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Cuisiner sans

Affiche de l'exposition "14/18 - Lyon, jour après jour"

Dans un contexte de cherté de la vie et de privation, le régime alimentaire, surtout celui des citadins, change et la préparation des repas est rendue difficile par l’emploi massif de la main d’œuvre féminine et par l’allongement de la durée de la journée de travail. Il faut apprendre à tirer le meilleur parti des aliments disponibles.

Des milliers de recettes «économiques », adaptées aux contraintes de la guerre, sont publiées dans la presse ou sous forme d’ouvrages dans des éditions spécialisées. On y trouve des astuces pour cuisiner à moindre coût en peu de temps. L’usage des matières premières comme le sucre est très limité et les recettes sans viande se répandent. Les restrictions touchent aussi le charbon. On préconise l’utilisation de la marmite norvégienne, qui permet une cuisson à l’étouffée.

 

Hygiène de guerre, 1918. 6/fi/5696
Hygiène de guerre, 1918. 6/fi/5696

 

 

A l’exemple de beaucoup de parents et connaissances Maria et les enfants avaient établi, non sans peine, un auto-cuiseur, au moyen d’une caisse de bois bourrée d’une couche épaisse de vieux journaux, de foin, etc… au milieu de ces matières isolantes est aménagée la place d’une marmite. Celle-ci, portée à ébullition, est introduite dans cette cavité, l’appareil est alors hermétiquement fermé au moyen d’un épais couvercle également isolant et la cuisson de la viande ou des légumes se poursuit pendant des heures sans dépense de combustible. 

Barthélémy Mermet, 26 mai 1917