberto
Donati, Maso Finiguerra, Roma, 1937, pp. 187-205, 1938, pp.
122-155, 11 fig. ; Lamberto Donati, "Note inedite di Alfred Cartier
su Giorgio Reverdino illustratore di libri", Miscellanea di scritti
vari in memoria di Alfonso Gallo, Firenze, L.S. Olschki, 1956,
pp. [379]-401, 18 fig. ; Henri Zerner, op. cit.
(64)
Cf. H. Focillon, in Les Dessins d'élève
et notes de comptabilité de Jérôme Durand, peintre
et verrier lyonnais (1555-1605), Lyon, A. Audin, 1924, pp. 55-56.
(65)
Cf. H. Zerner, art. cit., p. 15.
(66)
Cf. J. Renouvier, op. cit., p. 41.
(67)
Cf. Stefania Massari, Giulio Bonasone, catalogue,
Rome, E. Quasar, 1983, vol. I, pp. 45-46. L'auteur ne discute pas
l'attribution à Reverdy, attribution qui remonte pourtant
à Bartsch.
(68)
Cf. J. Baudrier, op. cit., X, p. 98, ill. La figure
est inversée par rapport à l'estampe.
(69)
On peut rapprocher les arbres du plan avec ceux qui apparaissent
dans le bois de la Tentation, p. 14, pasim, de la
Bible historiée de Thibaud Payen, Lyon, 1554 (Lyon, B.M.
: 813 299).
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