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La pub est déclarée

Affiche de l'exposition "14/18 - Lyon, jour après jour"
Potage et bouillon Duval vers 1918. 1/fi/5062
Potage et bouillon Duval vers 1918. 1/fi/5062

 

En 1914, quand la guerre éclate, la publicité, omniprésente dans le quotidien des Français, s’est mise en guerre. Dans la publicité, les produits fabriqués pour le front prospèrent : antigel ou chaussettes militaires pour lutter contre les « pieds gelés », colis de nourriture à destination des poilus, masques à gaz, réchauds, bracelets d’identité, appareils à destination des amputés, ou encore souvenirs mortuaires. L’arrière n’est pas oublié ; on fait, par exemple, la réclame des assurances contre les bombardements et des produits de substitutions comme l’ersatz. Quant au choix des slogans et des illustrations qui les accompagnent, il révèle les réalités du conflit, les difficultés du quotidien, et des représentations idéalisées ou exacerbées : nationalisme, mortalité de masse, vie chère, haine à l’encontre des « profiteurs » et des « embusqués », restrictions, bombardements, victoire ultime, etc. 

 

Réclame de guerre collée par Barthélémy Mermet dans un de ses carnets. 253/ii/107/27
Réclame de guerre collée par Barthélémy Mermet dans un de ses carnets. 253/ii/107/27

 

La publicité n’échappe pas à la propagande. Sa force de persuasion soutient l’effort de guerre et devient un outil de « bourrage de crâne » : héroïsation du poilu, idéalisation des combats, mythification des chefs de guerre, amplification de l’idée de « revanche » et des représentations du boches », glorification des alliés et des troupes coloniales, etc.