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Affiche de l'exposition "14/18 - Lyon, jour après jour"

Au cours des semaines précédant la déclaration de guerre, un peu partout en France, des voix s’élèvent pour la rejeter. Celle de Jaurès, mais aussi celles de responsables syndicaux qui agitent la menace d’une grève insurrectionnelle générale en cas de mobilisation. Dans les mouvements pacifistes, la conception de la paix n’est pas la même. Certains, antimilitaristes, très présents sur la scène publique, rejettent entièrement la guerre, quelles que soient les circonstances. Leurs membres les plus virulents sont surveillés par la Sûreté générale. D’autres, plus discrets, prônent une « guerre du droit » face à la violence injuste. Peu de manifestations pacifistes sont observées au début du conflit. Ce n’est qu’à partir de 1916, et particulièrement en 1917, que le thème refait surface, à la suite de la proposition de paix blanche faite par le président Wilson. Cette idée est reprise par des associations pacifistes, comme le Nid Rouge à Lyon. Ses membres, qui projettent d’organiser une manifestation d’envergure le 18 mars 1917, sont arrêtés lors d’une perquisition le 24 février 1917 et leurs tracts sont saisis.

 

Réformes frauduleuses On vient de découvrir un procédé imaginé par un nommé Cantor pour empêcher les tire-au-flanc de partir au front. L’intéressé s’arrangeait de manière à se contusionner le genou et recevait ensuite une injection d’essence de pétrole qui envenimait sa plaie et le faisait admettre d’urgence à l’hôpital. Cantor a réussi à passer la frontière, mais dix de ses clients ont été arrêtés et se sont vus infliger 60 jours de prison, qu’ils termineront au front, où ils vont être expédiés sans délai. 

Barthélémy Mermet, 17 janvier 1916