Aller au contenu principal

Se mobiliser

Affiche de l'exposition "14/18 - Lyon, jour après jour"
Ordre de mobilisation générale, 1er août 1914. 2/fi/1598
Ordre de mobilisation générale, 1er août 1914. 2/fi/1598

 

 

Dans l’après-midi du 1er août 1914, entre 16 heures et 17 heures 30, sur tout le territoire, tous les clochers de France sonnent le tocsin : c’est la mobilisation générale. Affiches placardées, proclamations dans l’espace public, alarmes, tambours, clairons, cloches… dans toutes les communes, tout est mis en oeuvre pour en informer la population, au plus vite.
Environ trois millions cinq cent mille Français, conscrits, soldats de l’active et réservistes quittent leur foyer pour se rendre aux zones de concentration, points de départ vers le front.

Malgré l’émotion et la tristesse de la séparation, les Français, entre consternation, sentiment du devoir à accomplir et espoir d’une guerre courte, ont répondu à l’appel du 4 août du président de la République Raymond Poincaré, relayé par la presse, pour constituer l’Union sacrée contre l’envahisseur. Le mois d’août 1914 est particulièrement meurtrier : 27 000 morts pour le seul samedi 22, le jour le plus sanglant de l’histoire de France.

 

Carte postale patriotique, 1914. 4/fi/4943
Carte postale patriotique, 1914. 4/fi/4943

 

 

 

Telle est, dans sa laconique simplicité, la dépêche qui va arracher à leurs foyers pour les jeter à la frontière menacée environ trois millions de Français. Arrivée à 4h, je la vois affichée, rue de la Barre, à la porte du télégraphe central, écrite à la main sur un papier grand comme le quart d’une page de journal. On se presse devant avec plus de curiosité que d’étonnement, car la nouvelle ne surprend personne.

 

Barthélémy Mermet, 1er août 1914