Recueil des principales cérémonies de la liturgie lyonnaise
Recueil des principales cérémonies de la liturgie lyonnaise - Avant 1840
1C/450110

Recueil factice de vingt-trois planches lithographiées. Demi-reliure, dos veau rouge avec filets et divers motifs poussés à chaud, plats recouverts de porcelaine rouge.
Provenance. – D’après une note dactylographiée du dernier possesseur, Jean Tricou (1890-1977), l’exemplaire appartenait à Jean Beyssac [(1859-1929)] qui le tenait des Missionnaires de St Irénée (Chartreux) ».
Au lendemain du Concordat de 1801, et de la loi 1802 sur l’organisation des cultes, deux ecclésiastiques de Lyon, l’abbé Caille et l’abbé Marduel, s’employèrent à restaurer l’ancien rite lyonnais dont le déclin, au 18e siècle, avait été enregistré par la nouvelle liturgie de Mgr de Montazet (Missale lugdunensis ecclesiae, Lyon, 1771). Ils furent soutenus dans leur entreprise par le cardinal Fesch et par son successeur, Jean Gaston de Pins, administrateur apostolique du diocèse. Leurs recherches ont été prises en compte par le directeur du Grand Séminaire, M. Denavit, S.S., à qui Mgr de Pins avait confié la rédaction du nouveau cérémonial. Le Cérémonial de la sainte église de Lyon (Lyon, Périsse, 1838) resta en usage jusqu’en 1897, année où paraît le Cérémonial romain-lyonnais du cardinal Couillé. Le recueil formé par l’abbé Marduel illustre l’ancien cérémonial de Lyon telle que ses propres recherches et celles de l’abbé Caille l’ont restitué. Vers 1850, les tentatives pour uniformiser la liturgie sur le modèle romain soulevèrent de vives polémiques dans les milieux ecclésiastiques et érudits lyonnais.
L’abbé Marduel est également l’auteur d’un Nouveau recueil de cantiques (…) à l’usage du diocèse de Lyon (Lyon, Rusand,1812).
L’abbé Jacques, lui aussi restaurateur du rite lyonnais, nous apprend que son ouvrage était terminé quand il a eu connaissance des « lithographies de M. l’abbé Marduel, lithographies qui ont été exposées au Grand-Séminaire ». Suivent quelques réflexions critiques et des mises au point sur des détails de cérémonial. Cette référence permet de dater approximativement le recueil et atteste l’usage pédagogique qui en était fait.
Quelques unes de ces planches ne concernent pas directement le cérémonial lyonnais, telles Le Comte Louis de Sales, frère de S. François de Sales, bénissant ses enfants, ou Le Duc de Rovigo bénissant ses enfants.
D’après une annotation du dernier possesseur, le présent recueil serait l’un des deux seuls exemplaires complets connus. On le trouve sous forme de photographies anciennes, au nombre de vingt-quatre, dans le fonds Galle des archives départementales du Rhône.